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Le blog du Yaoi
Thursday 21 August 2008, a 14:06
Arrêt sur : les fanfictions Banana Fish
 

Banana Fish est un chef d'oeuvre, malheureusement pas assez connu. Mis quelques auteurs ont fait des fanfictions sur ce manga.

Je ne vais pas vous faire tout un spitch sur ce manga, si vous ne l'avait pas lu, les fanfictions présentés devraient être quasi-impossible à comprendre. Ce manga est assez 'vaste'. Il m'est en scène des personnages assez profond et il avec des caractères littéralement différent. Je pense que peu d'auteur ont écrit dessus pour deux raisons. La première c'est le manque de diffusion de se manga. Si les fanficeuses ne l'ont pas lu, elles ne risquent pas d'écrire dessus. La seconde raison, c'est que ce manga est très complets. Il est assez difficile d'inventé dans ce contexte et les personnages sont souvent difficiles à saisir.

Parmis le peu de gens qui l'ont lu, il y a une espèce de polémique. Manga yaoi ou pas ? La véritée c'est que si l'auteur "dérape" dans le yaoi assez facilement, par le passé de Ash, et certaines images (voir ci-dessus), on n'en obtient pas pour autant. Quoiqu'un peu quand même.

Je ferais peut-être un article avec les différentes scènes pour expliquer un peu mieux tout cela.

En attendant voici les fanfictions que j'ai trouvé :

Seconde Chance de Chtite-Sukida : «Je souhaite de toute mon âme que ce jour maudit n'ait jamais commencé. Si seulement je pouvais changer le cours des choses…»

Réapprendre à vivre de Naelle : Attention ! Spolier sur la fin ! Suite à la disparition d'un être cher, deux personnes tentent de continuer à vivre... ou plutôt, de réapprendre à vivre... Premier chapitre d'une fanfic en 2 chapitres

La saveur du chocolat de Naelle : La Saint Valentin n'a pas la même signification aux Etats Unis qu'au Japon... Petite histoire finie et toute mimi. On y voit Eiji et Ash, bien sûr. J'espère que vous aimerez. R&R, svp

Il me manque de Naelle : Alors que Ash est prisonnier de Dino, il ne peut empêcher ses pensées de vagabonder vers son unique ami : Eiji ! POV d'Ash. Histoire complète

Queque part au bord d'un océan de RastelGott : Un de mes personnage rencontre Ash, alors âgé de six ans.

Fantasme de Mimi Yuy : Ash enfin libéré par ses amis de l'emprise de Dino Golzine, ils trouvent tous refuge dans le métro de NewYork. Commence alors quelques heures de repos pour notre héros…. OS Yaoi

Happy Birthday de Mimi Yuy : Toujours, enfermé dans l'appartement de central Parc, Eiji prépare une petite surprise pour Ash. OS Yaoi

Pensée de Diri-chan : Quelques pensées absurdes de Lee YutLung

Sunday 17 August 2008, a 13:14
Pour Noël - One shot
 

Auteur : Diri-chan
Genre : Petit drabble pour commencer
Base : Manson
Couple : Manson et Twiggy
Warning : PG

Pour Noël


Ce n'était pas grand chose cette journée. Le chanteur était comme toujours aussi hautain. Mais dans une folie tout enfantine, Twiggy adorait cela. Il s'amusait vraiment beaucoup. Pour ce jour là, il avait mis un jolie bandeau dans ses cheveux, de façon tout négligeante. Juste pour éviter qu'ils lui gachent la vie. Bien entendu il avait passé une paire de lunette sur son nez, assez grosse. Il s'était observé un long moment dans la glace, il voulait plaire. Il avait enfilé ses vêtements à la hâte, ni vraiment féminin, ni même masculin. Il avait ce coté dandi qui plaisait tant à ses fans. Il savait en jouer.
Quand Manson vint le chercher... C'était magique. Il était tellement beau. Tout ca rien que pour lui ? Il était tout content ... sautillant. Et puis ... ce pantalon en cuir ! Miam ! Il lui aurait bien sauté dessus immédiatement. Mais les meilleures choses sont celles qui se font attendre. Alors il se retint de passé ses doigts, si fin, si long, sous la veste de Manson. Il monta dans le gros 4X4 tout americain. D'une certaine façon, Manson était son cow-boy.
Si une chose était sur. C'est que la conduite était autant américaine que le véhicule. Mais ... Twiggy n'était pas affolé par ce genre de chose. En faites rien ne prouvait qu'il s'en appercevait. Ses yeux étaient rivés sur le chanteur. Et par moment il se tappait des délires sans fondements. Mais un sourire de Manson était une vrai récompense.
Lorsqu'ils arrivèrent enfin, il y avait plein de monde. Ils étaient en plein milieu d'un grand parc. Oh, bien sur, les gardes du corps former une barrière autour d'eux. Lorsque Twiggy vit le père Noël, assit sur un petit siège. Il n'hésita pas une seconde. Ils firent sans doute peur aux enfants lorsqu'ils s'approchèrent, car tous s'éloignèrent.
Et nous voilà maintenant. Twiggy reposant complètement sur un genou du dit père Noël. Lorsque Manson s'était installé, beaucoup plus sur la réserve, il avait effleuré l'une de ses jambes. Twiggy ne portait qu'un collant assez épai. Il avait frémis sous le contact.
Le photographe appuya sur le bouton déclencheur. Le moment était immortalisé, un instant de bonheur. Personne ne souriaient car parfois les sourires ne veulent rien dire. Mais lorsque Manson se releva, Twiggy se pencha à l'oreille du père Noël pour lui murmurer :

"Pour Noël, je le veux. Lui."

Le père Noël écarquilla un petit peu les yeux, mais ne répondit rien. Et c'est en sautillant que le bassiste retrouva son chanteur.

Saturday 16 August 2008, a 19:59
Arrêt sur : Statue de Sel - fanficeuse
 

AnT est une auteur de fanfic yaoi, aussi connues sous le nom de Statue de Sel. On la retrouve dans différents sites avec différentes oeuvres. J'ai décidé de lui consacré cet "arrêt sur" pour plusieures raisons. La première et la décisive, c'est bien entendu son style d'écriture. Mais c'est égalmeent pour la variété des sujets et des oeuvres qu'elle traite.
Vous pouvez également la retrouvez sur ce live journal.

     Doctor Who :

Ballade en hivers : Il est le Maître, et ce n'est pas un rêve. Texte décousu, en hommage au brillant "Midnight Clear" de Raven.


     Docteur House :

Toxicologies : Recueil d'O.S centrés, avant tout, sur la relation HouseWilson... The Accident, recueil TERMINE.

Diagnostiques différenciels : Parce qu'ils sont là, parce qu'ils réfléchissent, et surtout parce qu'ils sont loin d'être lisses...

Regrets Amers : Une tombe, ça prête à réflexion... N'estce pas, House? Sa voix s'élève, et les mots coulent de sa bouche comme le sang d'une blessure, parce qu'il sait qu'il n'est plus là, non, plus jamais là, et il parle quand même, même si c'est à la terre retournée


    Naruto :

Masques : les ninjas ne savent pas baisser le masque... Plusieurs POV de personnages, yaoi hinte


     Full Metal Alchemist :

Etreinte : Un matin au réveil... EdXRoy, pas de lemon


     Gravitation :

Angel Death


     Angel Sanctuary :

Raphy Mika Chan

Wednesday 13 August 2008, a 23:49
My Master - Chapitre 10
 

Voici le dernier chapitre de cette fanfiction. Comme vous pouvez le constatez, j'ai décidé de mettre tout les chapitres dans le blog en une seule et unique fois. Je trouve que cela fait un peu étrange, je m'étais habitué à mon petit blog aux articles tantôt court, tantôt long. Mais je me suis dit que si moi je tombais sur cette fanfiction dans un blog... je voudrais la totalité. Et pas par petit bout. J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les autres.

My Master

Chapitre 10

!\ ATTENTION!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !

Au début, Severus pensa que le garçon ne tarderait pas à le détester et à s'enfuir loin de lui. Et pour tout dire, cette pensée le terrifiait… Son Harry, si fragile et si brave, qu'il avait pris l'habitude de tenir dans ses bras, s'endormant le nez dans ses cheveux…

Mais alors que les semaines passaient, il dut se rendre à l'évidence : Harry n'avait aucune intention de s'en aller. Evidemment, tout était compliqué et difficile, pour l'un comme pour l'autre… Après tout, le garçon avait été soumis au plus abject des esclavages pendant trois ans, trois ans qui auraient dû faire partie de son enfance et de son adolescence… Il savait qu'il ne serait plus jamais le même, mais avant qu'il puisse simplement être une personne à part entière, Severus allait devoir lui réapprendre à vivre.

Et cela transformait chaque geste du quotidien en casse tête potentiel.

Avant toute chose, il y avait les premières fois.

La première fois où Harry prit une douche seul. Quand il ressortit de la salle de bain, à peine séché, Severus put voir qu'il tremblait. Pas de froid, certainement… le maître des potions avait séché ses cheveux et lui avait souri, heureux quand il vit les traits du garçon se détendre, soulagé. Il pouvait parfois le voir toucher son cou du bout des doigts, où l'emplacement des lanières du harnais, comme s'il cherchait quelque chose, comme s'il avait besoin de se rassurer…

Et Harry avait souvent besoin d'être rassuré. A n'importe quel moment, sans prévenir, il lui arrivait de tomber à genoux, ses bras enroulés autour de lui comme pour se protéger, son regard à nouveau vide et fou d'angoisse. Dans ces moments là, Severus s'agenouillait à ses côtés et le berçait dans ses bras, en lui murmurant ce qui était devenu la formule rituelle.

« Ferme les yeux et compte jusqu'à trois. Quand tu les rouvriras, tu sauras que tu es réveillé. Que c'est la réalité. »

Ce que Harry faisait, avant de finalement reprendre ses esprits, lentement, dans les bras du professeur. Il se mettait alors généralement à pleurer et ils restaient là, enlacés sur le sol, Snape lui murmurant des mots sans suite pour l'apaiser. Cela prenait des heures, parfois, pour que le garçon se relève ; mais ils avaient le temps. Severus était bien décidé à lui rendre les années qu'on lui avait volées, au centuple si on lui en laissait l'occasion. Albus, totalement compréhensif, lui avait accordé la fin de l'année scolaire pour s'occuper de Harry.

Et puis enfin la vie continua…

La première fois aussi où Harry dormit seul. Où il faillit dormir seul… le pensant suffisamment remis, Snape l'avait réinstallé dans la petite chambre, souhaitant lui rendre son intimité. Le garçon n'avait rien dit et s'était assis sur le lit en le regardant partir d'un air de chien battu.

Severus avait trouvé son lit particulièrement froid et vide ce soir là. Le sommeil le fuyait, et il entendit avant de la voir la porte de sa chambre s'entrouvrir au milieu de la nuit. Une petite silhouette s'approcha prudemment, avant de venir se glisser sous les couvertures, près de lui.

Sans un mot, il avait passé un bras autour du garçon qui était venu se pelotonner contre lui avec un soupir de soulagement. Severus aurait presque pu lui faire écho…

Et puis la première fois, si satisfaisante, où Harry avait mangé à table. Hésitant, tremblant un peu, il n'avait presque pas touché à son assiette. Severus avait senti son cœur se serrer en le voyant se battre avec les couverts, avant qu'il ne se rappelle de la bonne façon de les tenir.

Il ne pouvait s'empêcher de l'appeler ‘Maître', parfois. Snape ne le grondait jamais, mais lui rappelait doucement qu'il ne voulait pas de ce titre. Parfois, le garçon semblait blessé, d'autres fois soulagé, ou confus. Il quêtait toujours ses regards approbateurs, mais Severus n'en était pas avare. Il aurait juste souhaité que Harry ne craigne pas tant de mal faire ou de le décevoir…

Et puis il y eut la première fois ou Harry prit une décision. Elle fit grimacer Severus, mais il la comprit. Le garçon ne voulait pas voir ses amis, pas encore. Pas avant de se sentir capable de tenir une conversation avec des phrases entières, sans baisser les yeux, sans tressaillir au moindre geste. Snape devait souvent obliger Harry à reprendre ses phrases, à s'exprimer correctement, et il savait que le garçon en était mortifié. Non pas que cela ait été de sa faute, bien sûr… chaque petite chose qui aurait dû être simple était tellement compliquée pour lui.

Il lui arrivait de refuser absolument de bouger et de rester immobile au milieu d'une pièce, ou sur le lit, n'importe où en réalité, et Snape savait qu'il attendait sa laisse. Les premières fois, Severus vint le chercher par la main ; mais arriva le jour où la ruse ne marcha pas et où Harry refusa obstinément de bouger.

Snape le cajola un instant, tentant de le convaincre de sa voix la plus calme, avant de finalement perdre patience et de lui crier de bouger avant qu'il ne lui jette un imperio. A son grand désespoir, ce fut la menace qui fonctionna.

Mais il y eut aussi toutes les petites joies. L'air émerveillé de Harry quand il posa les lunettes sur son nez et qu'il regarda autour de lui, sa vue enfin corrigée, comme un enfant devant le sapin le jour de Noël. La première bierraubeurre, et la manière dont il avait fermé les yeux pour mieux la déguster. La façon dont il avait tourné religieusement les pages de son vieux livre sur le quidditch, déchiffrant les mots avec lenteur, hypnotisé par les images.

Son premier rire, enfin, quand Severus lui avait ramené Hedwige et qu'il l'avait prise dans ses bras, l'oiseau lui becquetant doucement le visage et hululant de plaisir. Ce ne fut qu'en entendant ce rire sincère et soulagé que Snape sut qu'Harry était libre dans sa tête. Assez pour rire, tout au moins.

Et pleurer.

Car si les journées étaient jonchées d'obstacles, les nuits, elles, étaient peuplées de cauchemars plus horribles les uns que les autres. N'étant plus réveillé par le collier quand il commençait à gémir dans son sommeil, Harry vivait ses cauchemars plus longtemps et en sortait en transe, s'asphyxiant de terreur. La petite phrase revenait toujours, « Ferme les yeux, compte jusqu'à trois. » Et à trois, Harry respirait. Severus avait longtemps hésité à agir, ne voulant pas violer un peu plus l'intimité du garçon, mais il s'était finalement trouvé incapable de rester sans rien faire.

« Laisse moi voir tes cauchemars » avait il murmuré une nuit. « Laisse moi t'en débarrasser. »

Harry avait hoché la tête, et un rapide legilimens plus tard, Severus pénétrait dans la plus noire des salles de torture, revivant nuit après nuit le martyre du garçon, et vivant avec lui son impuissance, son horreur, sa douleur et son humiliation… et pire que tout, la résignation.

Il revit ses premiers jours au Château, jeté au fond d'un cachot sans lumière, blessé et sous le choc de la mort de Cédric ; puis les visites de Lucius, lui refusant toute nourriture tant qu'il refuserait de se soumettre. Le violant pour la première fois, à même la terre du cachot, sans aucune retenue, se délectant de ses cris, avant de l'abandonner là, gisant à terre dans une mare de sang.

Profitant de sa faiblesse grandissante pour le dresser, l'humiliant pour le briser, lui donnant les ordres les plus abjects et riant de le voir finalement obéir. Lui écrasant le visage dans la boue de la semelle de sa botte en récompense.

Et Draco, un Draco qui semblait encore si jeune et presque innocent… presque. Le plaisir qu'il avait pris à lancer des cruciatus à Harry avant de venir l'embrasser de force, haletant encore de douleur, laissa Severus sans voix. Tant de perversité dans un garçon de quatorze ans… mais son père approuvait et l'en félicitait, et Draco rayonnait de fierté.

Au fil des souvenirs, il pouvait voir Harry s'éteindre, brisé par la fatigue, la faim et la douleur. Jusqu'à finalement ramper aux pieds de Lucius pour le supplier de le prendre, comme il le lui avait ordonné…

Oh, oui, Lucius savait dresser les gens. Harry lui avait certainement donné du fil à retordre, mais le temps jouait pour lui et il avait obtenu satisfaction et apporté à son maître un esclave assez obéissant pour s'agenouiller devant lui pendant qu'il lui posait le collier.

Après cela, l'enfer s'était déchaîné, et Severus ne savait pas ce qui le déchirait le plus : les souffrances du garçon, ou son lent chemin vers la soumission absolue, l'obéissance servile et sans condition, l'abdication de son âme…

Les deux avaient cohabité suffisamment longtemps ; le temps que l'horreur atteigne son paroxysme. Harry croyait s'être résigné, mais il s'était encore révolté quand Voldemort lui avait demandé de venir de lui-même s'allonger sur lui pour dormir et se soumettre à ses désirs. Il n'avait pas non plus pu se résoudre à plonger à quatre pattes sous la table pour servir un à un les mangemorts, offrant ses services, léchant leurs membres et avalant leur semence. Il avait dû finir par le faire, bien sûr, après que le collier l'ait torturé suffisamment longtemps… et le plaisir des mangemorts n'en avait été que décuplé.

Quand il eut enfin renoncé à toute volonté propre, Voldemort et ses fidèles se lassèrent, et durent inventer d'autres jeux. Harry les lui montra, les lui jeta au visage, plutôt… mais ne le méritait il pas ?

Des exercices d'humiliation avant tout pour le Garçon-Qui-Aurait- Dû-Survivre, répéter des phrases de mépris concernant ses parents et amis, vanter la gloire du Seigneur des Ténèbres… les images d'orgies se succédèrent dans les pensées du garçon, les mangemorts, à l'image de Lucius et Draco Malfoy, le prenant par deux, le déchirant avec violence tandis qu'un autre l'obligeait à le prendre en bouche… non, deux. Merlin.

L'horreur des souvenirs du garçon ne semblait jamais avoir de fin. Les longues journées caché dans les plis de la robe du Seigneur des Ténèbres, sous forme de furet, étouffant, attendant contre le sexe de son maître que celui-ci requiert ses services… s'agiter, et puis attendre encore, le poil collé par le liquide gluant. Jusqu'à la prochaine fois, qui ne tardait jamais à arriver.

Tout cela était arrivé, et à son Harry… Severus se sentait bouillir de rage, mourir de honte et d'impuissance devant ces images, incapable de savoir comment l'on pouvait survivre à tant d'horreur… et comment il pourrait un jour redonner à Harry tout ce qu'on lui avait arraché. Son innocence, sa confiance, sa joie de vivre… il aurait voulu pouvoir prendre toutes ces images et les ôter de la tête du garçon. Ces séances de légilimancie aidaient, toutefois, et malgré la douleur de revivre ces épisodes, il savait qu'Harry s'en sentait libéré après les lui avoir transmis et dormait d'un profond sommeil jusqu'au lendemain… pendant que lui, incapable de fermer les yeux, restait jusqu'à l'aube hanté par les images d'horreur, fixant le plafond, le garçon dans ses bras.

Le prix était peu élevé pour ce privilège, vraiment…

Il ne pouvait guère faire plus, et murmurait des excuses sans fin au garçon endormi, redoutant la nuit redoutant la nuit où il arriverait au point de l'histoire où les souvenirs du garçon hantaient ses propres cauchemars.

Elle arriva finalement, un mois après que le collier ait été détruit par Albus. Une fois de plus, Harry s'était réveillé en criant et une fois de plus, il avait pris son visage dans ses mains et prononcé la formule qui lui donnait accès à ses pensées.

La scène était habituelle, une réunion de mangemorts… mais il y en avait un de plus, cette fois-ci

Lui.

Son cœur manqua un battement et il serra un peu plus le garçon contre lui. Il pouvait sentir la légère surprise qu'il avait ressenti alors, et la déception, aussi. La déception que Severus soit finalement l'un d'eux. Il revit le garçon lui offrir ses services, rompu par son tour de table, son corps maltraité à bout de forces alors qu'il le pompait avec énergie, avant d'avaler sa semence et de rejoindre son maître.

Mais ce ne fut que quand il revit la première fois où il avait pris le garçon sur ses genoux qu'il sentit ce petit sentiment tenace, qui n'avait rien à voir avec le garçon de l'époque. Harry, celui qu'il tenait dans ses bras… et qui lui en voulait. Un peu, rien qu'un peu, vraiment… mais c'était bien là.

« Harry » murmura t il quand la vision prit fin sur son orgasme, laissant un adolescent maigre et saignant de ses blessures internes descendre de ses genoux. « Je suis tellement, tellement désolé… »

Le garçon le regarda sans rien dire, les yeux vides.

« Je me suis juré de te sortir de là à l'instantou où je t'ai vu… » expliqua t il d'une voix presque suppliante « et quand j'ai dû te faire ça… je me suis juré que mettrais tout en oeuvre pour compenser ce que je venais de te faire. J'ignore comment j'ai pu, même avec le collier… mais crois moi, ce souvenir peuple aussi mes cauchemars. »

Harry le regarda, incertain.

« Maître. Pas grave. »

« Non, Harry, c'était grave. Je n'ai pas eu le choix, mais ça ne change rien pour toi et je ne peux rien faire pour changer cela… pour réparer ce que j'ai fait… »

« Si, Severus. » répondit calmement le garçon après un instant. « Refais le. Comme l'autre jour, avec la potion. S'il te plait. »

Snape le regarda, bouche bée. Depuis ce jour là, le garçon avait fréquemment proposé ses services, mais il s'y était toujours farouchement opposé. Il n'était pas question qu'il profite de lui maintenant que le collier ne pouvait plus le punir… mais cela, c'était différent, il le voyait dans son regard… sans pouvoir y croire pour autant.

« Harry ? » demanda t il, caressant doucement son visage.

« C'était bien. Le contraire de ce qu'ils m'ont fait. Je veux encore. Je ne savais pas avant… que c'était possible. S'il te plait ? »

Incapable de prononcer un mot, Severus hocha la tête et d'un accio, fit venir la potion qu'il avait crée pour Harry. Il la lui tendit, mais celui ci la repoussa.

« Pas besoin. Juste toi. »

Ce fut Severus cette fois qui dut compter jusqu'à trois pour être sûr qu'il ne rêvait pas. Quand il rouvrit les yeux, il sentit les lèvres de Harry se poser contre les siennes, et il sut…

Oui, il sut.

Ce ne fut pas leur première nuit, mais ce fut certainement leur plus belle. Quelque chose de plus magique qu'à l'ordinaire emplissait la pièce tandis qu'ils se balançaient dans un parfait ensemble, leur plaisir décuplé par la rage de vivre, le bonheur d'être libre, d'être là, d'avoir quelqu'un… et toutes les souffrances qu'ils devaient effacer.

Quand ils se rendormirent enfin, ils rêvèrent de la même chose ; et ils étaient bien loin alors du Manoir des Ténèbres.

Le lendemain matin, Severus aurait pu jurer que le soleil brillait dans le donjon. Au déjeuner, Harry sourit en voyant la boite de chocolats qu'il lui avait achetée, et il fit un jeu d'en porter un à sa bouche, d'un geste timide et frondeur à la fois.

Snape prit le chocolat entre ses lèvres et en enveloppa au passage les doigts du garçon qui poussa un hoquet de surprise. Harry se révéla être aussi sensible à la sensation que Severus, et c'est sans aucune contrainte et par pur plaisir cette fois qu'ils se retrouvèrent sur la table, le garçon gémissant sans retenue tandis que la bouche du professeur avait prit possession de son entrejambe.

Merlin, que la vie pouvait être douce…

Deux jours plus tard, il demanda à voir ses amis.

Ici, dans le donjon, et seul… mais avec Severus dans son bureau, à portée de voix si quelque chose n'allait pas.

Les retrouvailles furent courtes, et Harry revint rapidement le trouver. Il ne dit pas un mot, mais s'installa sur ses genoux, le front posé sur son épaule, dans une attitude qui ressemblait tant à une autre… mais Snape la prit pour ce qu'elle était et garda simplement le garçon dans ses bras. Il savait. Que ses amis avaient changé, et lui aussi. Qu'il avait en tête les images de leur rencontre dans le bureau de Dumbledore, laisse et collier au cou, soumis aux pieds de son maître. Que les histoires que les adolescents pouvaient lui raconter ne faisaient que lui rappeler ce qu'il avait perdu et ne retrouverait pas.

Qu'ils ne comprendraient jamais.

Severus Snape découvrit ce jour là qu'il savait chanter. Ce n'était qu'une berceuse, probablement surgie des profondeurs de sa propre enfance, mais il la chanta encore et encore tandis qu'il berçait le garçon, oblitérant le monde autour d'eux.

« Un deux trois… le cauchemar s'en va… dans la nuit une étoile brille, un deux trois, je suis là… »

Il fallu bien plus de trois secondes pour que Harry trouve le courage de se lever, mais quand il le fit, il se sentit assez rasséréné pour retourner seul au salon.

Pas un mot ne fut échangé, mais c'était inutile…

Deux jours plus tard, Harry demanda pour la première fois à sortir et Severus sentit son cœur se serrer. Il y était cette fois, il allait devoir partager Harry avec le reste du monde… leur première promenade dans le parc fut très paisible, cependant. Harry semblait perdu dans la contemplation de chaque arbre, chaque brin d'herbe, frémissant en sentant le vent sur sa peau… il ne consentit à rentrer qu'une fois la nuit totalement installée et voulut ressortir dès qu'ils furent réveillés le lendemain matin.

Snape devait reconnaître que sortir des donjons lui faisait également le plus grand bien. L'air frais et le bonheur presque enfantin d'Harry étaient un plaisir en soi. Quand il réussit à convaincre Harry de manger un soir à Pré Au Lard, dans la plus stricte intimité, il avait tout oublié de ses craintes de partager Harry. Le garçon se montrait distant et mal à l'aise avec toute autre personne que lui, et cherchait automatiquement sa protection en se rapprochant de lui, titillant une pointe d'orgueil que Severus ne se connaissait pas.

Il faisait de nets progrès toutefois, et Severus voyait l'été arriver avec une impatience grandissante. Les vacances, le calme du château, les journées rien que pour eux, sans contrainte…

Les premières fois se faisaient plus rare et une routine s'installait paisiblement entre eux, empreinte d'affection et de regards, de protection et de douceur. De confort, songeait Snape, et d'une paix qu'il n'avait jamais connu avant cela. Que guérir des blessures si profondes et faire oublier de telles horreurs puissent apporter ce sentiment de plénitude avait quelque chose de paradoxal, mais il savait que Harry ressentait la même chose.

Et puis un jour, il arriva une dernière fois.

L'été s'installait doucement et leurs promenades du soir se faisaient plus longues et plus douces, les deux sorciers s'aventurant de plus en plus loin dans le parc du château. Ils étaient rentrés plus tard que d'habitude ce soir là, ayant voulu essayer un nouveau chemin et se dirigeaient vers le château sans hâte, Harry tentant de convaincre le maître des potions de tenter une sortie en balai le lendemain.

Ce ne fut que quand ils contournèrent la colline, à la nuit tombée, qu'ils virent la Marque dans le ciel, se dessinant nettement au dessus de la silhouette sombre de Poudlard. Ils s'arrêtèrent dans leurs traces, le souffle coupé.

En une seconde, Severus avait sorti sa baguette et Harry s'était rapproché de lui.

« Non ! »

Severus se tourna vers le garçon, les yeux plein de regret. Il aurait dû insister plus auparavant… il avait pensé avoir le temps. C'était stupide, ils n'avaient jamais le temps … Sans un mot, il fouilla dans ses robes et en sortit une baguette acajou qu'il tendit à Harry.

« Je sais que tu ne penses pas être prêt, mais prends la. Je l'ai achetée pour toi, Ollivander m'a assurée qu'elle devrait te convenir… nous ne pouvons pas prendre de risque, Harry, prends la. »

Harry eut un court instant d'hésitation avant de saisir la baguette. Il n'en avait plus tenu depuis le jour où Voldemort l'avait désarmé, dans le cimetière, avant de casser l'arme en deux…

Une gerbe d'étincelles jaillit de la baguette, et Harry sut qu'Ollivander avait eu raison. La baguette était chaude dans sa main, et il était prêt à se battre. Pour sa liberté, pour se venger, et surtout… pour Severus. Pour ce qu'ils avaient.

« Croyez vous qu'ils aient tué quelqu'un ? » demanda t il alors qu'ils couraient côte à côte vers le château.

« C'est ce que la Marque semble indiquer… stop. »

Harry obéit, et, jetant un regard autour de lui, reconnut aussitôt l'endroit où ils se trouvaient. L'entrée du souterrain…

Severus leva sa baguette pour libérer l'entrée, mais n'alla jamais au bout de son geste.

Derrière eux, un « crac » retentissant avait rompu le calme de la nuit, et les deux sorciers se retournèrent pour apercevoir le nouveau venu.

Pas assez rapidement, cependant.

« Avada Kedavra. »

Comme dans un rêve, un rêve si vieux qu'il semblait avoir toujours existé, une lueur verte vint zébrer la vision de Harry pour frapper à quelques centimètres de lui, juste sur sa gauche. Il pensa un instant que le sort l'avait raté de peu, avant de comprendre que l'éclair vert n'avait pas raté sa cible.

Le souffle coupé, incapable de bouger ni d'émettre un son, il vit Severus tomber à ses pieds au ralenti, avec une grâce et une inexorabilité qui n'appartenait qu'à la mort.

Sidéré, il leva les yeux vers l'origine de l'Avada, et ses muscles le trahirent soudain. Il chuta lourdement à genoux aux côtés de son amant, un long gémissement s'échappant de ses lèvres.

Devant lui, un petit sourire satisfait, un mangemort s'avançait, ses yeux gris étincelants.

« Eh bien, Harry, tu as oublié tes manières ? »

« Non… » gémit Harry, ses mains se crispant convulsivement sur les robes noires du maître des potions, incapable de détacher ses yeux du mangemort qui s'arrêta à un pas de lui pour poser une main sur son épaule.

« ‘Non maître' » fit sèchement Draco, en l'arrachant au cadavre de Snape.

La dernière vision qu'eut Harry de son sauveur fut celle de son corps, gisant face contre terre dans un amas de robe noire, sa baguette encore à la main. Et celle qu'il lui avait donnée un instant plus tôt et qui avait glissée de la sienne reposant à ses pieds, inutile.

Un instant plus tard, un nouveau ‘crac' déchira la nuit et la vue de Harry se brouilla tandis que Draco le ramenait de force au Manoir des Ténèbres.

Il sembla à Harry que son cerveau s'était arrêté de fonctionné au moment où Severus était tombé. Suffisamment en tout cas pour qu'il ne réalise pas tout de suite qu'il était entouré de Mangemorts, et que Voldemort s'avançait vers lui d'un pas triomphant.

Ce fut sa cicatrice, si délicieusement indolore ces derniers temps qui le rappela à la réalité dans un éclair de douleur.

Il leva les yeux pour plonger dans ceux, rouges et étincelants, de son maître.

« Eh bien, Harry ? » demanda Voldemort d'une voix doucereuse. « As-tu passé de bonnes vacances ? »

La réponse de Harry se perdit dans un son étranglé. Il aurait voulu tomber à genoux, mais constata qu'il y était déjà… depuis quand ? Il l'ignorait.

« Mon pauvre, pauvre esclave » fit le sorcier en caressant son visage « ce traître t'as pris au dépourvu, toi aussi. »

Harry tressaillit, mais ne répondit rien. Quelque chose de glacé et de dur venait d'envahir sa poitrine, quelque chose de définitif, d'indélébile. Quelque chose qui avait volé sa voix.

« Sois rassuré, je sais que tu n'y es pour rien dans ton enlèvement… le traître a été puni pour ses méfaits envers toi. Cependant… »

Les doigts se refermèrent sur sa mâchoire dans un étau de fer.

« Le collier, Harry. Où est il ? »

Le regard dans le vague, le cœur au bord du gouffre, Harry ne répondit pas.

« Tu m'as trahi, mon bel esclave… tu as trahi ton maître. » La voix était aussi menaçante que douce à présent « Mais heureusement, Draco a réparé ton erreur. Il sera récompensé, comme je le lui avais promis. Il partagera notre lit dorénavant, Harry, n'est ce pas une bonne nouvelle ? Tu vas retrouver ta maison, ton maître, et ton plus grand admirateur. »

Des rires gras et cruels éclatèrent autour d'eux. Harry les entendit à peine ; toutes les horloges s'étaient arrêtées, le monde s'était subitement suspendu sur son axe. Avant d'éclater en millions de petits morceaux qui explosaient dans sa tête à chaque mot de Voldemort.

« Mais avant de nous réinstaller, Harry, une dernière chose… »

A travers son brouillard, Harry vit la main squelettique lâcher son visage pour saisir quelque chose dans la robe écarlate. Un objet rond et luisant, qu'il laissa un instant devant ses yeux pour qu'il puisse bien le voir.

Un collier de métal. Noir, cette fois, et visiblement plus imposant.

« Tu seras puni, Harry, bien sûr. Et je suis sûr que tu comprendras la leçon, une fois que nous en aurons fini. Mais juste au cas où… ce collier-ci, vois tu, as été conçu spécialement pour moi. Pour ton usage. Contrairement au précédent, il ne s'enlèvera plus jamais, quoiqu'il arrive. Tu m'entends, Harry ? » continua t il de sa voix sifflante. « Plus jamais. »

Et dans un claquement sec, il referma le collier autour du cou du garçon. Il sourit, de ce sourire reptilien qui s'accompagnait toujours d'une étincelle mauvaise dans ses prunelles.

« C'est beaucoup mieux ainsi, n'est ce pas ? Je pense que je n'ai pas besoin de répéter les règles, tu les connais déjà. »

« Oui, maître » vint la voix rauque. Alors que les mots s'échappaient de sa bouche, il sembla à Harry que le monde virait subitement au noir et il vit le sol se rapprocher inexorablement de ses yeux. Sa chute fut stoppée nette par une laisse tendue… non, une chaîne, rectifia t il en entendant le cliquetis.

« Plus jamais. »

Les mots d'un passé qui n'aurait jamais dû exister lui revinrent en tête.

« Ils paieront. Je leur ferai payer, Harry. Tu es libre, tu n'appartiendras plus jamais à personne ! »

Un éclair de douleur fulgurant le traversa, et il ne put s'empêcher de crier. Penser. Il ne devait plus y penser. Pas le droit.

Hagard, il leva les yeux et rencontra le regard satisfait de son maître. Un choc sec dans sa nuque l'invita à se lever. Autant d'eux, les mangemorts quittaient discrètement la pièce. Tous, sauf un…

« Dans la chambre, Draco, tu as bien mérité ta récompense. Et moi aussi… il va falloir rattraper le temps perdu, Harry, tu le sais, n'est ce pas ? »

« Oui, maître. »

Et alors qu'il se relevait, mécaniquement, chancelant, Harry ferma les yeux.

Et il compta jusqu'à trois.

FIN

--


Je sais, vous nous haïssez, et vous avez raison ! Je dois toutefois vous dire que cette fin a été prévue depuis le tout début. Vous voudrez peut être relire certains passages dans cette perspective si vous avez aimé cette histoire… Je suis tentée de vous donner le pseudo de ma beta pour que vous alliez la frapper à ma place, car cette fin était son exigence.

Sachez que je n'ai pas écrit un seul mot de cette histoire, j'ai exposé les faits que je voulais y voir à K.S, qui a écrit la fic, sur mes idées. Je ne sais pas écrire, mais je voulais que cette histoire le soit… et je voulais que ce soit cet auteur qui le fasse. Il faut savoir que sans ma beta, cette histoire aurait été un plat PWP… K.S me devait un service et a accepté pour cette raison uniquement ( son style en tant qu'auteur est très éloigné de My Master ) mais elle a exigé deux choses : un nombre limité de chapitres, et cette fin, que je lui ai volontiers accordée bien sur. Son message est le suivant :

« Cette fic est dédiée à tous ceux qui savent que parfois, aucun miracle ne peut plus vous sauver. »

Je vous laisse méditer là dessus. Une chose toutefois, et elle est formidable, c'est que si cette fic est notre domaine, celui de l'imagination en revanche ne s'arrête pas ici. Si cette fin vous a déplue, décidez que ce n'est pas celle que vous choisissez et imaginez la vous même.

K.S avait envisagé une fin légèrement alternative, quelques lignes en plus laissant une porte uverte, mais nous avons préféré la franchise brutale.

Je crois cependant que plusieurs personnes avaient intuitivement comprit qu'il ne pouvait pas y avoir de fin heureuse ici… la grande majorité nous en avait demandé une, et honnêtement nous sommes désolées de ne pas pouvoir vous l'offrir. Mais c'est ainsi qu'elle était écrite…

Si vous avez aimé l'écriture de cette histoire, et que vous êtes prêts à lire quelque chose de non slash/romance, une histoire longue avec les deux mêmes personnages centraux, sans aucune relation amoureuse… et que vous jurez de ne pas révéler la participation de ma beta à ce texte, envoyez moi un mp et je vous redirigerai vers la fiction de ma chère beta. Peut-être. Si elle est de bonne humeur.

Nous sommes toutes les deux d'accord pour dire que nous nous sentons mieux d'avoir ‘pondu' ce bébé, et que tout ce que nous avions à y mettre… soit à présent sur ces pages, et non plus dans nos cœurs. Nous espérons que malgré le choc des situations et des mots, vous aurez comprit ce que nous voulions transmettre et faire vivre ici, et que comme nous vous en sortez épuisés, et les tripes à l'air. Et ça de moins dans le système.

Nous pensions au départ que My master allait être reçu avec des bordées d'insultes et de flames, nous n'en avons en fait reçu qu'une… et énormément de compliments. Nous en sommes très honorées et émues…

Un grand merci à tous de nous avoir suivies jusqu'au bout, et que la force soit avec vous !

Jenova Black & K.S

PS : nous ouvrons un live journal, au nom de jenovablack sur insanejournal, et selon l'accueil que recevra cette fin, K.S délivrera éventuellement l'autre fin qu'elle avait envisagé… et qu'elle aime bien aussi à sa façon. Mais cette fiction restera dans cet état, avec son point final.

Un grand merci à Zazaone qui a corrigé ce dernier chap !


Wednesday 13 August 2008, a 23:48
My Master - Chapitre 9
 

My Master

Chapitre 8

!\ ATTENTION!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !

La première semaine de cours s'était enfin achevée et Snape devait s'avouer qu'il avait rarement accueilli le week-end avec un tel enthousiasme. Cette semaine avait été interminable, et probablement la pire de sa carrière.

Si les Serpentards s'étaient montrés hostiles auparavant, ce n'était rien à côté de leur attitude après le renvoi de Draco Malfoy. Celui-ci avait plié bagage le soir même de son agression, sans en sembler particulièrement ému. A quoi bon, en réalité ? Voldemort le prendrait à son service, ASPICs ou pas…

Ses camarades de maison avaient toutefois décidé de le venger de son humiliation, et s'appliquaient à rendre la vie de leur directeur de maison invivable. Craignant une autre attaque dans le genre, Snape s'était résigné à garder Harry sous sa forme animale sur lui en permanence pendant les cours, et il craignait pour la santé du garçon.

Quant ils pouvaient enfin regagner le calme des donjons, le soir venu, c'était pour soigner les blessures de Harry qui commençaient doucement à cicatriser… et s'adonner aux fréquentes parties de sexe qu'imposait le collier, et qui donnaient des cauchemars à Severus.

Comment était il sensé soigner le garçon, le pousser à prendre de l'autonomie dans ces conditions ? L'agression de Draco avait eu pour conséquence supplémentaire de le repousser un peu plus dans son rôle d'objet sexuel, sans désir ni volonté… et pourtant, Severus pouvait sentir que l'attitude du garçon à son égard avait changé au fil des jours… et des nuits. Harry n'avait pas l'habitude de dormir seul et se sentait apaisé par le contact de la peau, s'endormant fréquemment sur lui après le sexe, comme il le faisait sur son maître. Ces derniers temps, cependant, Snape avait fait en sorte de ne pas se coucher sur une dernière performance sexuelle, et le garçon était venu se blottir contre lui, cherchant la sécurité de ses bras dans un geste qui lui semblait plus vulnérable que soumis. Il n'y était pas obligé, Severus le lui avait bien fait comprendre… Mais Harry revenait toujours, timidement.

Sa façon de marcher à ses côtés avait également sensiblement évolué aux yeux du professeur. C'était peu de choses, vraiment, mais il lui semblait qu'il avançait avec plus de confiance, sans suivre des yeux en permanence sa main pour se préparer aux coups, cherchant au contraire sa protection.

Peut-être n'était ce qu'une illusion, mais Snape était bien décidé à la mettre à profit. Et ce week-end serait la parfaite opportunité…

« Qu'aimerais tu manger ce soir ? » demanda t il au garçon qui s'était agenouillé à ses pieds.

« Comme maître veut. » vint la réponse habituelle.

Cette fois, cependant, Severus ne se laissa pas décourager.

« Molly Weasley m'a affirmé que tu avais toujours aimé son rôti de bœuf et sa tarte à la mélasse. Cela te conviendrait il ? »

« Oui maître. »

Dans les yeux vides de l'esclave, Snape cru voir passer une lueur de compréhension.

Bien que la cérémonie se reproduise plusieurs fois par jour, Severus ne parvenait pas à s'habituer à voir le garçon manger docilement dans sa main. Seul le fait que Harry avait reprit un peu de poids parvenait à le consoler. Il était toujours désespérément maigre, mais il ne semblait plus sur le point de mourir d'inanition. Il avait fallu du temps pour que le garçon arrive à avaler des portions convenables de nourriture et que son estomac apprenne à les garder, mais il n'avait à présent plus besoin de potions nutritive. L'arsenal de potions qui maintenait le garçon en relative bonne santé effrayait toujours Snape ; potions de soin, d'énergie, contre la fièvre, contre la douleur, vitamines et compléments …

Il faudrait les supprimer peu à peu, mais chaque chose en son temps. La nourriture était déjà un grand pas en avant… même si la technique avait une faille : malgré son dégoût pour ce simulacre de repas, Severus ne pouvait s'empêcher de sentir son désir s'éveiller au contact des lèvres chaudes d'Harry contre ses doigts. Le garçon le savait et en jouait, obéissant au dressage qu'il avait reçu, léchant lentement sa main, embrassant la paume. Il se passait rarement un repas sans que Snape ne succombe à ces avances, et il songeait avec amertume que Harry passait finalement plus de temps sur ses genoux à table que par terre… le petit corps semblait toujours aussi léger, aussi malléable entre ses mains, tandis qu'il l'enlaçait et le prenait avec une passion grandissante.

C'était obscène, bien sûr, ce garçon à peine majeur qui aurait du être son élève, qui se donnait à lui contre son gré, poussé par un engin de torture… mais Merlin, l'abandon du garçon, la façon dont il posait le front sur son épaule, dont il tressaillait sous ses mains… comme il nouait ses bras autour de son cou, comme pour chercher sa protection ; Severus ne pouvait y résister. Il y avait quelque chose de si vulnérable dans le garçon, et pour la première fois de sa vie, l'ancien Mangemort se sentait prit d'une furieuse envie de protéger quelqu'un de toutes ses forces. Jalousement, comme un de ces maudits lions… mais il ne voulait pas d'un esclave, non, il voulait que le garçon soit là de son propre gré. Qu'il se blottisse contre lui parce qu'il en avait envie, et non parce qu'il y était obligé.

Qu'il partage son plaisir.

Aussi ce soir là, quand arrivé au dessert, il se sentit incapable de résister plus longtemps aux avances de Harry, il le conduisit dans la chambre au lieu de le prendre là.

Lentement, il parcouru du bout des doigts le visage du garçon.

« Ce soir, nous allons essayer autre chose. » fit il.

« Oui, maître » répondit Harry d'un air résigné.

Secouant la tête, Severus prit une potion sur la table de chevet et la tendit au garçon.

« Bois. »

Ce qu'il fit sans hésiter.

Un instant plus tard, Snape vit Harry tressaillir, et il sut que la potion commençait à faire effet. Une nouvelle invention, oui, quelque chose qu'il n'aurait jamais pensé rechercher… un mélange de désinhibant, de potion relaxante et également de quoi aiguiser tous les sens de celui qui le buvait. Et par dessus, bien sur, un puissant aphrodisiaque.

Snape s'approcha à nouveau de Harry, laissant ses doigts fins courir lentement sur les épaules et le torse du garçon qui frémit. Caressant d'une main le dos zébré de cicatrices, il pinça doucement les mamelons roses de l'autre, et vit Harry se mordre les lèvres. Oui, la potions fonctionnait…

« Chhh. Je veux t'entendre. Ne te retiens pas… laisse toi aller. »

Sans hâte, ses mains descendirent vers les hanches du garçon et il entreprit d'ôter le jean, seule pièce de vêtement qu'il portait. Un bouton, un frôlement léger, un autre, une caresse un peu plus poussée vers l'intimité de l'adolescent… mais pas tout à fait. Le pantalon tomba à ses pieds dans un bruit sourd, il continua à explorer ce corps du bout des lèvres. Rien de brutal, rien de possessif, de simples gestes à peine esquissés, les doigts légers caressant les fesses, la bouche délicate embrassant le cou du bout des lèvres…

Au bout de quelques instants, Snape pu voir que Harry avait fermé les yeux, respirant rapidement de sa bouche entrouverte. S'autorisant un sourire, il conduisit doucement le garçon vers le lit où il s'étendit, offert, sous les caresses de son maître.

Sans un mot, Severus vint le couvrir de son corps, sans cesser de chercher les points sensibles qui faisaient frémir le garçon. Il détacha rapidement la lanière du harnais pour libérer son sexe, et l'observa se gonfler avec satisfaction.

Redoublant d'efforts, il vint picorer la gorge du garçon, descendant lentement jusqu'à prendre les mamelons durs à présent entre ses lèvres, jouant de la langue tandis que ses mains caressaient tendrement la peau maltraitée des cuisses, ouvrant les jambes.

Sans se presser, il parcourut lentement son chemin vers le nombril, laissant le garçon haletant. Il ne pouvait s'empêcher de se tordre sous les caresses tentatrices de son maître, cherchant toujours plus de ce contact électrique, perdu dans les sensations.

Souriant, Severus embrassa les cuisses ouvertes du garçon, observant son dos s'arquer sous la tension et l'anticipation. Il était si doux, si beau, si élégant… comment pouvait on seulement vouloir le blesser ? les mains caressant délicatement les hanches, il se décida enfin à mettre fin à la petite torture et engloutit le membre à présent bien tendu du garçon dans sa bouche. A sa grande satisfaction, l'esclave laissa échapper un long gémissement, sa respiration anarchique à présent, et il entama avec un enthousiasme renouvelé un lent mouvement de va et vient.

Merlin, il aurait presque pu jouir rien qu'à cette vue, Harry se tordant sous ses caresses, gémissant, son corps souple en sueur tandis que le plaisir l'envahissait…

La potion semblait fonctionner à merveille et Harry était plongé dans le maelström de sensations que lui procurait le professeur. Sans abandonner sa posture soumise, il ne pouvait s'empêcher de chercher les mains et la bouche de Snape, l'appelant de ses gémissements, frémissant sous ses doigts.

Satisfait, Severus saisit sans s'arrêter le pot de lubrifiant qu'il gardait à coté du lit, et s'en enduisit généreusement les doigts et le sexe, priant pour ne pas jouir avant le garçon.

Puis, délicatement, presque comme une excuse, il vint poser un doigt sur l'orifice du garçon, massant doucement, sans chercher à le pénétrer.

Il sentit Harry se raidir malgré tout… rien de plus compréhensible, songea t il. En particulier après sa dernière séance avec Draco et ce qu'il lui avait montré de ses souvenirs…

Délaissant le membre raide du garçon, Snape entreprit de continuer son exploration de la langue, déposant au passage quelques baiser sur les cuisses. Sans négliger quelques coups de langues appréciateurs sur les bourses. Enfin, il écarta un peu plus les jambes du garçon, et écartant les fesses, remplaça son doigt par sa langue.

Il entendit Harry hoqueter de surprise, mais alors qu'il taquinait doucement l'orifice, il le sentit se détendre peu à peu, à nouveau concentré sur les sensations.

Doucement, avec révérence, il lécha l'orifice si longtemps maltraité et brutalement pénétré. Un seul des mangemorts avait il pris la peine de préparer le garçon ? probablement pas, songea t il alors qu'il pénétrait lentement l'esclave de sa langue, lui arrachant un gémissement. Harry ne put s'empêcher de pousser des hanches, cherchant plus de contact, et Snape sut qu'il était sur la bonne voie. S'activant avec plus de vigueur, il saisit le membre du garçon et le masturba en rythme avec la langue qui le pénétrait, jusqu'à ce qu'il sente Harry proche de l'orgasme.

Il recula alors, remontant pour couvrir le garçon gémissant, réduit à l'état d'une masse de désir et de besoin, tous ses sens en alerte.

Sans se presser, il embrassa les lèvres entrouvertes du garçon qui lui cédèrent aussitôt le passage, certes soumis, mais également avide.

Cette fois.

Sans cesser de l'embrasser, Snape glissa à nouveau un doigt entre les jambes du garçon, qui cette fois ci ne se crispa pas. Le premier doigt passa sans contrainte, les muscles du garçon totalement détendus ; un deuxième vint le rejoindre, massant, étirant doucement, cherchant un point particulier…

Et soudain, Harry laissa échapper un cri étouffé par la bouche de son maître, et Severus sourit malgré lui. Il y était. Le garçon sous lui se déhanchait désespérément, cherchant plus, voulant plus de cette sensation, et ses bras vinrent s'accrocher à ses épaules comme si sa vie en dépendait.

Libérant la bouche du garçon, Snape prit un instant pour se reprendre. La vue était tout simplement irrésistible… Puis, sans plus attendre, il retira ses doigts, étirant soigneusement le garçon qui gémit en protestation.

« Là, Harry… je ne te ferais pas de mal, jamais… sens ce que tu ressens, écoutes ton corps, regarde moi. »

Le garçon ouvrit les yeux, et loin de cette expression vide et soumise qu'il y avait vu jusqu'à présent, ce fut un mélange vivace de désir, de confusion, de besoin qu'y lu Severus.

Ils y étaient, oh, oui, ils y étaient.

Doucement, avec une considération qu'il ne se connaissait pas, il pénétra le garçon, centimètre après centimètre, le laissant s'ajuster à sa taille qu'il connaissait bien à présent, et laissant les sensations l'envahir alors que Harry enfonçait ses ongles dans son épaule, sans cesser un instant de gémir de plaisir.

Enfin, il fut un lui, totalement, et rien ne lui avait jamais semblé plus parfait. Le garçon en sueur qui s'agitait sous lui semblait penser de même, à en croire le regard brûlant et apaisé qu'il fixait sur lui.

Severus se mit à bouger, lentement d'abord, puis accélérant la cadence alors que le désir s'emparait de lui. il sentit Harry rencontrer ses mouvements, ondulant des hanches en rythme pour chercher plus de sensation, criant vraiment cette fois quand, dans un grand coup de rein, il trouva sa prostate. Les cuisses du garçon serrées sur lui comme un étau, Severus continua à le pilonner, sans ménagement cette fois, s'accordant au rythme que Harry recherchait et désirait, dansant tous les deux en parfaite harmonie. Il pouvait voir le garçon se mordre les lèvres entre deux gémissements, et la vue le rendait positivement fou.

« Parle, Harry » murmura t il. « Je veux t'entendre. Dis moi ce que tu veux. »

« Maître… Plus ! Encore ! » cria le garçon, et Severus pouvait dire cette fois-ci qu'il n'était pas en train de prétendre.

Severus sentit l'orgasme venir, et s'empara de la bouche du garçon, s'enfonçant frénétiquement en lui, étouffant les cris de plaisir du garçon tandis qu'ils jouissaient ensemble, dans une perfection inégalée.

Il n'avait jamais été particulièrement tendre au lit, et jamais auparavant il n'avait prit un tel soin, montré une telle douceur et une telle prudence avec son partenaire ; mais Harry était si différent, si fragile, si… parfait. Juste parfait.

Tenant toujours le garçon dans les bras, il roula sur le côté, tentant de reprendre son souffle. Harry semblait aussi essoufflé que lui, et particulièrement confus sentit Snape. Il recula légèrement pour voir son visage.

« Harry ? » fit il doucement.

« Oui, maître ? »

« Etait ce plus supportable que d'habitude pour toi ? »

Le garçon, lui sembla t il, rougit légèrement.

« Oui, maître. »

« C'est comme ça que le sexe devrait toujours être, Harry, et je suis désolé que ça n'ait pas toujours été le cas. J'espère qu'un jour tu pourras arriver à cela sans potion. En attendant, nous ferons ainsi. Cela te convient il ? »

« Oui, maître. »

Severus caressa doucement les cheveux du garçon qui vint se blottir contre lui.

« Merci, maître. »

« De quoi donc, Harry ? » demanda Snape, saisissant l'occasion de le faire parler.

« Plaisir. » répondit simplement Harry.

« Tu m'en donnes aussi, n'est ce pas, tout le temps ? »

« Je… esclave. Dois. Pas maître. »

« Tu n'es plus un esclave ici. » murmura doucement Snape. « Dès que nous nous serons débarrassés de ce collier, tu pourras recommencer à vivre comme tu le souhaites. La façon dont nous nous organisons entre temps n'est qu'une mise en scène temporaire pour t'éviter de souffrir, tu comprends ? »

La réponse mit un temps à venir.

« Je… oui, maître. Mais pas le droit. Appartient à maître. »

« Ce ne sera pas toujours ainsi, Harry. Ca ne l'est déjà plus, mais il reste encore à t'en convaincre. Tu n'appartiendras jamais plus à personne. Tu seras libre, et tu seras toi. Cela prendras du temps, bien sur, mais je serai là tant que tu auras besoin de moi. Si tu ne souhaites plus me revoir, je le comprendrai évidemment. »

« Non ! » s'écria le garçon, à la surprise du professeur. « Je… rester… »

Il se tût un instant. Sentant l'angoisse qui s'était emparée de Harry, Snape se redressa pour mieux le voir, immédiatement imité par le garçon qui se mit à genoux devant lui.

« Rester avec mon maître. S'il vous plait. »

« Harry… » Severus sentit les émotions se bousculer dans sa tête. ‘Mon maître' était le titre que Harry donnait à Voldemort pour le différencier des autres ‘maîtres'… se pouvait il que Dumbledore ait eu raison, que Harry veuille retourner vers lui ? Ou alors…

Les yeux verts brillants et suppliants du garçon achevèrent de le troubler. Sans un mot, il leva une main vers le visage du garçon pour le caresser du bout des doigts…

« Je ferais n'importe quoi pour toi » murmura t il malgré lui, hypnotisé par ce qu'il lisait dans ce regard. « Je voudrais te garder pour toujours… je voudrais que tu sois à moi… c'est abominable, et pourtant, si je savais parler de sentiments, je crois que je n'en aurais jamais été aussi proche. »

Le garçon n'avait cessé de le fixer de ce regard brûlant, et Severus laissa sa main descendre jusqu'à venir entourer protectivement la nuque du garçon. Ce garçon si fragile et si pathétique qu'il en était facile de l'aimer…

Alors qu'il pensait ces mots, perdu dans les yeux verts de Harry, il aperçut une larme couler sur la joue du garçon. Pendant un instant, il s'attendit à le voir se tordre de douleur sous la torture du collier, mais rien ne se passa, et Severus resta incertain. Quelque chose n'allait pas… Harry ne lui avait il pas dit que Voldemort lui interdisait de pleurer ?

Les pensées se bousculèrent dans sa tête. Et si… et si…

Le cœur battant, Severus posa sa paume contre le collier de métal, cherchant une réponse. Un léger cliquetis le fit soudain sursauter. Le garçon ferma les yeux, et quelque chose bougea sous ses doigts…

Le collier. Le collier venait de s'ouvrir, les plaques métalliques se désolidarisant pour laisser une chaîne lâche entre ses mains.

Bouche bée, incapable d'y croire, Snape resta à fixer stupidement l'objet avant de lever les yeux vers le garçon qui n'avait pas bougé.

« Harry ? »

Lentement, presque péniblement, celui-ci ouvrit les yeux et tendit une main vers le professeur jusqu'à le toucher du bout des doigts.

« Mon Maître. »

« Harry… » incapable d'en dire plus, Severus se pencha vers le garçon pour le prendre dans ses bras, le serrant fort contre lui, secoué d'un petit rire nerveux qui devint un véritable rire de soulagement alors que les minutes passaient. Il sentit soudain quelque chose d'humide contre sa poitrine, et comprit que Harry pleurait.

Enfin.

Il le repoussa doucement pour voir son visage et essuya les larmes du bout des doigts. Le garçon leva un regard mal assuré.

« Droit… pleurer ? »

Malgré lui, Snape éclata à nouveau de ce rire libéré qu'il ne se connaissait pas.

« Harry, le collier est parti, tu as tous les droits, tu es libre ! »

Le garçon le regarda d'un air confus et incertain. Blessé, même, songea Severus.

« Maître ? »

« Il n'y a plus de maître, Harry ! » insista Snape. « Tu es libre ! Libre de faire ce que tu veux, d'être toi ! Merlin, je n'arrive pas à croire que cet enfer soit enfin terminé… »

Regardant le collier avec répulsion, il fut tenté de le jeter au loin mais se ravisa. Il devait d'abord le montrer à Dumbledore.

« Harry, habille toi, il faut aller prévenir le directeur ! »

Severus sauta hors du lit et enfila rapidement habits et robes, sans lâcher le collier. Quand il se retourna vers le lit, Harry n'avait pas bougé, son regard à nouveau vide et perdu.

« Merlin, Harry… »

Il avait été trop vite. Le garçon n'avait pas pu comprendre, réaliser… Il laissa échapper un long soupir, et se forçant à se calmer, il s'approcha doucement du lit.

« Il faut commencer par enlever ce harnais. Tu peux le faire Harry. » fit il en posant une main sur son épaule.

Harry le regarda un instant avec hésitation, avant de lever une main hésitante.

« Oui, maître. »

severus se mordit la langue. Si ces phrases automatiques pouvaient rassurer le garçon pour l'instant, alors très bien. Un pas après l'autre.

Quêtant toujours son approbation, Harry leva une main vers une lanière qu'il défit, puis une autre… enfin, le harnais tomba à terre dans un cliquetis, faisant sursauter le garçon.

« C'est très bien, Harry. Et maintenant… »

D'une rapide incantation, il fit apparaître un verre d'eau.

« Bois. »

Harry bût, s'attendant a tout moment à être puni, mais rien ne se passa. Lentement, il porta une main à son cou, sentant la marque en creux laissée par le collier. A nouveau, il leva les yeux vers son maître, cherchant des réponses.

« C'est fini, Harry. Plus jamais de collier. Plus jamais à obéir… il ne peut plus rien te faire. C'est fini. »

Severus ne put s'empêcher de passer une main dans les cheveux du garçon. Bientôt, sans doute, Harry ne pourrait plus supporter sa vue et son contact. Mais pour l'instant…

« Je dois mettre de la pommade. La cicatrice est plutôt mauvaise… »

Et effectivement, après toutes ces années, le collier avait laissé une marque indélébile, comme au fer rouge, laissant la chair imprimée et la peau fine déchirée par endroit, là où elle avait adhéré au collier.

Il en garderait sans aucun doute toujours la marque, songea Severus avec amertume. Son esprit également… mais le collier, lui, était parti, et à partir de maintenant il ne restait à Harry qu'à se reconstruire, sans la menace permanente de cette torture. Comment le garçon pâle qui se tenait devant lui pourrait il un jour tuer son ancien maître, il l'ignorait.

Mais à partir de maintenant, Harry Potter allait redevenir Harry Potter.

Il déposa la pommade du bout des doigts, massant doucement les plaies. Le garçon semblait vraiment ébranlé et perdu, et Severus doutait qu'il puisse tenir sur ses jambes, après tout… mieux valait faire venir Dumbledore. Pas dans sa chambre, toutefois…

Snape se dirigea vers son armoire et en sortit un pyjama qu'il tendit au garçon.

« Mets ça. »

« Maître… droit ? » demanda Harry, hésitant.

« Je ne suis pas ton maître, Harry, et oui tu as le droit. »

Plus confus que rassuré, le garçon enfila le haut et le pantalon de pyjama, attendant comme fasciné que la punition tombe. Rien ne vint, cependant, et quand il leva les yeux vers son nouveau maître, celui-ci lui fit un signe de la tête. Tout allait bien.

« Viens, Harry, dans le salon. » fit doucement le sorcier.

« Je… laisse ? »

« C'est inutile. Tu peux marcher seul. »

Harry amorça le geste de se lever, avant de retomber lourdement sur le lit. Quand Severus s'approcha pour l'aider, il vit les larmes couler à nouveau sur le visage maigre. Il soupira…

« Harry… tout va bien, ce ne sont que quelques pas, tout ira bien, fais moi confiance. Il ne peut plus rien t'arriver. »

Le garçon fixa la porte et fit mine de se relever, mais le mouvement était si douloureux que Severus sentit sa poitrine se serrer. Doucement, il tendit la main et referma ses doigts sur ceux de Harry ; puis il fit un pas, tentant d'afficher un sourire confiant.

« Viens avec moi. »

Et cette fois, il le fit. Le garçon se leva, tenant si fermement sa main qu'il lui faisait presque mal et le suivit d'un pas chancelant jusque dans le salon où il s'installa sur un fauteuil, roulé en boule sur lui-même.

« Harry, je vais appeler Dumbledore. Tu peux lui parler, à présent, tu comprends ? Toutes les interdictions sont levées. »

Il attendit une minute une réponse qui ne vint pas, et jeta une poignée de poudre dans la cheminée.

« Albus, venez vite. J'ai une excellente nouvelle ! »

Quelques secondes plus tard, le directeur entrait dans le salon, l'air passablement décoiffé. Ses yeux se posèrent immédiatement sur l'objet que le maître des potions tenait à la main.

« Severus… est-ce bien… ? »

« C'est le collier. Il est parti. Harry est libre. » confirma t il.

Dumbledore tourna son visage plus qu'ému vers le garçon qui l'observait d'un air paniqué.

« Harry, mon garçon, je suis si heureux… »

Harry hocha la tête.

« Tout cela doit être très perturbant pour toi, je pense… Comment te sens-tu ? »

« Je… » commença Harry d'une voix rauque avant de s'éclaircir la voix. « Bien. »

Un coup d'œil vers Severus le rassura. Il avait bien répondu. A son grand soulagement, le directeur se tourna vers Snape.

« Severus, je n'arrive pas à croire que vous ayez réussi en si peu de temps ! C'est un véritable miracle, que s'est il passé ? » demanda t il, visiblement extatique

« C'est Harry qui a fait tout le travail, vraiment. C'était sa décision. » expliqua Snape, songeur. « Une décision très brave et courageuse. Le chemin est encore long, mais je sais que M Potter en est capable. Vous avez finalement bien là un héros, Albus. » conclut il calmement sans quitter le garçon des yeux.

« Je n'en ai jamais douté, mon garçon » fit le directeur, ému. « Sans doute vaut il mieux vous laisser en paix pour ce soir, vous devez avoir eu suffisamment d'émotions… puis je vous prendre cet artefact, Severus ? je m'en vais immédiatement le détruire. »

« Avec plaisir » fit Snape en lui tendant le collier. Puis, hésitant. « Mais maintenant que M. Potter en est libéré, peut-être voudra t il reconsidérer les accommodations dont il fait l'objet. »

Harry sentit son cœur se mettre à battre plus fort. Les accommodations ? Lui ? Que voulait dire Snape ?

« En effet, en effet, » fit Dumbledore. « Eh bien, Harry, peut-être voudrais tu remonter avec moi dans la tour Gryffondor et passer la nuit dans une chambre libre, ou le dortoir où résident tes amis ? »

Il jeta un regard affolé vers Snape.

« Non ! »

« Que puis je te proposer d'autre, mon garçon ? » fit la voix douce du directeur.

« Rester ! Snape ! » s'écria t il.

Puis, voyant que les deux hommes restaient figés sur place, muets, il prit la décision. Il allait transgresser assez de règles pour être tué sur le coup, mais peu importait… c'était maintenant ou jamais.

D'un bond, il jaillit du fauteuil et traversa la pièce en courant pour se jeter dans les bras du professeur de potion, comme un enfant qui apprend à marcher en bout de course.

« S'il vous plait ! » supplia t il, soudant son regard à celui choqué de Snape. « Je… veux rester ! »

Pendant un instant, il crut que l'homme allait le repousser. Mais alors qu'il sentait ses jambes céder sous lui, des bras protecteurs l'entourèrent ; juste avant de perdre connaissance, il entendit les mots murmurés :

« Alors, reste… »

Et il resta.

Cette nuit là, il dormit dans les bras de son maître. ‘Severus' comme celui-ci lui avait demandé de l'appeler. Ils avaient mit des heures à s'endormir… et ils avaient parlé. Car oui, il avait le droit de parler…

Avec des phrases. Des verbes, des mots. C'était encore difficile, il avait perdu l'habitude en trois ans de parler, a fortiori pour dire autre chose que ‘Oui maître.'

Mais Severus le voulait, et il l'avait fait.

« Je veux rester. »

« Rester où, Harry, ici ? A Poudlard ? »

« Avec… vous. »

« Harry, tu n'y es pas obligé. Cette Marque ne doit plus rien signifier pour toi, si ce n'est ce qu'elle est réellement : un objet de mépris et d'horreur. »

« Peu importe la marque. Vous. »

« Tu ne peux pas réellement vouloir ça… »

« S'il vous plait. » Il avait fermé les yeux et une main douce avait balayé les mèches sur son front.

« Je te l'ai dit, Harry, je serai là tant que tu auras besoin de moi. »

« Merci. »

« … Mais tu dois savoir que tu peux partir quand tu veux. Tu n'es pas prisonnier. »

Harry ouvrit à nouveau les yeux et fixa Snape d'un air angoissé.

« Maître… »

« Non » fit doucement l'homme. « Appelle moi comme tu veux, mais pas comme cela. »

« Je… désolé. »

« tu n'as pas à l'être. » continua Snape sur le même ton. « Continue à parler. »

« Pour dire quoi ? » articula Harry.

« Ce que tu veux. Raconte moi ce qui est arrivé au Tournois, comment tu as disparu. »

Harry sentit sa gorge se nouer.

« Le trophée. Portoloin. Cedric et moi… en même temps. Amenés au cimetière, avec Voldemort, Queudver… tué Cédric. »

Doucement, Snape passa un bras autour du garçon.

« Et ensuite ? »

« Fait renaître Voldemort… mangemorts arrivés. Prisonnier. M'a emmené Manoir des Ténèbres. Au début… dans cachot. Personne. Pas manger… boire… blessé. Et puis Lucius. Cruciatus, longtemps. Après, donne à manger seulement si j'obéis. Manger par terre. Ramper. Dire merci. Au début, refusé… cruciatus, frappé. Après, j'ai obéis… un peu. Dresser. Longtemps. Apprendre à obéir tout le temps. Et… sexe. Tout le temps. Juste viol, au début, et puis après… accepter… faire ce qu'il voulait… c'était pire. Dire maître. Venir vers lui. Prendre… dans ma bouche… au début… j'étouffais. Lucius riait. Et puis le laisser… écarter les jambes… impossible. Trop dur. Obéir… Et puis, Draco. Content. ‘Maître'. Draco… Obéir aussi. Après. Longtemps. Beaucoup de cruciatus… frappé… Draco aime ça. Mordre, aussi. Et prendre. Toujours. »

Il s'arrêta, la gorge sèche d'avoir tant parlé. Une main lui tendit une potion qu'il avala avec gratitude, avant de lever le regard.

Une paire d'yeux noirs l'observait avec tant de tristesse et de compassion qu'il sentit son cœur se serrer.

Et les mots revinrent à nouveau ;

« C'était long. Pas de temps. Pas de lumière. Juste… Malfoy. Draco, Lucius. Contents. Disaient… tout le monde me pense mort. Jamais sauvé. Juste… esclave. Obéir. Sexe. Plus de temps. Pas manger… trop mal pour dormir… mal, mais pas si grave. Plus… humiliation. » lâcha t il finalement.

Une main vint doucement caresser ses cheveux et il ferma les yeux.

« Après, normal. Au début… impossible. Cauchemar. Surtout sexe… obéir à ça… »

Il avala ça salive.

« Quand Lucius pense prêt… m'a amené à Voldemort. J'étais faible. Pas marcher. Quatre pattes… tout le château. Et Voldemort… mis le collier. Expliqué les règles. Mais je ne pouvais pas. Trop… impossible obéir. Vous aviez raison. Je ne savais pas.»

A ces mots, Snape le serra contre lui.

« Non, Harry, non… ça n'a rien à voir… ce qu'ils t'ont fait… c'était monstrueux. Tu as été très brave. Vraiment très brave. »

Il fallut un instant au garçon pour poursuivre. Un long moment, pendant lequel Snape pensa presque qu'il s'était endormi.

« Après, avec Voldemort. Tout le temps. En laisse. Nu, juste harnais… mal. Marcher en laisse, asseoir à ses pieds, dormir sur lui. Impossible de céder dans ma tête… et le collier… tout le temps. Je devenais fou. Alors j'ai cédé. »

Et là dessus, les larmes se remirent à couler librement.

« Manger dans sa main. Le laisser faire… dire ce qu'il voulait. Mes parents. Amis. Tout le monde. Dire que je le voulais, ce qu'il me faisait. Que je voulais plus. Saigner… tout le temps. Pas le pire. Venir lui offrir, c'était le pire. Je savais, tout le temps. Le collier. Envie de moi… alors devais lui donner. »

« Rien ne pourras jamais payer pour ce qu'il t'a fait… » murmura Severus. « Mais il payera quand même du prix le plus fort. Je te le promets, Harry. »

Le garçon se pelotonna un peu plus contre lui.

« Longtemps, révolté, collier, punition… coups… rires… après… juste obéir. Plus rien d'autre. Juste… attendre. Sexe. Supporter. Offrir. Obéir. Plus… facile. » Il prit une grande inspiration, avant de continuer d'une voix rauque.

« Harry Potter est mort, Severus. C'est fini. »

°0O o0°

On est très partagées sur ce chapitre. pas satisfaites, mais on aura quand meme laché un chapitre 'fluffy' sans violence sur cette fic. ca, c'est fait. Reste le dernier chapitre donc. Il conclura l'histoire définitivement, et il y aura des morts. Il sera dûr, dans la mesure du possible car ma beta adorée s'est replongée dans sa propre fic, et comme elle le dit , états d'esprits totalement incompatibles entre les deux fics.

Je ne peux que vous dire 'Rendez vous pour le grand final'

A bientot

Jenova & K.

Wednesday 13 August 2008, a 23:45
My Master - Chapitre 8
 

My Master

Chapitre 8

!\ ATTENTION!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !

Ils voulaient voir le garçon. Comment aurait-il pu refuser, après trois ans d'absence ? Ses deux meilleurs amis, ceux qui l'avaient soutenu dans toutes les épreuves… Toutes, sauf une. Qui le réclamaient, ne parlaient que de lui, le vénérait littéralement.

Alors, comment aurait-il pu accepter qu'ils le voient ainsi ? Si Harry avait eu toute ses facultés, il aurait certainement haït l'idée. Bien sûr, il avait rendu le harnais invisible et lui faisait porter un jean, mais comment ignorer le collier et la laisse et surtout, comment passer outre le fait que le garçon ignorerait totalement leur présence ?

Non pas qu'il ait eut réellement le choix. L'entrevue avait été programmée pour l'après-midi dans les bureaux du directeur et il n'avait rien eu à y dire.

Il avait espéré que Harry reprendrait rapidement des forces, couché à longueur de journée, mangeant autant que son estomac le lui permettait et abreuvé des meilleures potions.

Mais il était trop tôt pour qu'il reprenne du poids, et son état d'épuisement semblait encore loin de s'améliorer. Les interventions fréquentes du collier, le stress auquel le garçon était soumis n'y étaient évidemment pas pour rien.

Les cauchemars aussi devaient jouer un grand rôle, pensait Severus, les traits tirés par la fatigue. Les nuits étaient bien courtes et les journées bien longues, ces derniers temps…

Mais à tout prendre, les journées étaient les plus difficiles à supporter. Le regard absent du garçon, ne s'éclairant que de loin en loin d'une étincelle de douleur, les séances de sexe obligatoires qu'il tentait de rendre le moins insupportables possible pour Harry… et celles de legilimancie, qui les laissaient abattus, Harry tremblant sous son harnais.

Le simple fait qu'il demande au garçon de redevenir lui-même, d'être en permanence à la limite des règles était une angoisse en soi pour Harry, il ne l'ignorait pas. Pendant trois ans, on lui avait demandé de s'effacer, de ne plus réfléchir, d'avoir pour seul raison d'être de donner du plaisir. Trois années si importantes de sa courte vie… Severus pouvait sentir l'appréhension du garçon en sa présence. Et son vague soulagement quand il le suivait ainsi, à bout de laisse, alors qu'ils se rendaient dans les bureaux du directeur.

Severus grinça des dents en apercevant les deux adolescents, nerveux et excités, qui attendaient leur arrivée. Mieux valait pour Dumbledore qu'il les ait avertis de la conduite à tenir, si le collier devait punir Harry par leur faute, il le jura tout bas, le vieil homme le paierait… seul l'espoir de faire sortir un peu plus le garçon de sa léthargie l'avait poussé à prendre le risque d'une confrontation directe.

Mais il sut immédiatement en voyant leur expression quand Harry apparu que le directeur avait fait son travail.

Les deux adolescents se levèrent d'un même bond, et la jeune fille laissa échapper un hoquet étranglé, avant d'être soutenue par son petit ami, livide. Tous d'eux firent un pas vers leur ami avant d'être arrêté d'un geste de la main de Snape.

Un rapide coup d'œil à Harry l'informa que la garçon ne semblait pas même avoir prit note de leur présence.

« Harry, oh, Harry… » s'écria la jeune fille d'une voix blanche « Tu es vivant ! Tu es vraiment là ! »

Mais Potter ne répondit rien et ayant estimé que son maître ne comptait plus bouger avant un moment, il se laissa tomber à genoux à ses pieds.

« Qu'est ce que… non ! »

Ce fut cette fois le rouquin qui intervint.

« Professeur, vous ne pouvez pas l'obliger à faire ça ! »

« Je ne l'oblige à rien, M. Weasley, soyez en certain ! » gronda Snape.

« Harry, tu n'as pas à faire ça, vieux, c'est Snape, relève toi ! »

Mais le désespoir dans sa voix était audible.

Muet, Severus décocha un regard meurtrier au directeur, signifiant clairement le fond de sa pensée. Je vous l'avais bien dit.

« Professeur, que pouvons nous faire ? » demanda enfin Granger d'une voix plus maîtrisée.

Snape soupira.

« Je regrette, miss Granger. Il n'y a rien à faire pour qu'Harry reconnaisse votre présence, et encore moins vous parle. Mais il entend ce que vous dites… je suppose. Harry ? »

« Oui, maître ? » Harry leva ses yeux verts.

A nouveau, un glapissement de la part du garçon.

« Entends tu et comprends tu ce que tes amis disent ? »

Une hésitation, puis :

« Oui, maître. »

« Peux tu leur répondre, d'une façon ou d'une autre ? »

« Non, maître. »

Un silence. Puis :

« Harry, c'est nous ! » le gémissement de la jeune fille ne fit pas même tressaillir Potter.

« Pour l'amour du ciel, qu'est ce que vous lui avez fait ? » grogna l'adolescent, prenant à nouveau sa petite amie dans les bras.

« Moi ? Je l'ai sorti des griffes du Seigneur des Ténèbres, M. Weasley. Mais peut être voulez vous des détails sur la façon dont il a traité votre ami ? Dont il l'a dressé, utilisé ? Peut être serez vous intéressé d'apprendre les propriétés magiques de ce collier, ou de savoir pourquoi il ne peut pas se déplacer d'un pas sans cette laisse ? »

« C'est assez, Severus, » interrompit le directeur d'une vois douce. « Nos jeunes amis sont sous le choc et c'est bien compréhensible, personne ne vous reproche quoique ce soit. »

Puis, se tournant vers l'adolescent qui avait légèrement rougit :

« Peut être pourriez vous faire abstraction de l'absence de réaction de Harry et lui parler malgré tout ? » suggéra t il.

Ron pâlit cette fois, mais acquiesça.

« Vieux, c'est… tellement bizarre de te revoir. Tu n'imagines pas à quel point je suis soulagé… je sais que tu n'es pas très en forme, mais ça ira mieux à partir de maintenant, et… sache qu'on ne t'a jamais oublié, d'accord ? On n'a jamais abandonné. C'est toi qui aurait dû être le prochain capitaine de l'équipe de quidditch, alors en attendant ton retour, personne n'a pris ta place. Ginny a joué en tant qu'attrapeuse. Les cours sans toi, ce n'était vraiment pas amusant, tu peux me croire… » sa voix s'étrangla, et Severus du retenir un ricanement.

L'équipe de quidditch. Les cours… les cours n'étaient pas amusants ! Pensaient ils que Harry s'était amusé, lui, pendant tout ce temps ?

Mais sa colère retomba à la vue du visage livide du garçon. Lui aussi semblait à présent au bord des larmes. Pathétique… mais compréhensible, songea t il en jetant un rapide coup d'œil à la forme agenouillée près de lui, qui attendait tête baissée, le regard dans le vide, qu'il se remette en marche.

« Harry » vint cette fois la voix fluette de Granger « Sache que quel que soit le temps que cela prenne, nous serons toujours là pour toi. Nous t'avons attendu tout ce temps… tout le monde t'a attendu. Quand le professeur Dumbledore et le professeur Snape auront réglé les derniers problèmes, tout sera à nouveau comme avant, si tu le souhaites. Ginny est pressée de te voir, tu sais, et aussi Neville, Dean, Seamus, tous les autres. Tu nous as tellement manqués ! Je suis tellement, tellement désolée pour tout ce qui t'es arrivé… si seulement nous avions pu prévoir … Mais tout ira bien, maintenant, d'accord ? s'il te plait, Harry. »

La voix suppliante lui attira presque la sympathie de Snape. Le contraste qu'offrait la scène était poignant ; d'un côté deux adolescents bien bâtis, en bonne santé et sûrs d'eux, comme tout bon Gryffondor, et de l'autre le garçon qui aurait du être leur parfaite réplique et qui se tenait là, prostré dans une attitude entièrement soumise, son dos nu zébré de cicatrices, paraissant tellement plus maigre et frêle que les autres.

Ils l'avaient voulus, bien sûr, mais Severus songea que les deux Gryffondors devaient regretter leur empressement à visiter leur ami. Harry ne serait certainement pas le seul à faire des cauchemars cette nuit là.

« Professeur… pourrions nous rester seul avec lui un instant ? » demanda la jeune fille

Snape secoua la tête.

« Je ne prends pas le risque. Quoique vous ayez à dire, dites le, je ne m'en préoccuperais pas. »

Mais Granger secoua la tête.

« Non, c'était stupide. » Puis, s'agenouillant à son tour à un mètre de Harry, elle se mit à parler de sa voix la plus douce, débitant des inepties sans fin concernant Poudlard, le quidditch, les cours, les élèves… après un instant d'hésitation, le fils Weasley vint s'agenouiller auprès d'elle, un bras sur les épaules.

Severus devait reconnaître que le ronron des paroles que prodiguait la jeune fille sans s'interrompre avait quelque chose d'envoûtant et d'apaisant. Outre le fait qu'il se serait passé d'apprendre que Longdubat avait trouvé l'âme sœur chez Pouffsouffle ( quelle surprise, vraiment ), et que la saison de quidditch s'annonçait mal pour les Canon de Chudley, il devait admettre que l'entrevue se passait mieux qu'il l'avait espéré.

Harry avait finalement décontracté ses épaules après une dizaine de minutes de ce flot continu de parole, apparemment rassuré sur le fait que ses amis n'allaient pas tenté de le toucher, ou quel qu'autre réflexe stupide.

Quand Granger cessa enfin de parler et se releva, comme à regret, Severus luttait contre une crampe après être resté plus d'une heure sans oser bouger. Le diable soit de la Gryffondor, mais il lui était tout de même reconnaissant ; si Harry ne pouvait communiquer avec eux, il avait toutefois reçu malgré lui un large tableau de ce qu'était devenue et restée la vie à Poudlard en son absence.

Et malgré son manque de réaction, Severus ne pouvait qu'espérer que le garçon en ait retiré quelque chose.

Visiblement épuisée, la jeune fille recula, tenant toujours le jeune Weasley par la main.

« Au revoir, Harry, » fit elle doucement. « A bientôt. Nous reviendrons, et… toi aussi, je l'espère. »

Avec un dernier regard pour les deux professeurs, elle se dirigea vers la porte avec une précipitation qui trahissait son émotion.

Le garçon, lui, resta un instant en arrière.

« Merci, » fit il à l'attention du directeur et du maître des potions. Puis pour Snape :

« Je regrette ce que j'ai dit tout à l'heure. C'est juste… » il fit un vague geste en direction de Harry qui n'avait pas bougé. « Faites de votre mieux, d'accord ? On a besoin de lui. » puis, avec un soupir. « A bientôt, Harry. Tache de revenir parmi nous au plus vite, vieux. »

Sans plus attendre, il courut à la poursuite de son amie. L'espace d'une fraction de seconde, Snape eut l'impression que Harry avait levé le regard vers son ami, mais quand il baissa tout à fait les yeux sur l'esclave, celui-ci était toujours aussi parfaitement immobile.

La porte se referma, et Dumbledore poussa un long soupir.

« Eh bien, cela ne s'est pas trop mal passé, je pense. »

« Ca aurait pu être pire » temporisa Snape ; une seconde avant que Harry ne s'effondre au sol, gémissant sous la torture du collier.

Les deux sorciers restèrent un instant à le regarder, muets d'horreur. Puis, sans réfléchir, Severus attrapa le garçon au sol et jetant une poignée de poudre de cheminette, se précipita dans ses appartements.

Une minute plus tard, Harry revenait à lui, respirant avec difficulté.

« Pardon… maître… » souffla t il

Severus secoua la tête.

« C'est moi qui m'excuse, Harry, cette confrontation était une mauvaise idée. » il fit apparaître un vers d'eau, avant de se raviser. Harry n'était autorisé à boire que l'eau de la douche…

« Te sens-tu capable d'en parler ? » demanda t il en désespoir de cause

« Maître ? »

A nouveau ce regard vide.

« Penses tu pouvoir parler de ce qu'il s'est passé sans réactiver le collier ? »

« Je… oui… désobéis… pardon… pas recommencer, maître. »

Snape l'arrêta d'un geste de la main.

« Tu sais qui sont les personnes qui sont venues te voir dans le bureau du directeur, n'est ce pas ? Tu te souviens d'elles ? »

« Oui, maître. » murmura le garçon.

« As tu compris ce qu'ils t'ont dit, en particulier miss Granger ? »

« Oui, maître. »

A la tension de ses épaules, Snape savait que Harry naviguait sur un terrain dangereux.

« Vas-tu nous aider, Harry ? »

Cette fois, le garçon se crispa tout à fait.

« Je… esclave. Toujours. Obéir maître. »

« Harry, tu m'as très bien compris. Nous ne pourrons rien faire sans toi, alors réponds moi, est ce que tu veux nous aider à faire en sorte que les choses reprennent leur cours normal ? »

Le garçon leva vers lui ses yeux verts troublés et il y lu la réponse.

Je ne sais pas. Je ne veux rien. Faites ce que vous voulez. Tout cela n'a plus d'importance…

Severus Snape soupira. Il pouvait affronter les plus grands sorciers, tenir en respect des hordes d'élèves, mais face à cette absence de volonté, il restait désemparé

« Ce n'est pas grave, Potter. » lâcha t il enfin. « D'une façon ou d'une autre, nous trouverons une solution. C'est une promesse que je tiendrais. »

C'était peut être le reflet de ses propres espoirs, peut être juste une ombre, mais alors qu'il se levait, il cru voir une brève étincelle de reconnaissance et de soulagement dans les yeux vides du garçon…

Ce fut la veille de la rentrée des élèves que l'incident se produisit.

La journée, pour ne pas changer, avait passablement mal commencé. Réveillé plusieurs fois dans la nuit par les cris du garçon, ceux de ses cauchemars d'abord, ceux de douleur ensuite tandis que le collier le punissait, il s'était décidé à se lever dans un état second, l'esprit embrumé. Pas assez cependant pour ne pas remarquer la courbe des fesses du garçon à ses côtés… Voldemort n'avait peut être pas pris soin de nourrir son esclave, mais il s'était certainement assuré que certaines parties de son anatomie restent particulièrement agréables à l'œil… avant qu'il ait pu arrêter le cours de ses pensées, il sentit son sexe intéressé s'éveiller.

Aussitôt, un Harry fatigué avait rampé entre ses jambes pour s'occuper de son problème, laissant le maître grogner de frustration et de plaisir.

Ne pouvait il donc avoir aucun contrôle sur ses pulsions ? Mais les caresses expertes que lui prodiguaient Harry jour après jour ne faisaient qu'ancrer en lui le désir pour cette silhouette frêle et avide, qu'il savait pourtant aucunement intéressée par leurs ébats…

Ce fût peut-être la fatigue ou la colère qui le poussa à prendre le garçon avec moins de précautions qu'à l'habitude, poussant furieusement des reins tandis qu'il le besognait avec ardeur, pressé d'en finir.

Harry resta aussi soumis et disponible qu'à son habitude, évidemment, mais quand le maître des potions se retira, avec quelques derniers coups de rein qu'il aurait presque pu qualifier de brutaux, il ne put s'empêcher de jurer.

Un filet de sang avait coulé jusque sur ses propres cuisses, tachant le drap… dans sa hâte, il avait réouvert les blessures du garçon.

Il soupira et lança un rapide sort de soin, passant une main dans les cheveux du garçon sans un mot. Puis, incapable de le regarder plus longtemps, il s'enfuit dans la salle à manger.

Demain, les élèves seraient de retour, et il devrait assurer ses cours. Face aux enfants de Mangemorts. Et sans laisser Harry seul plus d'une heure. Harry. Toujours Harry.

Une semaine était passée, et il ne voyait aucune amélioration réelle dans la condition du garçon. Il semblait avoir moins de mal à se déplacer et il avait certes repris un peu de poids. Mais il ne semblait guère reprendre de force, miné par les toxines des potions de sommeil sans rêves que son organisme cherchait à purger et les cauchemars qui hantaient ses nuits.

Et surtout, il ne semblait guère vouloir sortie de son état d'esclave soumis, sans état d'âme, et opposait son regard vide et ses « oui, maître » à toute conversation que Severus cherchait à immiscer.

De temps à autre, il lui semblait voir une lueur s'allumer dans les yeux de Harry, quelque chose comme de la lassitude, de la peur, de la reconnaissance après qu'il ait fait jouir le garçon… mais elle ne durait jamais plus que le temps d'une seconde, et Severus commençait à désespérer.

Il pouvait presque sentir, parfois, dans des moments de calme, que le garçon regardait autour de lui d'un air moins vide, comme si une partie de lui, sous-jacente, réfléchissait lentement à la situation. Il avait parfois l'impression que Harry voulait parler, en dire plus, dire autre chose… mais il ne le faisait pas.

Pour l'heure, plongé dans ses potions, Severus tentait d'oublier Harry qu'il avait laissé agenouillé dans un coin du laboratoire, aussi discret que toujours. Inexistant. S'il avait su qu'un jour il en voudrait à Potter de se rendre invisible… Merlin. C'était bien d'une potion d'énergie qu'il avait besoin, et d'une pour calmer ses nerfs, également…

D'un mouvement de baguette, il mit un chaudron en route, puis un autre. Soulevant une bouteille, versant le contenu d'une fiole, il se laissa absorber par la préparation des potions. Rien ne le détendait mieux que cela… en dehors, peut être, d'une séance de sexe. Une vraie, pas une de ces odieuses mise en scènes auxquelles il devait se prêter avec un adolescent qui aurait pu être son fils, et qui lui procurait malgré lui plus de plaisir qu'aucun de ses anciens partenaires, un garçon qui lui offrait ses services au prix de sa propres souffrance, et qu'il prenait, jour après jour…

Une explosion assourdissante interrompit ses pensées. Le chaudron, Merlin, que venait il de rajouter ? Distrait par la colère qui l'avait gagné, il avait renversé un pot entier de mandragore dans le chaudron qui bouillait à l'autre bout du laboratoire… il jura tout bas, il savait pourtant bien qu'il ne fallait jamais préparer de potion aussi délicate sans avoir vidé son esprit, mais Harry… Harry !

Toujours agenouillé dans le coin de la pièce, le garçon avait levé un bras pour protéger son visage, et toussait dans les fumées toxiques.

« Potter, sortez de là, par derrière ! Vite ! »

Mais le garçon le regarda de son air impuissant, incapable de bouger sans être mené en laisse. Snape calcula rapidement les distances ; les débris et les fumées de potions lui coupaient l'accès direct au garçon, s'il devait faire le tour par la réserve, il lui faudrait plusieurs minutes et Harry aurait le temps d'être gravement brûlé…

Jurant, il jeta un rapide protego et s'élança à travers la pièce enfumée, attrapant rapidement la laisse de cuir et entraînant le garçon à sa suite, jusqu'à la sécurité du salon.

Il traîna littéralement Harry sur le canapé, toussant, les yeux le brûlant, et du attendre plusieurs minutes avant de pouvoir se tourner vers l'adolescent qui suffoquait également.

Le constat était sévère. Le garçon portait des brûlures sur le torse, la potion en fusion avait rongé la toile du jean pour s'attaquer à ses jambes et il saignait du nez d'avoir trop respiré les fumées acides.

Brandissant sa baguette, Severus s'empressa de lancer les sorts de soins adéquats, sentant la colère monter un peu plus en lui à chaque instant.

« Merlin ! » explosa t il enfin quand il eut prit soin des principales blessures. « A quoi pensais tu, à rester là, à te faire brûler ? »

« Maître… pas bouger… interdit »

« Est ce que tu ne pouvais pas au moins crier pour me prévenir que tu étais blessé ? N'es tu donc pas capable de t'en rendre compte ? Où est ton fichu instinct de survie, Potter ? »

« Interdit… déranger maître. » fit le garçon d'une voix étranglée. On y était. On y était enfin. Les yeux rouges et exorbités, le maître semblait écumer de rage, et une rage dirigée contre lui. Rentrant la tête dans les épaules, il attendit la suite. Enfin.

« Interdit ! Interdit ! » singea le professeur « Est ce que tu sais dire autre chose ? Tu as faillit mourir là, dans ce stupide laboratoire, après tout ce que j'ai fait pour te sauver ! Merlin, j'aurai tout aussi bien pu y rester aussi ! Qu'est ce que tu as à dire à ça, stupide gamin ? Et ne t'avises pas seulement de prononcer le mot ‘maître' ou je jure de t'étrangler avec ce fichu collier ! »

Mais il n'en eu jamais l'occasion. A peine eut il fini de prononcer ces mots que les yeux de l'adolescent s'écarquillèrent, et Harry retomba sur le canapé, les mains crispées sur son cou dans un geste que Snape ne lui avait encore jamais vu faire.

Ce ne furent pas des gémissements mais des cris rauques qui s'échappèrent de la gorge du garçon cette fois, tandis que le professeur, atterré, restait pétrifié devant le spectacle.

Le châtiment ne semblait pas vouloir s'arrêter, et Severus cherchait désespérément un moyen d'intervenir quand le corps de Harry redevint soudain souple, les cris cessant. Il venait de perdre connaissance.

Cherchant toujours son souffle, Snape se mit à faire les cent pas devant le canapé, ses poings serrés tremblants toujours de rage. Mais plus contre le garçon à présent. Oh, ce n'avait jamais réellement été contre lui, après tout, mais… mais quoi ? Contre la fatalité, le destin, la monstruosité de ce que Voldemort avait fait à l'enfant, ce regard absent insupportable, cette passivité qui lui donnait des envies de meurtre, son impuissance…

Avec un cri de colère, il saisit le premier objet qui lui tomba sous la main et le projeta contre le mur. Le presse papier de verre éclata en mille morceaux dans un fracas satisfaisant ; subitement vidé, Snape se laissa tomber dans le fauteuil le plus proche.

Merlin. Il devait trouver un moyen d'évacuer sa frustration autrement qu'en cassant des objets et en criant sur le garçon. Ce n'était certainement pas ainsi qu'il allait gagner sa confiance et lui faire comprendre qu'il n'était plus un esclave…

Il ferma les yeux un instant, prit une grande inspiration, et se leva résolument pour rejoindre Harry. Il n'avait pas voulu cela, non, mais c'était tout de même de sa faute. Harry paraissait plus reposé et plus jeune qu'il ne l'avait jamais vu, ainsi, enfin libéré de la tension qui l'habitait en permanence. Ses traits étaient marqués et secs, mais il y avait en lui quelque chose d'innocent et de… beau. Tout simplement beau.

Avec toute la douceur dont il était capable, Severus se pencha pour remettre une mèche brune en place avant de prendre le garçon dans ses bras et de l'emmener vers sa chambre. Leur chambre.


Il avait chaud, et l'air qu'il respirait était suffoquant. Il pouvait vaguement sentir qu'il était allongé sur quelque chose de mou et espérait de tout son cœur que le maître n'était pas loin. Si le collier le punissait encore… il gémit à ce souvenir. Oh, le collier le punissait souvent, mais rarement comme il l'avait fait avant qu'il ne perde connaissance. Et pour cause ; il avait mis la vie d'un maître en danger ! Le maître qui prenait soin de lui, Snape… si seulement il avait eu le choix, mais les règles étaient claires : interdiction de se déplacer sans laisse. Si le maître l'avait désiré à cet instant, il aurait pu se précipiter vers lui à quatre pattes, mais ce n'avait pas été le cas et le maître avait failli mourir. Par sa faute.

A ses côtés, il sentit le matelas bouger et quelque chose de froid et humide vint refroidir son front brûlant. Il aurait tant voulu lécher les gouttes d'eau qui tombaient sur son visage, mais il n'en avait pas le droit… doucement, le linge mouillé parcouru son visage, puis son cou, ses épaules, le laissant moins moite et courbatu. Le maître prenait soin de lui… Snape… il n'était donc pas réellement un valet de Voldemort, finalement… mais dieu merci, il portait la Marque, et cela suffisait à convaincre le collier.

Oh, il n'était pas dupe. Maître Snape n'était pas au service de Son Maître, il l'avait enlevé… mais il ne pouvait rien contre cela, après tout, et il n'allait pas s'en plaindre…

Si seulement il pouvait faire moins chaud. Si ses muscles pouvaient cesser de crier leur douleur, si…

Le gant mouillé et merveilleusement froid vint se reposer sur son front et il soupira.

Peut être, après tout, était ce vrai. Peut être les choses allaient elles finir par s'améliorer.


Les élèves étaient enfin de retour à Poudlard, faisant résonner les couloirs de leurs voix et de leurs cris de joies.

En temps normal, Severus Snape en eut été contrarié. Ce jour là, cependant, après une heure de cours, il décida qu'il détestait purement et simplement leur existence.

Evidemment, les potions de démonstration pour les cours du jour n'avaient pas été prêtes à temps après l'explosion de son laboratoire. Bien-sûr, ses élèves s'étaient montrés odieux, en particulier ses Serpentards. Le manque de sommeil n'aidant guère sa patience, il avait distribué punitions, retenues et points en moins avec une générosité encore inégalée, et ce dans sa propre maison…

Bien entendu, Potter n'avait pas dormi. Il avait lutté toute la nuit contre la fièvre et Snape l'avait veillé, tentant de faire baisser sa température avec un linge trempé dans de l'eau glacée. Plusieurs fois, il avait porté le garçon jusque sous la douche, pour rafraîchir entièrement son corps et le faire boire.

Quand les premiers rayons de soleil avaient enfin percé, il avait pu se lever, chancelant légèrement, et manger à même sa main.

Il avait pensé laisser Harry au lit et revenir le voir assez régulièrement pour éviter que le collier ne réagisse, mais dans cet état, il n'en était pas question. Il avait donc transformé le garçon dans la forme à laquelle il était familière, et l'avait laissé sur le canapé de son bureau avec pour instruction de ne pas en sortir. Non pas qu'il ait eu le choix, bien sur…

Non, Severus Snape n'était ni de bonne humeur, ni dans une forme prodigieuse ce jour-là, mais cela n'excusa en rien, à ses yeux, son manque de vigilance quand arriva la dernière heure de cours de l'après-midi, sa deuxième de la journée avec ses chers serpentards.

Tous s'étaient assis dans un silence hostile. Severus n'en fut pas à moitié aussi contrarié que des ondes de sympathie et de reconnaissance qui émanaient de l'autre moitié de ses élèves, arborant fièrement les couleurs rouge et or.

L'absence de Draco Malfoy aurait du l'inquiéter, ou tout au moins l'alerter, mais il songea seulement que le garçon avait eut son compte avec les trois semaines de retenue qu'il lui avait infligé le matin, et pour tout dire, il en fut plutôt soulagé.

Mais ses instincts, pourtant infaillibles jusqu'alors, ne l'avertirent de rien tandis qu'il retournait vers son bureau à la fin de cette journée particulièrement éprouvante. Ce ne fut qu'en poussant la porte que Severus sentit que quelque chose n'allait pas ; en une seconde, il fut dans la pièce, baguette au poing, et resta figé devant le spectacle qui s'offrait à lui.

Draco Malfoy n'était pas allé bien loin, finalement. Adossé au mur, l'adolescent le regarda entrer, un fin sourire aux lèvres, sa main crispée sur une poignée de cheveux noirs guidant la tête d'Harry entre ses jambes.

Snape leva sa baguette dans un grondement, mais fut interrompu par un geste de Draco, plus sûr de lui que jamais.

« Faites ça et je le tue » lâcha t il rapidement, redoublant d'ardeur dans la bouche du garçon agenouillé devant lui. « S'il ne peut pas finir ce qu'il a commencé, son collier se chargera de le dresser, et faites moi confiance, je ferais en sorte qu'il ne s'arrête pas jusqu'à ce que Potter ne puisse plus respirer… définitivement. »

Le maître des potions resta pétrifié, la baguette toujours pointée sur Draco. Le garçon avait raison et il le savait. Il devrait attendre… mais quand il aurait fini, alors…

Le garçon éclata de rire et repoussa Harry, le tirant d'un coup sec de la laisse. Sans ménagement, il le poussa à genoux sur le canapé, ses yeux gris et brillants plantés dans ceux de son directeur de maison.

Sans plus attendre, il pénétra son ancien camarade d'un violent coup de rein, tenant la laisse tendue comme il avait si souvent vu Voldemort le faire.

« Il vous plait, n'est ce pas ? Je suis sûr que vous l'avez enlevé juste pour ça, pour pouvoir le prendre toute la journée, dans toutes les positons… il est bon, pas vrai ? Si bon et si docile, Harry, tu aimes cela, n'est ce pas ? »

« Oui, maître » répondit l'autre garçon d'une voix plate

Draco éclata de rire, accélérant le rythme.

« J'ai toujours adoré le prendre. Ils avaient raison après tout… il est vraiment spécial… un très bon coup, le bibelot le plus excitant du monde… »

Riant tout bas, l'adolescent se pencha contre Harry, enfonçant ses ongles dans ses hanches, et mordant avec férocité son épaule.

Horrifié, Snape vit la blessure se mettre à saigner tandis que Draco redoublait de brutalité, grognant son plaisir. Comment l'adolescent si distingué et maître de lui pouvait il se transformer en cette petite brute violente et sanguinaire ?

Le garçon se redressa subitement, la tête renversée dans une mimique de pure extase, tendant la laisse jusqu'à en étrangler Harry, et jouit dans un cri furieux au creux des reins de son ancien ennemi.

Puis, riant et pantelant, il le repoussa en le cinglant de la laisse, oubliant visiblement la présence du professeur.

Il fallu une seconde à Severus pour se secouer de sa torpeur et lancer un petrificus à Draco qui retomba sur le sol, raide. Jurant à voix haute, il se précipita vers Harry qui s'était péniblement redressé à genoux.

La morsure à l'épaule était profonde, mais une potions suffirait à la soigner. Le jeune mangemort semblait avoir eut le temps de maltraiter l'esclave avant son arrivée, mais pas au point de le blesser sérieusement. D'un rapide accio, il fit voler une potions dans sa main et la fit boire au garçon, avant de terminer les soins les plus urgents de quelques sorts.

Puis il se tourna vers Draco, toujours pétrifié sur le sol. Il avait rarement ressenti autant de mépris que pour le jeune homme qui gisait là, un sourire triomphant encore affiché sur le visage. Comment avait il pu se laisser corrompre ainsi, laisser la vengeance et les idéaux de son père prendre le pas sur ses propres valeurs morales ? Il savait que Draco valait mieux que cela..

Severus secoua la tête et jeta une poignée de poudre de cheminette.

« Bureau de Dumbledore. »

Si le directeur fut surpris de l'intrusion, il n'en laissa rien paraître.

« Severus, tout va bien ? »

« Non. Draco Malfoy est dans mon bureau, sous petrificus. Venez le chercher et prévenez les Aurors qu'il a agressé et blessé Harry Potter. J'exige qu'il soit renvoyé de Poudlard sur le champ, il représente un danger pour les élèves, sans compter son statut de Mangemort actif. »

Dumbledore resta un instant songeur, avant de hocher la tête.

« J'arrive. Dois-je prévenir Poppy de l'arrivée de Harry ? »

« Ce ne sera pas utile, je l'emmène dans mes appartements. Prévenez moi quand vous en aurez fini avec Draco. »

Là dessus, il recula dans son bureau, et écartant le corps du jeune Malfoy du pied, revint vers Harry qui n'avait pas bougé.

« Tu sens tu capable de marcher jusqu'à mes quartiers ? » demanda t il

« Oui, maître »

Prenant soin de ne pas tendre la laisse, Snape conduisit avec précaution le garçon jusqu'à la chambre. Sans un mot, il prit le pot de baume, et une fois de plus, en appliqua sur toutes les blessures du garçon.

La morsure, bien nette. Les griffures. Les marques rouges laissées par les coups de laisse. Draco… Il secoua la tête.

Puis, écartant doucement les jambes du garçon, il s'excusa du regard tandis qu'il soignait les blessures internes provoquées par le viol brutal.

Une fois de plus.

Harry, toutefois, ne réagit pas. Severus le sentait plus tendu, mais également étrangement calme. Bien trop calme… D'un rapide legilimens, il pénétra l'esprit de Harry.

La silhouette distinguée et menaçante de Draco apparut, la vision datant d'une heure plus tôt. La brutalité, le mépris, l'autorité. Les repères que Harry avait désespérément tenté de trouver chez lui, ceux auxquels il avait été dressé à se plier pendant des années pour que sa vie reste tolérable. La violence, oui, l'humiliation, permanentes et imprévisibles, mais une routine qui lui permettait de rester en vie jour après jour, et que Snape tentait à présent de briser.

Passablement abattu, Severus laissa défiler les images de Draco dans son bureau, faisant reprendre sa forme à Harry, saisissant la laisse… il aurait du changer son mot de passe, il aurait du se souvenir qu'il l'avait donné à Draco quelques temps auparavant. Mais inutile de se lamenter sur les pots cassés, ce qui était fait était fait… le dégoût qu'il ressentait pour le garçon ne fit qu'empirer quand la scène changea soudain dans la mémoire de Harry.

Le Manoir des Ténèbres, et le jeune Malfoy venant s'amuser avec l'esclave, sous le regard complaisant de Voldemort. Snape sentit sa colère monter à la vue de la cruauté dont l'adolescent faisait preuve ; Harry sembler plus le craindre encore que Lucius, redoutant sa créativité et sa soif de vengeance.

Le garçon dut sentir sa rage et son mépris pour Draco, car pour la première fois, Snape le sentit pousser un souvenir particulier devant ses yeux. Confusément, Severus comprit qu'il voulait lui montrer quelque chose… quelque chose qui n'allait pas lui plaire mais que Harry tenait désespérément à partager.

Les images se fondirent, pour se reformer dans un agréable paysage d'été. Le ciel bleu, l'herbe haute ; Severus reconnu le parc du Manoir de Voldemort. Et le rire de Draco… il semblait bien plus jeune, et lançait en l'air un furet avant de le rattraper par sa laisse, le balançant à bout de bras. Visiblement ravi de son jeu, il se laissa tomber dans l'herbe et leva sa baguette, transformant l'animal en un garçon brun qui se changea au dessus de lui, posant de justesse ses mains et ses genoux de part et d'autre de Draco.

Harry avait beau redouter les jeux de Malfoy, il ne pouvait s'empêcher de s'émerveiller à la vue du ciel et du soleil qu'il n'avait pas revus depuis plusieurs mois. Si seulement… non, il ne devait pas même y penser. Mais sans lui laisser le temps de réfléchir, Draco s'était déjà emparé de ses cheveux et avait plaqué brutalement ses lèvres contre les siennes, l'embrassant à pleine bouche. Harry se soumit aussitôt à l'intrusion, mais Malfoy ne s'en contenta pas, mordant les lèvres et la langue du garçon avec acharnement. Rapidement, il se mit à balancer les hanches, frottant son sexe contre ses fesses, visiblement excité.

Il ne fallu que quelques secondes pour qu'il le renverse sur le dos, jambes écartées, pour le prendre avec la frénésie d'un adolescent qui découvre les plaisirs du sexe sans se préoccuper un instant de son partenaire.

Visiblement, Draco prenait un plaisir malsain à mordre, constata Severus, amer. Les lèvres de Harry, d'abord, puis sa mâchoire, laissant des marques rouges, avant de s'attaquer à la gorge tendue, cherchant la jugulaire. Rien d'une morsure d'amoureux, non, le geste avait quelque chose de bestial… il pilonnait sans retenue le garçon sous lui, s'enfonçant profondément et brutalement, cherchant autant son plaisir que la douleur de l'autre. Aucune dignité là dedans, rien que le plaisir de soumettre et de posséder… ce que confirmèrent ses paroles, entre deux grognements :

« Tu aimes ça, Potter ? »

« Oui, maître » répondit l'autre sans réfléchir, le regard perdu dans le ciel.

« Oui, c'est bien comme ça que tu aurais toujours du m'appeler, esclave, c'est là qu'est ta place, sous moi, pour mon plaisir, tu n'es rien, tu m'entends, tu n'as jamais rien été ! »

« Oui, maître » répété Harry. Snape pouvait sentir les vagues de haine et de dégoût que le garçon refoulait soigneusement, pour ne pas laisser une chance au collier de le punir.

« Est ce que ça te fait mal, Potter, quand ils te prennent ? Quand ils te font tous monter sur leurs genoux sans préparation, les uns après les autres ? » susurra Draco d'un ton obscène, s'excitant furieusement en lui.

Harry aurait voulu vomir, mais il ne put que répondre :

« Oui, maître ». Et ce n'était que trop vrai.

Draco parti d'un rire sadique, plantant ses dents dans sa gorge alors que ses mouvements se faisaient plus frénétiques.

Il jouit enfin, avec un cri de triomphe, et roula dans l'herbe aux côtés de l'esclave, riant toujours de ce rire léger et satisfait qui donnait la chair de poule à Snape. Comment avait il pu ne pas voir cela en son élève ? Cette folie profondément malsaine ?

« Reste comme ça, Harry, les cuisses écartées, c'est ton meilleur profil ! » Haletant, Draco cueillit un brin d'herbe qu'il se mit à mordiller, un large sourire aux lèvres.

« C'est vraiment dommage que Dumbledore et les autres ne puissent pas te voir comme ça. J'adorerai voir la tête de Weasley et Granger ; leur cher Potter en harnais aux services des Mangemorts ! Ca n'aurait pas de prix, vraiment… sais tu qu'ils ont monté une espèce de club Harry Potter de défense contre les forces du mal ? ‘Pour avoir les meilleures chances de te secourir' ; c'est pathétique, vraiment, comme si tu avais besoin d'être secouru… tu as enfin trouvé ta juste place, Potter ! »

Harry ne dit rien, fixant les nuages et s'efforçant de ne pas penser à ses amis. Interdit. C'était interdit. Et c'était tout aussi bien, vraiment…

Malfoy saisit une pierre dans l'herbe et se mit à la lancer en l'air, la rattrapant au dernier moment.

« Ah, Harry, tu aurais du voir ce dernier match de quidditch… victoire des Serpentards, bien entendu, n'en es tu pas heureux ? »

« Oui, maître »

Draco éclata de rire.

« Tu peux l'être. Tu as toujours été un joueur exécrable, la seule raison pour laquelle ils t'ont prit dans l'équipe est ta célébrité, tu le sais très bien ! »

« Oui, maître » vint à nouveau la voix neutre et soumise de l'adolescent à ses côtés.

« Ton seul véritable talent est de prendre ce qu'on te met dans la bouche et dans les reins, Potter, je l'ai toujours dit… à ce sujet, je me demande… » musarda le garçon, attrapant à nouveau la pierre avec laquelle il jouait.

Il s'assit, soudain concentré, et sortant sa baguette, entreprit de donner une nouvelle forme au caillou. Une forme que Harry reconnut aussitôt ; celle d'un sexe long et large, fièrement érigé. Draco travailla un instant, pour obtenir une texture aussi lisse et brillante que du marbre.

La pierre à la main, il se retourna vers Harry d'un air gourmand.

« j'ai une petite idée d'expérience intéressante pour le Seigneur des Ténèbres… jusqu'où es tu capable d'encaisser, Harry ? » chuchota Draco à son oreille, glissant le sexe de pierre entre ses jambes.

Harry se raidit. L'objet était bien plus large qu'un membre de taille normal, et certainement bien plus dur alors qu'il le pénétrait sans délicatesse, glissant en lui à la force du poignet de Malfoy.

« Ne crie que quand tu ne pourras vraiment plus te retenir, Harry. C'est une expérience scientifique, après tout… »

Les yeux brillants, il entama de lents va et vient avec l'objet, avant de le retirer, satisfait.

« Bien. Plus gros, je dirais. »

D'un mouvement de baguette, il élargit l'objet avant de le replonger de toute sa longueur au creux des reins d'Harry qui se mordit les lèvres, ses paupières fermées dans un effort pour tenter de penser à autre chose.

L'objet était dur et froid, lisse et lourd à l'intérieur de lui, et bien assez gros pour faire irradier une douleur sourde dans tout son corps.

Mais Malfoy ne fut pas convaincu, et un instant plus tard ce fut un sexe de pierre d'une taille plus imposante encore qui vint le pénétrer sans pitié, déchirant les parois. Il ne put retenir un gémissement et sentit les ondes de plaisir émaner de Draco au dessus de lui.

« Ah, nous approchons d'un résultat, je vois… mais je suis sur que tu peux faire mieux que cela, Harry. Tu es un garçon très spécial, après tout… »

Pendant un long moment, il continua ses va et viens, patiemment et méthodiquement, jusqu'à ce que l'esclave se taise enfin, la sueur coulant le long de son front.

« J'en étais sûr. Tu peux prendre plus… tu es fait pour cela, Potter » fit Malfoy en riant doucement.

Et une fois de plus, il agrandit l'objet, avant de le replonger dans l'orifice meurtri de Harry.

Severus aurait voulu pouvoir tuer le garçon de ses mains. Les deux. Draco pour son ignominie, Harry pour abréger ses souffrance. Comment le petit garçon qu'il avait connut avait il pu devenir ce monstre sans la moindre pitié, goûtant avec perversité à cette cruauté sans nom ?

Il avait beau être un mangemort depuis presque la moitié de sa vie, Snape ne se rappelait pas d'avoir vu une telle étincelle de malveillance dans un regard auparavant. Et ce sourire satisfait, Merlin…

Si Albus lui en laissait une chance, il s'occuperait lui même de Draco. Quoique le garçon ait pu représenter pour lui dans le passé, il était devenu quelque chose qui ne devait absolument pas être autorisé à marcher libre sur terre, encore moins avec la Marque sur le bras…

Mais un cri déchirant le ramena à la scène à laquelle il assistait malgré lui ; incapable de retenir ses cris plus longtemps, Harry avait cédé. Cela ne fit rien pour adoucir Draco, cependant ; le garçon se contenta de faire aller et venir l'objet dans les reins du garçon qui criait sa douleur, impuissant, son autre main s'agitant furieusement contre son érection déjà réveillée.

Le calvaire de Harry ne prit fin que lorsque Draco décida de remplacer le membre de pierre disproportionné par le sien ; mais les cris ne cessèrent pas pour autant…

Incapable de soutenir la vision plus longtemps, Severus s'éjecta de l'esprit de Harry, fixant le garçon d'un air horrifié.

Harry lui rendit son regard, le sien résigné, celui d'un vieillard de cent ans, celui d'un petit garçon battu et oublié au fond d'un placard, celui d'un esclave violé et maltraité et qui n'avait pas le droit de s'en plaindre.

Pour la première fois depuis qu'il l'avait revu, Snape songea qu'il venait de voir l'âme de Harry refaire surface dans ces yeux.

Sans réfléchir, il s'avança vers le garçon qui ne tressaillit pas quand il le prit dans ses bras. Comme un enfant. Comme un blessé. Comme un amant fragile et désespéré.

« Il paiera, Harry » murmura t il quand il fut sûr de sa voix. « Ils paieront tous. Je m'en assurerai personnellement. Merlin, si j'avais eu la moindre idée… Je regrette, Harry, plus que tu ne le penses. Pour Draco, pour… tout. »

Pour la marque qui ornait son bras, songea t il. Celle qui l'avait fait obéir à Draco, à Voldemort, à tous les mangemorts qui l'avaient maltraités, celle qu'il avait prit volontairement il y a des années et qui lui permettait à présent de diriger Harry.

Jamais auparavant elle ne lui avait fait autant horreur…

Désemparé, à court de mots, il se contenta de bercer le garçon. Puis, se rappelant soudain du bavardage inepte de Granger, il s'éclaircit la voix, et se mit à parler.

Il lui dit ses regrets, pour sa conduite jadis alors que Harry était son élève, et pour ce qui s'était passé la veille, ses regrets d'être devenu Mangemort et son horreur devant ce qu'il avait vu et fait. Il lui raconta Poudlard, avant son arrivée et pendant son absence, la vie qu'il avait quitté, et celle qu'il n'avait pas connu. Il parla de ce qui avait été, et de ce qui aurait pu être, et à la fin oublia même de penser à ce qu'il disait, se contentant de déverser un flot continu de paroles d'une voix grave et apaisante, sentant le garçon dans ses bras frémir et trembler parfois, se détendre enfin à mesure que les heures passaient.

Quand il n'eut plus de mots, il se mit à fredonner, pour ce qui lui sembla être la première fois de sa vie, et quand il sentit que Harry s'était enfin endormi, au milieu de la nuit, ce fut dans un état d'épuisement qui ressemblait à une transe qu'il déposa un léger baiser sur le front du garçon, avant de fermer les yeux à son tour.

Dans son sommeil, Harry tendit une main vers le professeur, et sans se réveiller, vint doucement se pelotonner contre lui, avec ce qui ressemblait au plus léger des sourires au lèvres.

Wednesday 13 August 2008, a 23:45
My Master - Chapitre 7
 

My Master

Chapitre 7

!\ ATTENTION!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !

Severus Snape crût d'abord avoir été sorti d'un sommeil profond par des gémissements, avant de se réveiller tout à fait en sursaut au son des cris du garçon.

Instinctivement, il enlaça Harry qui s'était endormi sur lui, avant de le laisser rouler sur le côté, secoué de spasmes de douleur, assez éveillé à présent pour taire sa souffrance.

Le cœur battant, tout à fait réveillé, il regarda avec effroi le garçon se tordre quelques minutes de plus sur le matelas avant de finalement relâcher la tension de son corps, pantelant.

Les yeux brillants de fièvre, il se tourna vers lui, ruisselant de sueur.

« Pardon, Maître… »

Severus chercha désespérément ce dont pouvait parler Harry, avant de se décider à contrecœur à poser la question.

« Pardon pour quoi ? »

« Cauchemar. Réveillé. Pardon. »

Peut-être était-ce l'effet de la fièvre, mais il lui sembla pour la première fois distinguer un regret authentique dans les yeux du garçon.

« Merlin, Harry, je ne suis pas stupide au point de ne pas savoir que tu n'as pas de contrôle sur tes rêves… »

« Interdit. Pardon, maître. »

Passablement abattu et à peine remis de son réveil brutal, Severus soupira. Lui aussi nageait en plein cauchemar… un doute l'assaillit soudain :

« Ne fais-tu jamais de cauchemars habituellement ? »

« Potion sans rêve. » répondit laconiquement le garçon.

« Potion… depuis combien de temps ? »

« Toujours »

« Tous les soirs depuis ton arrivée chez Voldemort ? » insista Severus, voyant un nouvel écueil se profiler à l'horizon

« Oui, maître. »

Et voilà qui expliquait la fièvre du garçon. La potion de sommeil sans rêve ne pouvait être prise longtemps sans créer d'intoxication… mais comment le garçon pouvait il être sain d'esprit s'il n'avait pu laisser son esprit s'épurer des horreurs de la journée à travers les rêves ?

Snape secoua la tête. La réponse était toujours la même : il n'était pas sain d'esprit, il s'en fallait de beaucoup. Qu'était il sensé faire ? Continuer à abreuver le garçon d'une potion toxique un peu plus longtemps, ou le laisser souffrir chaque fois qu'il cauchemar le réveillerait ?

Mais il était maître des potions, et il savait déjà quel maux était le moindre. Souhaitant mentalement adieu à son sommeil, il soupira. Harry devrait affronter ses rêves, peut-être sa reconstruction commençait elle par là… Mais inutile pour autant de le laisser souffrir plus que nécessaire.

Laissant là Harry qui reprenait péniblement son souffle, il se dirigea vers la salle de bain et en revint avec quelques fioles qu'il fit boire au garçon. Celui-ci se détendit aussitôt, visiblement encore sous le choc de son cauchemar.

Préférant ne pas poser de question, Severus lança un rapide legilimens muet. Rien de ce qu'il vit ne le surpris.

Lucius écartant les jambes du garçon tremblant, trop affaibli pour pouvoir encore réagir lorsqu'il s'enfonça en lui brutalement pour la première fois ; Goyle senior le maintenant à genoux devant Voldemort alors que celui-ci lui serrait le collier autour de son cou, avant que le garçon ne s'effondre au sol, victime des premiers effets de l'artefact…

La première fois que Voldemort l'avait obligé à marcher en laisse et combien de fois le garçon était retombé au sol, ayant voulu se rebeller ou en ayant eu l'intention, avant que le collier ne le punisse, pour finalement devoir ramper derrière son maître, rompu et incapable de se tenir debout.

Les nuits entières à tenter de mater sa propre volonté pour cesser, ne serait-ce qu'un instant, de souffrir.

Les coups de fouet et les cruciatus injustes, pour lui rappeler sa place, alors que l'adolescent se tenait nu devant les Mangemorts qui riaient de son impuissance. Qui lui crachaient dessus, qui le rouaient de coup de pieds, avant de prendre chacun leur tour ce qu'il restait de son corps.

La première fois où il avait pu prononcer le mot ‘maître' sans que le collier ne le punisse, et l'immense désespoir à cette constatation.

Ce jour où, la faim le poussant, il avait finalement cédé et mangé à même la main de son pire ennemi.

Celui où il avait répété, après son maître, que ses parents n'étaient que de faux sorciers qui méritaient la mort.

Et les mains froides et brutales du Seigneur des ténèbres sur sa peau, jouant avec son corps, lui refusant toute pudeur et toute intimité, s'emparant de lui sans la moindre considération, le marquant encore et encore comme son esclave.

Forçant son esprit à longueur de journée, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de ce petit rempart qui protège l'âme profonde du vide.

Violant son corps et son esprit avec une cruauté et un acharnement mêlé de désinvolture qui ne laissa plus aucun doute à l'enfant sur ce qu'il était. Un esclave. Un objet, ayant pour seul raison d'être de servir ses maîtres.

Non, Severus n'ignorait rien de tout cela, mais le voir à travers les yeux du garçon acheva de briser le mur de détachement qu'il avait soigneusement bâti, pierre après pierre, depuis son premier jour au Manoir des Ténèbres.

Sans un mot, il attira contre lui la forme pâle de son ancien élève qui se laissa faire docilement, et s'adossa contre le mur, le garçon dans les bras. Quel réconfort pouvait-il offrir à celui qui le considérait comme un maître, contraint d'obéir sans un mot ? Mais il pouvait encore moins le laisser affronter seul son premier cauchemar en trois ans. une main caressant les cheveux noirs toujours aussi indisciplinés, l'autre massant doucement la nuque du garçon, il laissa passer les heures.

Elles passèrent, silencieuses et obscures, sans que Harry ne se rendorme. Il n'avait guère besoin de legilimens pour savoir à quoi pensait le garçon, cependant, mais ce qu'il pouvait faire de ces souvenirs ? Snape aurait bien aimé le savoir.

Quand le jour pointa enfin, il repoussa doucement Harry et étira ses muscles endoloris d'être restés immobiles trop longtemps. Ce ne fut que quand le garçon glissa une main contre sa cuisse, dans une offre sans ambiguïté, qu'il réalisa que malgré tous ses pouvoirs, le collier n'avait pu le pousser à prendre le garçon cette nuit-la. Quelque soit le plaisir que Harry puisse lui apporter, ses préoccupations avaient été ailleurs…

Il se leva prestement du lit, laissant le garçon seul quelques instants. Au diable son sommeil, il en avait fait son deuil, mais les longues heures de solitude et l'intimité de son lit allaient rapidement lui manquer…

A l'annonce de la mort de Dumbledore, les élèves avaient été renvoyés chez eux, et le retournement de situation avait permis de leur accorder une semaine de vacances impromptue ; il n'aurait donc pas à se préoccuper des cours pour l'instant. Mais son unique charge risquait de lui prendre suffisamment de temps…

Ordonnant un repas, il retourna chercher le garçon qui n'avait pas bougé, étendu sur le lit avec un air assez dépité. Il regarda entrer Severus, une légère lueur de crainte dans les yeux.

« Le repas est prêt. » annonça simplement le professeur en saisissant la laisse. L'esclave le suivit jusqu'à la table et s'installa à ses pieds.

Maître Snape n'était pas satisfait. Il le sentait à la tension du corps du professeur, et il pouvait presque entendre le collier lui murmurer qu'il n'avait pas fait son devoir. Quand le sorcier lui tendit un quartier d'orange, il s'appliqua à lécher la main qui le tendait, appliquant une pression chaude et précise, d'un art parfaitement maîtrisé.

Le maître retira rapidement sa main, mais ne tarda pas à lui tendre à nouveau un toast que l'esclave prit du bout des dents, enfouissant son visage dans la paume tendue, soufflant un air tiède et tentateur.

Il entendit le sorcier grogner, et à la même seconde une légère décharge dans son cou lui indiqua qu'il était temps de procéder.

Oh, il savait ce que le maître aimait, une lente montée du désir, des caresses subtiles, des doigts fins jouant avec sa ceintures, une langue taquinant délicatement son membre avant de l'engloutir d'un seul coup, jusqu'à fond de sa gorge, la langue ne cessant de venir stimuler la veine qui courait sous le sexe dressé et dur. Lentement d'abord, jouer doucement avec les bourses, sa main experte ne cessant pas un instant de stimuler la base du sexe qu'il pompait ardemment, avec révérence et docilité, tentant de reproduire le mouvement que l'homme qui ne le prenait jamais par les cheveux aurait souhaité.

Et avalant, gorgée après gorgée, le liquide chaud qui coulait dans sa gorge.

Mais pas aujourd'hui. Le maître le désirait, lui, entièrement. Pas comme les autres maîtres, non, il ne cherchait pas à le soumettre ni lui à rappeler sa condition… jadis, pourtant… mais il repoussa rapidement la pensée tandis qu'il s'installait sur les genoux de son ancien professeur.

Les mains, douces et calleuses, vinrent caresser longuement son corps dans une préparation qu'il savait inutile. Repoussant la tête soumise qu'il avait posé sur l'épaule du professeur, Snape se pencha pour prendre délicatement un mamelon entre ses lèvres, le harcelant de petits coups de langues jusqu'à ce qu'il soit si dur qu'il fasse presque mal. Presque. Puis, installant le garçon dos sur la table, il entreprit d'explorer le corps pâle de sa bouche, embrassant chaque petite cicatrice, laissant sa langue chercher les points sensibles.

Les yeux embués, le garçon cessa de penser. Il ne pensait jamais quand les maîtres le prenaient ; mais il restait toujours conscient cependant, cette fois ci en revanche… oh, il savait à quel jeu jouait le maître, il en connaissait toutes les subtilités. Mais pourquoi prenait il cette peine ? Un nouveau jeu, peut-être ? Crispé, il attendit la suite.

A nouveau, la sensation d'une boucle qu'on libère, et le carcan de cuir qui emprisonnait son sexe se relâcha, laissant place à un souffle chaud et pressant. Comprenant ce qu'on attendait de lui, le garçon laissa son membre se gonfler, frémissant malgré lui sous les caresses des lèvres qui parcouraient à présent l'intérieur de ses cuisses. Et si proches, oh, si proches…

Le garçon dut retenir un cri quand, sans prévenir, une langue vint lentement parcourir toute la longueur de son sexe. Oh, Merlin… il n'avait pas besoin de contrôler sa respiration cette fois pour sembler excité, cette sensation de chaleur et de plaisir intense ; combien de fois avait il offert ce service aux mangemorts ? Des centaines, des milliers de fois sans doute, et il croyait en connaître les effets par cœur, mais il était loin de se douter…

Une chaleur moite et presque insoutenable vint envelopper son sexe et il ne put retenir un gémissement, ses poings crispés sur la table. La bouche allait et venait, chaque mouvement l'enfonçant un peu plus dans une brume d'extase dont il ignorait jusqu'à l'existence, cherchant son plaisir et son abandon et l'obtenant au delà de toutes espérances. Il jouit enfin dans ce merveilleux étau qui ne l'abandonna, comme à regret, que quand il fut vidé et rassasié.

Pantelant, peinant à retrouver le contrôle de son corps, il leva un regard perdu vers le maître qui l'attira contre lui, un sourire satisfait aux lèvres.

« P…pardon, maître » offrit il, attendant avec appréhension l'intervention du collier. Il parvenait si bien d'habitude à se plier à ses exigences, mais ces derniers jours… mais rien ne vint, et le maître se contenta de le tenir serré contre lui, une main caressant son dos dans un geste apaisant.

« Chut » fit la voix désormais familière. « C'était ta première fois, n'est ce pas ? »

Effaré, le garçon réfléchit un instant à la question qu'on venait de lui poser. La première fois… de ce côté de la barrière certainement. Et la première fois aussi qu'il ressentait un tel plaisir…

« Oui, maître » répondit il simplement. C'était la réponse à la plupart des questions, il ne l'ignorait pas. Mais il aurait voulu mettre plus dans celle-ci, expliquer… sans doute son corps parla t il pour lui, cependant, car l'espace d'un instant le maître l'étreignit un peu plus fort.

Juste avant que le collier ne le rappelle sèchement à l'ordre. Il n'était pas celui dont le plaisir comptait, et le maître n'avait pas été satisfait. Confus, Harry s'empressa de se mettre en position, écartant un peu plus les jambes, les bras passés autour du cou du mangemort, la tête posée sur son épaule. Snape n'avait pas d'exigence particulière, mais il se cambra plus profondément, souhaitant lui offrir tout le plaisir possible.

Severus soupira, une main au creux des reins du garçon. Amener Harry à l'orgasme l'avait plus excité qu'aucune des techniques bien rôdées du garçon, mais il aurait donné cher pour pouvoir le laisser profiter en toute tranquillité de ce moment. Non pas qu'il ait tellement le choix, bien sûr…

Traçant avec dégoût la ligne du harnais, il laissa sa main descendre entre les jambes du garçon, caressant du bout des doigts la peau fine qui entourait l'orifice. Harry semblait plus détendu qu'il ne l'avait été jusqu'à présent, sans doute encore sous l'effet des sensations qu'il venait d'expérimenter, et le premier doigt, soigneusement lubrifié, ne rencontra aucune résistance. Il devrait renouveler le baume, songea t il, mais pas maintenant… pas maintenant. Préparant calmement le garçon, il ajouta un deuxième doigt, puis un troisième, et l'étira de son mieux.

Avec toute la douceur qu'il put réunir, il souleva trop facilement le garçon et vint le pénétrer, centimètre par centimètre, sentant les pulsation de son cœur s'accélérer. Comme s'il s'était agit de sa première fois, il entama un lent mouvement de va et vient, bridant son propre désir pour offrir le maximum de confort au garçon, le berçant presque tandis qu'il le prenait, tiraillé par l'impression de lui voler ce moment précieux.

Un doute subit l'étreint au souvenir de ce qu'il avait vu dans la mémoire du garçon. D‘un léger mouvement, il fit lever la tête au garçon et se plongea dans ses yeux, sans même prendre la peine de murmurer legilimens.

Il était là, au milieu des mangemorts réunis, agenouillé aux pieds de Voldemort. Mais ce garçon là semblait encore loin de l'esclave qu'il avait sauvé, son regard était vif, blessé et fatigué, mais toujours bien présent. Quand le seigneur des ténèbres le fit lever d'un geste brusque de la laisse, il se releva maladroitement, plein d'appréhension.

Un fin sourire aux lèvres, Voldemort détailla des pieds à la tête le corps encore flou de l'adolescent.

« Tu es assez appétissant, sais tu, Harry ? »

Le garçon serra les lèvres, mais parvint à répondre son habituel « Oui, maître » sans que le collier ne le punisse.

« Tu nous as bien servis aujourd'hui. Tu mérites bien une petite récompense… allonge toi » fit il en désignant la table.

Harry n'hésita qu'une fraction de seconde avant d'obéir, son dos raide contre la table. Autour de lui, les mangemorts ricanèrent par anticipation. Un cliquetis métallique figea le garçon, avant qu'une main possessive ne vienne se poser sur son sexe, exigeant une réponse. Harry en eut le souffle coupé. Que voulait… son maître ? Il ne pouvait certainement pas s'attendre à ce que…

« Eh bien, Harry, n'apprécies tu pas les attention de ton maître ? Sais tu quel honneur je te fais là ? »

La réplique vint facilement.

« Oui, maître. Pardon, maître. »

Il avait apprit à offrir ses services aux mangemorts, enfouissant de son mieux l'horreur profonde que ces actes lui inspirait. Mais cela ? Il n'y avait aucune chance…

« Mais peut être est ce que je t'en demande un peu trop… éclaire moi, Harry, es tu un grand garçon ? As tu déjà prit soin de toi, dans l'obscurité du dortoir des Gryffondors ? » susurra la voix douce de Voldemort. A nouveau, les mangemorts éclatèrent de rire.

Harry se sentit rougir violemment. Une réaction bien inutile, vraiment, après ce qu'il avait fait… ce qu'il était devenu depuis deux mois à présent.

« Non, maître » lâcha t il enfin d'une voix rauque.

Ce fut le rire ravi de Voldemort qui remplit cette fois la pièce.

« Merlin, notre petit Harry est si innocent ! C'est un plaisir pour moi, esclave, à défaut d'un honneur… tu n'as donc jamais eut l'occasion de t'offrir ce petit plaisir solitaire… eh bien, tu as raté ta chance. A partir de maintenant, Harry, je t'interdit de te toucher. De te procurer toi même quelque plaisir que ce soit, ne serait ce qu'en te grattant, tu m'entends ? » continua le sorcier, sans cesser de chercher à stimuler l'organe du garçon.

« Oui, maître » gémit Harry. Mais certainement pas de plaisir, non, ce qui ne tarda pas à contrarier Voldemort… murmurant un rapide sort vers le bas-ventre du garçon, il redoubla d'effort, sa main de fer excitant avec violence le membre qui ne tarda pas à se gonfler sous l'effet du sort.

« Remercie moi, Harry » murmura le sorcier. « Je vais t'offrir ton premier orgasme. Ta première sensation d'homme… ou peu s'en faut. Je prendrais soin de toi, esclave… oh, oui, tu jouiras de ma main chaque jour, ne t'en fais pas. Que tu le veuille ou non » ricana t il, imprimant un mouvement toujours plus rapide à son poignet, jusqu'à ce que le garçon jouisse, dans un cri qui trahissait plus de douleur que de plaisir.

Pantelant, il resta étendu là le reste de la réunion sous le regard pervers et satisfait des mangemorts, son sperme séchant lentement sur son ventre…

La vision s'évanouit, et Severus se rendit compte qu'il avait cessé tout mouvement pour serrer le garçon contre lui, son érection toujours vivace malgré tout au creux des reins de l'esclave. Sans un mot, il reprit son lent bercement, tentant d'effacer les images de sa mémoire, jusqu'à finalement venir dans un petit cri rauque, relachant aussitôt son étreinte sur le garçon qui revint s'asseoir à ses pieds.

L'air toujours aussi désemparé, constata t il… Non, cela ne pourrait aller. Prenant la laisse qui était tombée à terre, il conduisit le garçon sur le canapé où il l'installa face à lui.

« Harry, écoute moi » commença t il en prenant soin de regarder le garçon dans les yeux. Merlin, par où était il censé prendre les choses ? « Je sais que tu ne peux pas l'accepter, pas avec cette chose autour du cou… mais tout cela appartient au passé à présent, autant que possible, je te le jure. Tout ce qui pourra t'être épargné… le sera. Nous trouverons une solution et tu seras libre. Je n'attends pas de toi que tu te comportes comme avec Voldemort où les autres mangemorts, mon seul but ici est que tu sois toi, Harry, aussi exaspérant et insupportable que tu décides de l'être, Merlin, je suis même prêt à promettre de ne jamais te le reprocher et de te laisser être aussi insolent et arrogant que tu le souhaites. D'être là pour toi s'il le faut. Je sais qu'aucun de nous ne peut rien contre ce qu'il s'est passé, ce qu'il continue à ce passer ici, mais je trouverais un moyen de compenser ce que tu as subit, si cela est possible. Ce que tu as ressentit tout à l'heure… c'est à cela que doit ressembler le sexe, Harry. Pas à ces attouchements brutaux et sans désir et encore moins à du viol… »

Il s'interrompit pour prendre sa respiration.

« Ce sera long, mais tout changera et tu comprendras. C'est ta vie, Harry. Ton corps. Ton âme aussi. Tu es Harry Potter, et tu le resteras. S'il le faut, tu le redeviendras. »

Le garçon ne répondit pas même un « oui maître » et son corps ne laissa rien paraître de ce qu'il avait pu penser du discours du professeur ; mais ses yeux, comme jadis, le trahirent. Rien que de la confusion, vraiment, mais il sembla à Snape qu'au lieu de chercher à éviter les coups, Harry cherchait cette fois à mettre en place les pièces du puzzle.

Le moment sembla s'éterniser, et Severus s'apprêtait à se relever quand il aperçut le léger tremblement dans les épaules du garçon. Infime, vraiment, mais bien présent.

Interrompant son mouvement, il prit le menton de Harry dans la paume de sa main.

« Harry, tu as le droit de pleurer. C'est même une excellente chose… »

Mais le garçon secoua lentement la tête. Il ouvrit la bouche, avant de la refermer et de l'ouvrir à nouveau.

« Au début, autorisé. Pleurer. Puis maître lassé. Interdit. »

C'était sans doute le plus gros récit que le garçon soit capable de délivrer de lui-même, mais la voix calme dont il lâcha les mots combla les vides pour Severus.

Interdiction de rêver. Interdiction de pleurer.

Interdiction d'exister.

Wednesday 13 August 2008, a 23:44
My Master - Chapitre 6
 

My Master

Chapitre 6

!\ ATTENTION!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !

Severus Snape se laissa littéralement tomber dans le fauteuil du directeur.

« Vous n'avez pas amené Harry avec vous, Severus ? » vint la voix calme de ce dernier.

Le Maître des Potions lui décocha un regard meurtrier.

« Vous tenez vraiment à voir votre cher héros se promener à bout de laisse dans un harnais de bondage, Albus ? »

« Ah, un bon point, je présume » soupira Dumbledore en s'asseyant à son tour. « Comment s'est passé cette première nuit ? »

Snape ferma les yeux. Comment était il sensé raconter cela au directeur ? Comment était il sensé faire face à tout cela lui-même ? Dans quelques minutes, il devrait retourner auprès du garçon et supporter la vue de sa misérable silhouette squelettique, sanglée dans ce fichu

harnais, le regard vide et attendant qu'il ait besoin de lui pour…

Il rouvrit les yeux.

« C'est de pire en pire, Albus. Je ne sais plus quoi faire. Le collier a des exigences… je ne sais pas comment les contourner ou les flouer sans qu'il s'en prenne à Harry. Cette nuit a été un cauchemar. »

« Je dois dire que je m'y attendais » fit doucement le directeur. « J'ai fait quelques recherches, après votre départ… ce collier va considérablement compliquer notre tache. » dit le directeur d'un air songeur

« Albus, il ne peut pas dormir seul, il doit obligatoirement être en compagnie d'un ‘maître', et je ne peux le laisser seul que pour l'espace d'une heure, avant que le collier ne recommence à le torturer ! Et ce n'est pas le pire… Harry a pour obligation de satisfaire les désirs des maîtres en questions, qu'ils soient d'accord ou pas, et ne me demandez pas comment je peux… je l'ignore moi-même, mais cette situation est insoluble ! Harry ne pourra jamais guérir dans ces conditions ! Je vais préparer une potion d'impuissance, mais je ne suis même pas convaincu que cela suffise à apaiser cet instrument de torture qui semble lire les désirs. Je ne sais pas quoi faire, Albus. »

« Cette potion n'aurait aucun effet de toute façon » soupira le directeur. « Je craignais que cela n'arrive. Le collier oblige absolument le porteur à faire ce pour quoi il est dressé… et la seule utilisation que Voldemort semble avoir donné à Harry est celle d'esclave sexuel. Mais plus que cela, il lui permet de lire les désirs de ceux qu'il doit servir et il agit sur ces derniers comme un puissant aphrodisiaque. »

Snape pâlit.

« Voilà qui explique beaucoup de choses… »

Dumbledore hocha la tête.

« Les personnes se trouvant dans l'entourage immédiat de Harry se voient soumis à ces effets, et voient leur libido augmenter considérablement. Rien n'y fera, Severus, ni potion ni sort. »

« Merlin, je ne peux pas continuer comme ça, Albus, pour l'amour du ciel, nous ne l'avons pas tiré de là pour qu'il continue ici sa vie d'esclave ! Sans compter que je n'ai pas la moindre envie de… bon sang, j'ai beau porter cette marque, je ne pensais pas tomber un jour si bas ; trouvez un moyen, et vite ! »

« Le seul moyen que je vois, Severus » répondit calmement le directeur « est de convaincre Harry que vous êtes son nouveau maître. Quoique cela prenne… en attendant, vous ne pourrez que limiter les dégâts, mais soyez certain que personne ne vous en tiendra rigueur. Votre rôle est le plus ingrat, mais il est nécessaire. »

Snape grogna

« Avez vous contacté quelqu'un ? les Aurors ? Le ministère ? »

« Ils seront là cette après-midi, je vous appellerais quand ce sera le moment. » confirma le directeur

« Albus, limitez les témoins, inutile que trop de personnes le voient dans cet état. »

« Seul Scrimgeour et Moody seront autorisés à le voir, mais peut-être vaudrait il mieux que vous le laissiez seul pendant cette entrevue ; restez seulement à portée de voix au cas où les choses se compliqueraient. »

Snape hocha la tête.

« Sont-ils au courant de son état ? »

« Oui » soupira Dumbledore. « J'ai été très précis dans ma… description de sa condition. »

Severus serra les dents. Ils n'avaient guère le choix…

« Très bien, je redescend le voir. Il ne peut pas rester seul plus d'une heure… une autre mesure qu'il va falloir prendre en compte, en particulier pour assurer mes cours. »

« Je suppose que la solution de Voldemort de transformer Harry a ses avantages. » suggéra le directeur.

« Ca suffit ! » s'écria Snape. « Il est hors de question que… Merlin, je ferais ce que je pourrais pour le faire revenir à lui, mais mettez-y du votre, vieil homme, trouvez une solution, et vite ! »

Sans attendre de réponse, le maître des potions sorti en trombe du bureau, laissant derrière lui le directeur affligé. Non, il n'y avait pas d'autre solution, il le savait parfaitement, mais il savait aussi que ce qu'il demandait à son professeur était une torture de plus… si seulement il pouvait ressortir quelque chose de bon de cette affaire, toutefois, tout n'aurait peut-être pas été perdu…

Claquant la porte de ses appartements, Severus se dirigea vers la chambre où il avait laissé le garçon. Harry n'avait apparemment pas bougé d'un centimètre depuis son départ, couché sur le flanc, aussi recroquevillé sur lui-même que le harnais le lui permettait, fixant un point invisible sur le mur.

« Comment te sens-tu ? » demanda Snape de la voix la plus neutre qu'il put.

Le garçon releva péniblement la tête.

« Bien, maître. »

« Je veux une vraie réponse. As-tu mal quelque part ? Te sens-tu fatigué ? »

Harry grimaça légèrement.

« Fatigué, oui. Mal… un peu. Assez. »

« Où ? » fit le Maître des Potions, fronçant les sourcils. Avec toutes les blessures que portait le garçon, une potion de soin générale serait sans doute utile.

« Dos… marques… » puis, d'un geste vague, il désigna sur entrejambe.

Severus sentit ses intestins se nouer ; après la nuit qu'ils avaient passé, nul doute que les blessures internes du garçon se soient réouvertes.

« Très bien » soupira t il en sortant un pot de baume de soin. « Laisse toi faire. »

L'ordre était inutile, bien sûr, le garçon se laissa manipuler comme une poupée de chiffon tandis qu'il appliquait le baume sur toutes ses blessures, massant légèrement les endroits où les os semblaient mal ressoudés. Merlin, le garçon avait plus de blessures et de cicatrices qu'un vétéran de guerre…

Quand enfin il eut recouvert toutes les blessures apparentes, Severus hésita un instant. Quelqu'un devait le faire, bien sûr, mais peut-être n'était il pas la personne la mieux placée… les images de la nuit précédente lui revinrent en tête. Très bien, c'était de sa faute, et il devait réparer.

Poussant doucement le garçon à plat ventre, il écarta ses jambes.

« Cette crème cicatrisante t'aidera à guérir plus vite. C'est désagréable, mais nécessaire… dis moi si je te fais mal. »

Il lui sembla que Harry retenait sa respiration tandis qu'il appliquait le baume sur l'orifice sensible, massant du bout du doigt. Puis, poussant légèrement pour ne pas le blesser, il fit pénétrer son index dans la cavité pour tenter de déposer le maximum de baume sur les blessures du garçon.

Harry se laissa faire, sans bouger, jusqu'à ce que Severus ait fini sa tache et lui dise de se redresser.

Sans un mot, le professeur lui tendit deux potions qu'il but d'une traite, sans grimacer.

« Voldemort te faisait il prendre des potions particulières ? » demanda Snape

« Force. Nutrition. Muscles. Soin, parfois. » lista le garçon.

« Je vois… combien de fois par jour manges-tu ? »

Harry le regard d'un air troublé.

« Comme maître veux. »

« Je ne sais même pas pourquoi je pose la question » grogna le professeur. « Très bien, tu dois avoir faim, à table. » Après un instant d'hésitation, il prit la laisse du garçon qui le suivit docilement jusqu'à la salle à manger. Les elfes avaient apporté ce qu'il avait demandé, mais la vue des deux assiettes, à chaque bout de la table, lui serra le cœur.

« Harry, y a t il un moyen d'échapper à ce cérémonial grotesque et de te faire manger correctement ? »

Le garçon secoua la tête.

« Manger main maître. »

« Très bien. » soupira Severus, se préparant à une nouvelle épreuve. Sans lâcher la laisse, il s'installa à sa place habituelle, et d'un rapide accio fit venir l'autre assiette vers lui.

Agenouillé à ses pieds, le garçon ne semblait pas trouver la situation le moins du monde déplacée. Le regard vide, il semblait déconnecté, n'attendant ni nourriture ni considération.

Secouant la tête, Snape entreprit de couper un fruit en morceau, avant de les tendre un par un au garçon qui les mangea à même sa main. Un toast suivi, et résolu à nourrir le garçon de son mieux, Severus plongea la main dans le bol de flocons d'avoine et tendit la bouillie à Harry qui s'empressa de la dévorer, avant de lécher soigneusement ses doigts un à un, jusqu'à ce qu'ils soient parfaitement propres.

Merlin, se rendait il seulement compte à quelle point cette situation pouvait elle humiliante ? se demandait Snape en voyant le garçon laper la nourriture jusqu'à la moindre miette, sa langue chaude nettoyant ses doigts, lentement, avec délicatesse et précision… il sursauta presque en voyant les deux yeux verts le fixer, tandis que Harry continuait à sucer lentement et avec application ses doigts maintenant propres.

Avec un grognement, il reprit possession de sa main, mais il lui sembla que la température avait subitement monté de quelques degré… De toute évidence, son trouble n'échappa pas au garçon, qui se déplaça rapidement pour venir s'installer sous la table, entre ses jambes, là où il semblait avoir l'habitude d'officier. Deux mains agiles vinrent chercher l'ouverture de ses robes et avant qu'il ait pu protester, la bouche chaude qui venait de quitter ses doigts enveloppaient une partie bien plus intéressée de son anatomie, allant et venant avec une technique assurée.

« Harry… » Merlin, comment ce repas avait il pu dégénérer à ce point ? Comment était il sensé nourrir le garçon s'il ne pouvait s'empêcher de… bon sang, ce maudit collier…

Mais pour l'heure, la langue qui s'activait sur son membre lui ôtait toute envie de lutter et les mains crispées sur la nappe, il se concentra sur les caresses que son ancien élèves lui prodiguait avec un enthousiasme irréprochable. Il ne lui fallut guère que quelques minutes pour jouir dans la bouche qui l'enserrait, pompant encore et encore jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien à offrir.

Avec le plus grand naturel du monde, Harry vint alors reprendre sa place à côté de lui, agenouillé sur le sol pavé, fixant le vide.

Frustré, se sentant plus monstrueux que jamais, Severus resta un long moment à le regarder. Si l'enfer existait, il était certain d'y avoir une place réservée, et quoiqu'il puisse faire pour le garçon, il ne pourrait jamais lui rendre les années et l'innocence perdue, ni les sévices que lui-même lui infligeait, jour après jour. Qu'était il censé lui dire après cela ? Merci ? Pardon ?

Repoussant les pensées au fond de son esprit, il coupa une nouvelle tranche de pain et un autre fruit, qu'il fit avaler au garçon. Sentant son manque d'enthousiasme, il songea brièvement que Harry n'avait sans doute pas autant mangé en une fois depuis bien longtemps.

« Harry, quand tu n'as plus faim, tu dois me le dire. Inutile de te rendre malade. »

« Plus faim, maître » avoua alors le garçon, tout son corps tendu comme s'il s'attendait à recevoir un coup.

Snape soupira.

« C'est très bien. Tu dois manger autant que possible, mais pas plus, c'est tout ce que je te demande. »

Le garçon acquiesça, mais sans se détendre.

Et maintenant ? songea Severus.

« Une douche, je suppose ? » demanda t il au garçon. Ainsi, il pourrait remettre de la pommade là où le harnais avait blessé la peau, et détendre un peu plus les boucles qu'il ne l'avait fait la veille.

« Oui, maître » fit placidement Harry.

Serrant les dents, le maître des potions se leva et entraîna le garçon à sa suite, avant de déboucler le harnais qui tomba par terre avec un cliquetis satisfaisant. Décidant que ses vêtements n'apprécieraient guère le traitement à long terme, il se décida à rejoindre Harry sous le jet, ne gardant que ses sous-vêtements. Ce n'était pas comme s'il pouvait choqué le garçon, après tout…

Harry, pendant ce temps, restait sans réaction sous l'eau, attendant visiblement les ordres. Il saisit le gant et la savonnette que Severus lui tendait, avant de s'approcher de son maître.

Snape l'arrêta d'un geste.

« Lave-toi, toi. Tu as le droit, n'est ce pas ? » demanda t il, une légère crainte dans la voix.

Mais le garçon secoua la tête, le gant inutile entre ses mains. Severus résista à une violente envie de se taper le front contre les murs carrelés de la douche, et saisit le gant avec plus de rudesse qu'il ne l'avait souhaité. Savonnant rapidement le linge, il entreprit de frotter rapidement et efficacement l'esclave qui se laissa faire, le cœur battant rapidement, sentant la colère de son maître.

Snape n'avait jamais perdu de temps sous la douche, ne voyant pas grand intérêt à rester mouillé, nu et vulnérable plus longtemps que nécessaire, et il n'entendait pas s'étendre d'avantage sur le sujet avec Harry. Après avoir examiné ses blessures quelques minutes auparavant, il ne pensait pas que quoique ce soit puisse encore le surprendre de son anatomie, mais il fut contraint de réviser son opinion en voyant l'érection bien visible du garçon quand il en arriva à cette partie.

Le professeur ne put s'empêcher de grogner. D'après ce qu'il avait vu dans les souvenirs du garçon, Voldemort avait pour habitude de masturber son esclave sous la douche chaque matin, et sans doute le rituel bien installé était il à l'origine de cette réaction indésirable.

« Potter, vous vous arrangerez pour prendre soin de ce … problème une fois que j'aurais fini. » lâcha t il d'un ton sec.

Harry leva les yeux sur lui, de ce regard inquiet et perdu.

« Pas le droit… toucher. »

« Pardon ? » hoqueta le maître des potions

« Interdit… toucher… là… moi-même. »

Snape retint un juron. Parfait, c'était parfait. Il ne lui manquait plus que cela pour obtenir la panoplie complète des abus sexuels. Il était absolument et totalement convaincu que, libéré du collier, Harry aurait préféré subir une amputation de l'organe en question plutôt que de laisser son professeur le toucher de cette façon.

Mais avec un peu de chance, le problème disparaîtrait de lui-même, songea t il sans grand espoir. Une fois fini de laver le garçon, il entreprit de recouvrir les blessures du harnais de baume, laissant délibérément passer du temps dans l'espoir vain que l'érection du garçon disparaîtrait d'elle même.

Quand il du enfin se résoudre à fermer le pot de baume, il du bien admettre que sa tactique avait échoué. Le sexe du garçon se dressait toujours devant lui, plus raide que jamais en dépit de son apparente indifférence. Inutile de songer à remettre le harnais dans ces conditions, et Harry ne pourrait aller nulle part sans l'objet de torture qui lui martyrisant les chairs…

Résigné, Snape poussa doucement Harry face au mur et l'adolescent posa obligeamment les paumes sur le carrelage. Fermant les yeux, se sentant comme le dernier des pervers, le professeur glissa une main le long de l'aine du garçon et s'empara du membre dressé du garçon qui ne tressaillit même pas. D'un mouvement mécanique et calculé, il entama les va et vient, qui, il l'espérait, amèneraient rapidement Harry à l'orgasme.

Le garçon ne bougeait pas, ne laissait échapper aucun son, seule sa respiration indiquant à Severus qu'il approchait de son but. Rien ne laissait penser qu'il appréciait plus la situation que le professeur, se contentant de subir les caresses de celui-ci sans un mot. Quand enfin le garçon jouit dans sa main, ce fut sans un cri, seule la tension de sa nuque et de ses épaules le trahissant.

Snape ignorait comment le garçon avait pu acquérir une telle maîtrise de soi, mais il ne pouvait que l'admirer. Il avait beau se sentir passablement égoïste de mettre si peu d'enthousiasme à offrir au garçon ce que celui-ci lui offrait plusieurs fois par jour, il ne pouvait s'empêcher d'être soulagé qu'il soit si peu démonstratif.

Mais après tout, ces petites séances étaient pour Voldemort un exercice de pouvoir, et pas de plaisir. Une épreuve de plus donc tous deux se seraient bien passés…

Evitant le regard du garçon, il entreprit de remettre le harnais en place, cette fois en desserrant les lanières afin qu'il le blesse le moins possible. Malgré tout, l'engin restait toujours aussi désespérément ostentatoire, songea le sorcier en observant la silhouette fragile du garçon. Et avec la visite du ministère cette après-midi… il était inutile qu'il le soit.

D'un rapide sort, il rendit le harnais invisible, avant de tendre un pantalon en jean à Harry.

« Je crois que tu es autorisé à porter ceci ? »

« Oui, maître » fit le garçon en enfilant le jean. A voir ses gestes maladroits, il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas eu ce privilège…

Quand il se redressa enfin, hésitant, Severus eut presque l'impression de voir le fantôme de ce qu'aurait pu être le véritable Harry Potter. Peut-être pas à 17 ans, non, mais à 15… mais son attitude soumise, son expression vide le ramenèrent rapidement à la réalité.

Reprenant la laisse, il la rattacha au regret au collier et emmena le garçon dans le salon. Il surprit une vague étincelle de curiosité dans ses yeux tandis qu'il marchait, ses mouvements subitement moins entravés.

« Est ce mieux ainsi ? » ne put il s'empêcher de demander

« Oui, maître, si vous préférez. » vint la réponse.

« Mais tu es plus à l'aise, n'est ce pas ? » insista le professeur.

« Sans doute, maître ».

sans doute. Eh bien, c'était un début, se dit Snape avec une moue écœurée.

« Je dois travailler. Reste allongé ici, repose toi. Fais moi savoir si tu as besoin de quoique ce soit. »

Sans un mot, le garçon s'étendit sur le canapé qu'on lui avait indiqué et se mit à nouveau à fixer le vide. Pris de culpabilité, Severus hésita.

« Veux tu quelque chose à lire ? »

Le garçon leva à peine les yeux.

« Interdit. »

Evidemment. Tournant le dos, Snape s'installa à son bureau. Cela valait sans doute mieux de toute façon, il fallait qu'il se repose… cela signifiait il que le garçon n'avait rien lu depuis trois ans ? Mais quel intérêt aurait eu Voldemort à le laisser lire…

Il lui fallut toute sa volonté pour se concentrer sur son travail et oublier le garçon qui somnolait derrière lui. Quand le buste de Dumbledore apparu dans la cheminée, il ignorait combien de temps s'était écoulé.

« Severus, ils seront là dans quelques minutes. Amenez Harry, voulez vous ? »

Il répondit d'un hochement de tête et se dirigea vers le garçon, saisissant la laisse.

« Harry, écoute moi bien. Des gens du ministère sont venus pour te voir… ils ne portent pas de marque, mais j'aimerai que tu répondes à leurs questions. »

« Interdit. » répondit la voix calme et exaspérante du garçon.

« Tout au moins, essaies de paraître… aussi naturel que possible. Merlin, ça n'a pas de sens. Suis-moi. »

Et cela, Harry savait le faire.

Snape ne pouvait s'empêcher de penser qu'une confrontation avec des visages connus ne pouvait qu'être bénéfique pour le garçon. Un choc émotionnel, une révélation, n'importe quoi qui puisse le sortir de sa léthargie, ne serait-ce que quelques instant…

Mais quand Dumbledore vint le trouver, une demie heure plus tard, pour qu'il vienne chercher le garçon, il ne trouva qu'un esclave soumis attendant son maître, sans qu'aucune réalisation ne semble l'avoir frappé.

Il ramena donc le garçon dans le salon, et resta un long moment à l'observer, songeur.

Il y avait peut-être un moyen, après tout.

« Harry, as-tu reconnu les gens que tu as vu tout à l'heure ? »

« Moody. Autre, non. »

« Te souviens-tu d'autres personnes que tu as connu ici, à Poudlard ? »

Le garçon hocha la tête.

« Professeurs. Elèves. »

« Qui, en particulier ? »

« Interdit dire nom. »

Snape se crispa. Très bien, place au plan B.

« Harry, regarde moi. J'ai besoin de te faire voir certaines choses. Legilimens. »

A nouveau, cette sensation de trop grande facilité, d'absence de combat quand il pénétra dans l'esprit grand ouvert du garçon. Merlin, à quel point cela pouvait il être blessant ? Il fouilla rapidement la mémoire du garçon, jusqu'à finalement trouver ce qu'il cherchait. Un match de quidditch, les amis de Harry venant l'entourer après une victoire…

Mais la connexion fut subitement coupée, et l'instant d'après le professeur se retrouva face à un adolescent se tordant de douleur sur le canapé, visiblement sous l'effet d'une punition du collier.

Consterné, Snape attendit que la crise soit passée, et tendit une main hésitante vers le garçon haletant.

« Potter, que s'est il passé ? »

« Souvenir… pas le droit… avant… »

Et soudain Severus comprit. Oh, certes, la mémoire du garçon était un livre ouvert pour quiconque voulait s'y plonger. Mais Harry, lui, n'avait pas le droit de s'y replonger…

« Tu n'as pas le droit de repenser à ta vie avant ton arrivée au service de Voldemort ? » traduisit le professeur d'une voix blanche. Le garçon acquiesça.

Et maintenant ? Et maintenant, Severus ? Vas tu le torturer délibérément pour le forcer à repenser à son ancienne vie ?

Une vague de pitié le submergea tandis qu'il regardait Harry reprendre son souffle. Son enfance avait été un désastre, sa famille l'avait rejeté, il n'avait guère eut que ses amis pour le soutenir dans ces maigres quatre années qu'il avait passé à Poudlard. Et même cela, Voldemort le lui avait pris. Ses souvenirs, son identité, son âme, sa fierté… que restait il au garçon ? Probablement rien. Et il ne restait sans doute guère plus à sauver.

Mais il essayerait, pour ce que cela valait.

« Harry, je regrette. Je vais essayer autre chose. Regard moi. »

Le garçon ne perdit pas même une seconde à obéir.

« Legilimens »

Le début… il devait retrouver le début. Flirter à la limite des interdictions du collier…

Son arrivée au Manoir. Le cachot sombre dans lequel il avait été jeté et oublié. Oui, c'était bien le garçon que Voldemort avait enlevé, blessé, mais portant toujours l'uniforme qu'il avait ce jour là, lors du Tournois. Ses yeux myopes et sans lunettes étincelaient de fureur et de volonté, tandis que quelqu'un ouvrait la porte de sa cellule.

Lucius Malfoy.

« Tu as faim, Potter ? »

Mais le garçon ne répondit pas.

« Non ? Dans ce cas tu pourras manger un autre jour. » Et il vida par terre un bol de ce qui avait du être de la soupe. Une étincelle de regret traversa le regard de Harry, mais pas plus d'une seconde. Celle d'après, il fixait à nouveau Mafloy, plein de défi.

« Baisse les yeux, insupportable petit insolent. »

Mais il n'en fit rien, et Lucius leva sa baguette, un sourire mauvais aux lèvres.

« Il faudra pourtant bien que tu apprennes à obéir à ton maître. Autant commencer tout de suite. Cruciatus. »

Il resta de longues secondes à regarder le garçon hurler de douleur, avant de finalement lever l'incantation.

« Hum. A genoux, Potter. »

Une fois de plus, Harry n'en fit rien, se contentant de le fixer avec haine.

« Vraiment, Potter, » soupira Lucius « Que de temps perdu… cruciatus ! »

Et la séance continua ainsi, Malfoy enchaînant les ordres, Harry refusant de les exécuter, jusqu'à ce que les enervate du mangemort ne parviennent plus à le ranimer.

Il n'avait pas cédé une seule fois.

Snape s'extirpa enfin des souvenirs du garçon qui se tenait toujours devant lui, tremblant.

« C'était très brave, Harry » dit il simplement.

« Je… pardon, maître, pardon ! » commença le garçon, visiblement terrorisé

« Tu n'as pas à t'excuser. J'approuve tout à fait ta résistance. »

« J'obéis ! Tout… maître, obéir ! Pardon ! » continua Harry, la panique gagnant sa respiration.

« Harry, tout va bien. C'est très bien, tu as fait ce qu'il fallait, repose toi maintenant. » Il poussa doucement le garçon en position allongée, mais les tremblements ne cessèrent pas avant une bonne demie-heure.

Décidé à rester patient, Severus attendit qu'il soit tout à fait calmé avant de l'approcher à nouveau.

« Harry, je sais que c'est difficile, mais je pense que c'est la bonne chose à faire. Fais moi confiance, veux tu ? Regarde moi. Legilimens »

Quelque chose de moins violent, peut-être, songea t il en parcourant la mémoire du garçon. Une vision attira soudain son attention, et il s'y plongea.

« Tu sais que tu peux le faire » susurrait la voix douce du Seigneur des Ténèbres.

La scène se précisa, et Snape comprit aussitôt où ils se trouvaient. La chambre de Voldemort. Etendu nu sur son lit, celui-ci observait la progression d'un Harry qui ne semblait pas beaucoup plus âgé que lorsqu'il avait participé au Tournois. Vêtu du harnais et du collier, il se dirigeait à quatre pattes vers son maître, franchissant aussi lentement que possible la courte distance de lit qui les séparait.

« Oui, tu es un bon esclave. Tu peux le faire, Harry. »

A contrecœur, Severus s'attarda sur le visage du garçon et y lut toute la différence avec celui qu'il avait secouru.

La résignation s'y lisait, ainsi que la répugnance, la honte, mais ce fut la trace humide d'une larme sur sa joue qui fit rater un battement de cœur à Snape.

Lentement, inéluctablement, Harry arriva à la hauteur de son maître qui souriait, ravi. Dans un mouvement qui trahissait la souffrance que cela lui inspirait, il s'installa à califourchon sur le sorcier à la peau grisâtre, ses jambes délibérément écartées, la tête posée sur la poitrine du sorcier tandis que les larmes recommençaient à couler.

Il avait cédé.

Et à en croire l'air victorieux de Voldemort, ce devait-être la première fois.

« C'est très bien, Harry, je suis très content de toi. C'est tout ce que tu souhaites, n'est ce pas ? »

« Oui, maître » vint la réponse sous forme de murmure.

Riant doucement, le Seigneur des ténèbres vint poser une main dans les cheveux du garçon, tandis que l'autre caressait ses fesses.

« Chut, tu es un bon garçon. » murmura t il en serrant Harry contre lui comme s'il avait voulu le consoler. « Tu sais que je fais ça pour toi. Pour ton bien. » Le sourire cruel démentait férocement ses paroles, mais Harry n'avait pas besoin de le voir pour le savoir.

Une main presque tendre vint écarter un peu plus les jambes du garçon, tandis que le sexe dur du maître venait se frotter contre les fesses ouvertes, poussant légèrement contre l'orifice.

Le garçon gémit, les larmes redoublant, sans qu'il cède aux sanglots.

« Là, brave garçon, tu sais que je ferai n'importe quoi pour toi, n'est ce pas, si je pouvais t'éviter cela… mais c'est nécessaire, Harry, tu comprendras cela un jour. Chut, là, » continua t il, berçant presque le petit corps.

Puis, d'un brusque coup de rein, il pénétra le garçon qui laissa échapper un cri, sans toutefois chercher à y échapper. Severus serra les dents ; il n'avait que quatorze ans, pour l'amour du ciel, quel intérêt le sorcier pouvait il trouver à abuser un garçon de quatorze ans qui n'était visiblement pas même pubère ? Réprimant une violente envie de jeter quelque chose, il laissa la scène se poursuivre.

Tenant toujours le garçon comme s'il avait voulu le consoler, le sorcier continuait à le besogner furieusement, l'abreuvant toujours de paroles douces tandis que Harry laissait libre court à ses larmes, la tête toujours pressée contre le torse de Voldemort dont la main jouait avec ses cheveux, presque protectrice.

« Chut, ce harnais est trop serré, n'est ce pas ? Il te fait souffrir, bien sûr. Là, ça passera, ne t'en fais pas. Tout finira par passer. Tu aimeras cela, un jour, tu me suppliera de le faire… fais le, Harry ? Supplie-moi. »

Et luttant contre les sanglots, le désespoir visible sur son visage, le garçon s'exécuta.

« Encore, maître, s'il vous plait. Plus… »

Eclatant d'un rire triomphant, Voldemort accéléra encore la cadence, arrachant des cris déchirants au garçon, les mains crispées sur le draps, tout son corps frémissant de douleur et d'horreur.

Le sorcier jouit enfin, serrant Harry jusqu'à l'étouffer, et relâcha à peine son étreinte quand il reprit son souffle.

« C'est bien, Harry, tu es un bon esclave. Tu sais ce qui est bon pour toi. Dors maintenant. »

« Oui, maître. »

Et tandis que la vision s'effaçait, Snape crut voir également mourir, dans le regard de Harry, la petite étincelle si vivace qu'il avait toujours connut.

Cette fois, le Harry qu'il retrouva face à lui sembla moins perturbé, ses yeux vides plantés dans les siens sans qu'il ne cherche à s'excuser. Il avait obéit, après tout.

« Harry » fit doucement Snape. « Te souviens-tu de ce jour ? »

« Oui, maître. »

« Te souviens tu de ce que tu as ressenti ? »

« Oui, maître ». Il lui sembla que la voix était un peu étranglée, cette fois…

« Je veux que tu revive, Harry. Que tu redeviennes toi. Nous le voulons tous. Voldemort ne mettra plus jamais la mains sur toi, je te le promets. Dès que j'aurai pu enlever ce collier, tu retrouveras ta vie telle qu'elle était avant… dans la mesure du possible. En attendant, nous ferons en sorte qu'elle soit la plus douce possible, mais il faudra m'aider, tu comprends. »

« Oui, maître. »

Severus soupira. Il doutait que je garçon ait comprit sa requête… mais c'était un début. D'une façon où d'une autre, il avait réagit.

« Très bien. A table. »

A nouveau, Potter s'installa à ses pieds, et à nouveau, il dut couper des morceaux de nourriture qu'il lui tendit, prenant soin cette fois de ne rien lui donner à lécher. Bien trop rapidement, le garçon lui annonça qu'il n'avait plus faim, et il finit son repas en solitaire, l'esclave à ses pieds.

Severus songea ironiquement que la situation était somme toute plus désagréable pour lui que pour le garçon, qui semblait ne pas avoir le moindre état d'âme à ce sujet, mais il n'y avait aucune chance pour qu'il puisse un jour s'y habituer… Merlin, quoique ses élèves puissent penser de lui, il n'était aucunement dans ses fantasmes d'avoir un esclave à ses pieds !

L'après-midi se passa dans ce que Severus pensa être leur derniers moments de tranquillité. Demain, la Gazette aurait fait paraître la nouvelle du retour d'Harry, et les choses allaient nécessairement se compliquer…

Mais il ne fallut pas attendre jusqu'au lendemain pour qu'Albus lui demande devenir faire sa déposition, dans son propre bureau, face à Alastor Moody. Aucune précision n'était nécessaire, lui murmura Dumbledore sur le chemin… et Moody sembla en penser autant.

Contrôlant soigneusement son temps, il fut de retour dans les donjons en moins d'une heure pour retrouver le garçon qu'il était censé avoir sauvé.

A voir les cernes sous ses yeux et son air crispé, Severus décida qu'il était plus prudent de remettre les séances de legilimancie au lendemain. Harry semblait déjà suffisamment éprouvé par celles-ci… et malgré les potions dont il gavait le garçon, il lui faudrait sans doute longtemps avant de retrouver une énergie convenable.

Quand Severus alla se coucher ce soir là, Harry à ses côtés, il était bien convaincu de s'endormir avant même d'avoir posé la tête sur l'oreiller, et prêt à affronter ses cauchemars en toute mauvaise conscience.

Harry, cependant, ne lui en laissa guère l'occasion. Se glissant contre lui, il tendit une main chaude et habile vers l'entre jambe de son professeur qu'il entreprit de stimuler avec un toucher sûr. Le professeur se réveilla en sursaut, et repoussa vivement la main qui le caressait, avant d'apercevoir la silhouette frêle installée au dessus de lui, deux yeux verts le fixant d'un air suppliant.

Qu'il soit damné… et oh, il le serait certainement, mais les caresses du garçon, trop bien dressé, étaient loin de le laisser indifférent… et Harry lui-même, en d'autres circonstances… jurant dans sa tête, il se réveilla tout à fait.

Il devait penser au garçon, avant tout. Celui-ci, ne sentant plus d'opposition, s'était remis à sa tache, pratiquant quelques mouvements de poignet expert avant de venir lécher délicatement le bout du sexe dressé, enroulant et déroulant sa langue sans cesser de masturber fermement la base. Gémissant de plaisir malgré lui, Snape se pencha pour attirer Harry vers lui. Si cela devait se passer, alors…

Immobilisant le garçon au dessus de lui, il parcouru son buste du bout des doigts. Les côtes si saillantes, les muscles des épaules… il s'attarda un instant sur les mamelons, jouant doucement avec, sans rien montrer de la brutalité qu'il avait vu Voldemort utiliser. Massant légèrement la nuque aux muscles noués, il attira le visage du garçon contre le sien, s'emparant de ses lèvres. Harry ne parut pas surprit et céda instantanément, laissant libre accès à la langue qui l'explorait, répondant par de bref mouvements soumis de la sienne.

Satisfait, Severus laissa ses mains glisser sur le corps nu de l'adolescent, passant sa paume sur son estomac creux, traçant le contour des hanches du bout des doigts, avant de s'arrêter sur une boucle en métal.

Délaissant un instant les lèvres du garçon, il se recula pour murmurer :

« Si je n'enlève que cette partie du harnais, est ce autorisé ? »

« Oui, maître » répondit le garçon aussi bas.

Lentement, sans geste brusque, Snape détacha la lanière de cuir, tout en reprenant possession de la bouche de Harry. Le harnais céda, libérant le sexe du garçon qu'il entreprit de caresser, aussi tendrement et langoureusement que les mangemorts et leur maître avaient été brusques et avides.

Que ce soit par réflexe ou par désir, il sentit rapidement le membre du garçon se gonfler.

Avec un petit sourire de satisfaction, il poussa sur ses hanches, venant frotter sa propre érection contre celle de Harry. Le garçon se prêta au jeu, et se mit instantanément à balancer les hanches imprimant un mouvement qui amena rapidement le maître des potions au sommet de l'excitation.

« Maître… » gémit le garçon.

Severus ne se leurra pas à ce son, et le prit pour ce qu'il était : la prière d'un esclave craignant que le collier ne le punisse. Oui, il en voulait plus, quoique cela lui coûte de l'admettre…

Grognant, il se força à s'immobiliser, rapprochant un peu plus Harry, toujours à quatre pattes sur lui. Un rapide accio murmuré plus tard, une petite fiole de lubrifiant vint atterrir dans sa main, et il s'empressa de répandre le liquide sur ses doigts.

Puis, murmurant des paroles d'apaisement qu'il s'avait inutiles, il s'empara des fesses musclées du garçon qu'il entreprit de masser voluptueusement. Laissant un doigt se glisser dans la fente hospitalière, il s'attarda sur l'orifice tant désiré du garçon et le caressa lentement, effleurant et poussant tour à tour, jusqu'à ce qu'il sente les muscles se décontracter suffisamment. Comme il l'avait fait plus tôt pour le baume, il pénétra le garçon de son doigt, ne cherchant cette fois qu'à procurer du plaisir, ou tout au moins, essayer.

Mais Harry était bien trop habitué à la violence associée au sexe pour y trouver encore du plaisir, et Severus le sentait. Glissant un deuxième doigt, il tenta de préparer le garçon le plus doucement possible, cherchant sa prostate. Un léger tressaillement lui apprit qu'il avait atteint son but, mais rien dans la posture de Harry ne lui laissa penser qu'il appréciait particulièrement le traitement.

Sans cesser de stimuler son membre toujours raide, négligeant sa propre érection, Severus se décida à ajouter un troisième droit, étirant au mieux le garçon, légèrement déçu. S'il ne pouvait éviter d'en arriver là, tout au moins limiterait il les dégâts…

Enfin, désespérant d'obtenir une meilleure réaction, il guida doucement le garçon vers son sexe, le maintenant toujours par les hanches pour éviter tout geste brusque. Lentement, avec toutes les précautions, il vint s'enfouir au plus profond du garçon et l'attira à nouveau contre lui, cherchant ses lèvres.

Docilement, Harry se laissa embrasser, tandis que son professeur le caressait avec vigueur, s'activant en lui avec une délicatesse qu'il ne connaissait guère.

Quand il jouit enfin, en même temps que son maître comme on le lui avait appris, il sentit des bras l'entourer dans une tentative d'excuse, ou peut-être de consolation.

Ce n'était pas la première fois, évidemment, que les maîtres jouaient à ce jeu avec lui… un jeu de pouvoir et d'humiliation auquel il était devenu, comme pour tout, indifférent.

Mais tandis qu'il s'endormait, la tête contre la poitrine de l'homme, Harry sentit une très légère différence dans la pression des bras contre lui. L'homme ne semblait pas avoir envie de le posséder. Pour un peu, il aurait presque put penser qu'il voulait le protéger…


Alors non, ce n'est pas que je flemmarde, c'est que ma beta ( qui je rappelle ecrit le texte, finalement) a une fic à elle qu'elle veut aussi mener à bien. Et une vie, accessoirement. Bref, cette fic sera updatée quand elle aura le temps ( donc allez la tapper, elle, pas moi )

On la remercie pour ce chapitre, qui a prit du temps alors qu'elle est malade et quelle lag du cerveau, et la suite bientot quand meme surement

Pour info il y aura sans doute en tout une dizaine de chapitre, et tout le scénario est déja prévu jusqu'à la fin.

Wednesday 13 August 2008, a 23:43
My Master - Chapitre 5
 

My Master

Chapitre 5

!\ ATTENTION!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !

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A peine eut-il apparu dans le bureau de directeur de Poudlard que Snape chercha frénétiquement le vieux sorcier du regard.

A quelques mètres de lui, il l'aperçu enfin. De toute évidence, l'homme était sous le choc; la mâchoire tombante, les traits figés, il fixait des yeux le garçon qui gisait sur le sol, respirant difficilement. L'étincelle de douleur aiguë qu'il lu dans le regard de Dumbledore le ramena à la réalité.

«Albus, les potions, vite!»

Sortant de sa transe, le directeur se précipita vers son bureau et sorti un arsenal de potions d'un tiroir. Sans plus attendre, Snape les vida dans la gorge du garçon qui s'était redressé sur ses genoux.

Sans perdre de temps, Dumbledore s'était précipité vers la cheminée et avait lançait une poignée de poudre:

«Infirmerie de Poudlard! Poppy, venez vite, ne perdez pas un instant!»

Une seconde plus tard, l'infirmière pénétrait dans le bureau, poussant un cri à la vue de la frêle silhouette agenouillée sur le sol.

«Harry! Vous l'avez ramené! Oh, Severus, que lui ont ils fait?» s'exclama t elle

«Lancez un charme de diagnostique, mais ne perdez pas trop de temps!»

Ce que fit la sorcière, avant de se plonger dans la lecture du résultat.

«Les… les os cassés et mal remis pourront attendre. Il a trois cotes brisées pour l'instant… un poignet aussi… et des os du visage et… oh Merlin un sort de soin général ne sera pas de trop pour commencer!»

Tandis que le Maître des Potions continuait à lui faire avaler le contenu de diverses fioles, Poppy Pomfrey se lança dans une série de charmes qui devait durer une longue demie-heure.

Figé dans sa position soumise, le garçon ne bougea pas plus qu'il ne dit un mot.

Quand la soigneuse déclara enfin forfait, Harry avait cessé de trembler mais ne semblait guère conscient de l'endroit où il se trouvait.

«Harry, mon garçon» commença Dumbledore. «Je suis si heureux de te revoir… et tellement, tellement désolé pour tout ce qui t'est arrivé…»

Mais le garçon ne leva pas seulement la tête.

«J'ai tout tenté pour te sauver plus tôt, mais toutes mes tentatives ont échoué» continua t il, son ton désespéré. «Jusqu'à ce que le professeur Snape puisse t'approcher, rien n'a été possible.»

«Professeur,» fit Poppy devant l'absence de réaction de Harry, «Mr Potter a besoin de repos, de beaucoup de repos. Je suggère que vous commenciez par le laisser dormir avant d'entreprendre de discuter.»

«bien sûr, bien sûr» acquiesça Dumbledore, la voix défaite.

«Il faudra enlever cette… chose» fit elle en désignant le harnais. «Vous aurez sans doute besoin de pommade. Vous en reste t il, professeur?»

Snape hocha la tête.

«Bien. Je suppose qu'Harry préfèrerait qu'un homme s'en occupe… les adolescents sont particulièrement sensibles à ces détails. Je vous laisse vous en occuper. Appelez moi dès qu'il aura dormi, je vais étudier les traitements qui seront nécessaires pour le remettre sur pied. Je ne vous cache pas que son cas est sévère, Albus… il est extrêmement dénutri, bien trop petit et léger pour son âge, il présente de nombreuses fractures mal soignées, des lacérations sur tout le corps, et Merlin me pardonne, des blessures internes…»

Severus doutait que la pudeur soit au centre des préoccupations de l'adolescent en question, mais il se contenta d'acquiescer. Il s'occuperait du garçon, il lui devait bien cela… et il savait mieux que personne ce qu'il avait subit.

La sorcière quitta la pièce précipitamment, laissant le directeur et le professeur de potions seuls avec le garçon toujours apathique.

Dumbledore soupira.

«Vous avez l'air épuisé, Severus. Allez vous reposer, vous avez du avoir une rude journée. Je m'occuperai d'Harry… vos quartiers n'ont pas été touchés.»

Snape ouvrit la bouche pour protester, mais réalisa que Dumbledore n'avait pas tort. Qu'il l'ait fait pour l'aider ou pas, il avait lui-même violé et frappé le garçon de nombreuses fois au cours de ces dernières semaines et pour la dernière fois quelques minutes seulement auparavant. Si Harry devait retrouver un semblant d'équilibre, il devrait se tenir le plus loin possible de lui…

«Très bien. Je serai dans mon laboratoire si vous avez besoin de moi. Ne tardez pas trop à annoncer la nouvelle de votre résurrection, Albus, je ne tiens pas à me faire arrêter par les Aurors.»

«N'ayez crainte. Je convoquerai Scrimgeour dès qu'Harry sera endormit. Harry, mon garçon… si tu te sens capable de me suivre?»

mais le garçon n'eut pas la moindre réaction.

Snape grogna.

«Je sais que c'est contrariant, mais vous allez avoir besoin de la laisse si vous voulez le conduire quelque part. Il ne semble pas vouloir ou pouvoir se déplacer sans cela.»

Avec un hochement douloureux, le directeur saisit la laisse et la tendit. Snape était à mi-chemin vers la porte, mais il se retourna en entendant le fracas derrière lui; Harry avait renversé un guéridon en reculant trop vite pour échapper à l'emprise du directeur.

«Que se passe t il?» demanda t il en revenant sur ses pas.

«Il semblerait qu'Harry n'ait pas très bien réagit à la laisse…» fit le directeur d'un ton défait.

«Très bien. Harry, qu'y a t il?» demanda t il au garçon qui s'était remis en position agenouillé, à distance de Dumbledore.

«Pas Marque. Interdit.» fit le garçon d'une voix rauque.

«Pas de Marque? La Marque des Ténèbres? Tu n'obéis qu'aux Mangemorts, c'est cela?»

Harry hocha la tête.

«Je vois. Harry, tu n'as plus aucune raison de te préoccuper de cela. Tu es en sécurité, à Poudlard… peut-être aurions nous du commencer par cela. Ne reconnais tu pas le directeur?»

A nouveau, le garçon acquiesça.

«Pas de marque. Pas le droit. Collier punit.»

Snape lui jeta un regard sceptique, mais le directeur sembla aussitôt comprendre.

«Le collier… c'est un collier de servitude!» murmura t il en avançant la main pour le toucher.

A peine eut il effleuré le garçon que celui-ci tomba à terre, secoué de convulsions, le visage tordu de douleur tandis qu'il laissait échapper un long gémissement.

«Merlin, qu'avez vous fait? A quoi sert ce fichu collier?» s'écria Snape

«C'est un collier de servitude, un très ancien objet de magie noire, ils avaient tous été détruits, j'ignore comment Voldemort a pu s'en procurer hein! Le collier est en train de le punir, probablement parce que je l'ai touché, il n'y a rien que nous puissions faire à part attendre, Merlin me pardonne!»

Les yeux agrandis d'horreur, Snape regarda le garçon se tordre de douleur, griffant le tapis sur lequel il gisait, jusqu'à ce que le collier décide finalement que la leçon avait suffit. Il se redressa aussitôt, haletant, les yeux fiévreux et se remit à genoux, le regard dans le vague.

«Harry, qu'est ce qui a déclenché le coller?» demanda Severus

«Pas de Marque. Touché. Interdit.» fit le garçon dans un souffle.

«Le collier te punit pour quelque chose que tu as laissé faire?»

Le garçon hocha la tête.

«En réalité, c'est plus que cela»

Severus se tourna vers le directeur qui s'était laissé retomber dans un fauteuil, abattu, la tête entre les mains.

«Ce collier est destiné réduire en esclavage celui qui le porte et à briser sa volonté. Il provoque une terrible douleur dès que l'esclave désobéit, ou a seulement la volonté, même infime, de le faire. S'il ne peut exécuter un ordre, ou comme dans ce cas empêcher un acte qui lui est interdit, le collier intervient.»

Snape plissa les yeux, réfléchissant aux implications d'une telle torture.

«La simple intention… l'esclave doit donc être entière soumis, ne pas avoir la moindre pensée de rebellion…»

Le directeur hocha la tête.

«Il ne peut qu'obéir, sans délai, sans hésitation, et bien sur sans mauvaise volonté. A défaut de quoi, le collier le punira de la façon que vous avez observée.»

«Voilà donc comment il a réduit Potter à cet état de soumission absolue…» murmura Snape.

«Oui. J'ignore combien de temps cela a pu prendre pour le briser, mais Harry ne pouvait rien contre un tel artefact. Le collier ne l'aurait pas laisser mourir, juste souffrir indéfiniment…»

Severus avala difficilement sa salive. Quoiqu'il ait pu penser de l'insolence et du manque de discipline du garçon, ce dressage de soumission absolue était la pire torture qu'il puisse imaginer. Personne ne méritait cela, surtout pas un enfant… Quand il repensait au garçon fier et insoumis qu'Harry avait été, il ne pouvait qu'imaginer à quel point il avait du souffrir pour en arriver là…

«Récapitulons» fit il en tentant de rester cohérent «Harry, tu n'as pas le droit d'être touché ou d'obéir à quelqu'un ne portant pas la Marque, c'est bien cela?»

«Oui, maître»

«Et cesse de m'appeler ainsi!» grogna Severus «professeur ou monsieur fera très bien l'affaire!»

Le garçon lui jeta un rapide coup d'œil confus.

«Interdit.»

«Interdit? De m'appeler autre chose que ‘maître?» fit Severus, son ton proche du désespoir. Où allaient s'arrêter les règles imposées par Voldemort?

Harry hocha la tête.

«Marque. Maître.»

«D'accord, d'accord, peut-être pourrais tu faire des phrases complètes? Sujet, verbe, complément, tu t'en souviens, oui?»

Mais le garçon secoua la tête.

«Interdit.»

«Interdit? De faire des phrases entière?» Snape était abasourdi.

«Oui. Esclave. Pas parler comme maître.»

«Je vois» murmura Severus en se laissant à son tour retomber dans un fauteuil.

«Severus, je suis désolé» fit Dumbledore à ses côtés. «Vous êtes la seule personne portant la marque de notre côté… je crains que vous ne deviez vous occuper du garçon jusqu'à ce que nous… trouvions une solution.»

«Commencez par me dire comment enlever ce collier de malheur!» s'écria t il

«C'est impossible» soupira le directeur. «Seul son maître légitime le peut.»

«Légitime!» s'écria Severus «Il n'y a rien de légitime là dedans! Ce psychopathe a transformé un garçon de 14 ans en esclave sans âme et sans volonté, vous ne me ferez pas croire qu'il a un certificat de propriété pour Harry Potter!»

«Calmez vous, mon enfant, je suis entièrement d'accord avec vous.» soupira Dumbledore. «Mais Harry reconnaît Voldemort comme son maître et c'est tout ce qui importe.»

«Très bien, parfait, il suffit donc que Harry ne le considère plus comme tel et le tour sera joué» avança Snape, tout en se doutant que le plan était trop simple.

«Non, Severus. Il faudra bien que le maître du garçon enlève ce collier. La seule chance serait qu'il en vienne à voir quelqu'un d'autre comme son maître… mais sous l'emprise du collier et après les trois ans de tyrannie qu'il vient de subir aux mains de Voldemort? Je doute que ce soit évident.»

«Potter a toujours été fort. Il y arrivera» fit Snape avec une confiance qu'il ne se connaissait pas.

Albus s'avança pour lui tapoter le bras.

«Peut être devriez vous l'interroger un peu plus sur ses obligations?»

Snape grimaça mais reprit son interrogatoire.

«Tu ne peux te déplacer sans ta laisse, si j'ai bien compris?»

Harry acquiesça.

«Sauf sexe. Quatre pattes.»

Snape grogna. Formidable…

«Et tu dois porter ce harnais?»

«Toujours sauf douche.»

«Hum. As tu le droit de manger normalement, à table?» demanda Severus en se rappelant du spectacle dégradant des repas aux pieds de Voldemort.

«Non. Main de maître.»

«Charmant» murmura Snape.

Il observa un instant le garçon dont les bras et les jambes s'étaient remis à trembler. Sans doute souffrait il toujours des effets du collier…

«Très bien, je suppose que tu resteras dans mes quartiers ce soir. Albus, il a besoin de se reposer, les potions n'y feront rien. Prévenez tout le Ministère, faites ce que vous avez à faire, mais laissez le dormir au moins douze heures.»

«C'est entendu, Severus.» fit le directeur. «Mais prenez garde à ne rien faire qui pourrait contrarier le collier… et pensez que Harry n'est plus le garçon que nous avons connu. Il cherchera à retourner vers son maître, il a été trop bien dressé pour revenir ainsi à son ancienne vie.»

«Je le sais. » soupira Snape. «Pour l'instant, je veux juste qu'il reprenne des forces. Le reste viendra après. Et si je dois jouer une fois de plus au Mangemort, eh bien… soit, je le ferais.»

Albus vit l'éclat douloureux dans ses yeux et acquiesça.

«Nous savons qui vous êtes réellement, mon garçon et demain le monde entier le saura. Harry lui même le comprendra bientôt, faites moi confiance.»

Avec un dernier hochement de tête, Snape se leva et saisit la laisse du garçon, tentant d'oublier sa répugnance. Harry se leva aussitôt, prêt à le suivre.

Jetant une poignée de poudre de cheminette dans la cheminée, il annonça sa destination et s'avança dans ses appartements, le garçon le suivant docilement.

«Très bien» fit il quand ils furent arrivés «Dans la mesure où il faut soigner les blessures que ce harnais a pu causer, je suppose qu'une douche s'impose. Autre chose, Harry…»

Le garçon le regarda de cet air docile et vide qu'il arborait en permanence.

«Je regrette profondément tout ce qu'il s'est passé au Manoir. J'ai été contraint d'imiter les autres Mangemorts et de faire ce qu'on me demandait pour pouvoir te sortir de là. Je sais que c'est une piètre excuse au vu de ce que tu as subis, mais sache que cela ne se reproduira en aucun cas et que je suis terriblement navré d'avoir du en arriver là.»

Rien dans le regard du garçon ne laissa entendre qu'il avait saisit un mot de son discours.

«Oui maître» fut la seule réponse, crispant un peu plus Severus.

Serrant les dents, il conduisit le garçon jusqu'à la salle de bain. Décidant que ses robes se remettraient du traitement, il renonça à les enlever. Inutile de laisser penser au garçon qu'il attendait ses services…

«Enlève ça» fit il en désignant le harnais.

«Maître?» répondit le garçon, l'air perdu.

«Ton harnais. Enlève le.»

Mais le garçon se contenta de le regarder en secouant la tête.

«Pas le droit… maître doit…»

Avec un grognement de frustration, Severus s'avança vers lui, cherchant l'ouverture des lanières. Quelques secondes plus tard, Harry se tenait dans le plus simple appareil, les marques du harnais profondément imprimées dans sa chair.

Depuis combien de temps le garçon pouvait il porter cette chose? Dessous, la peau était blanche et fine, comme marquée au fer rouge… il soupçonnait que la marque laissée par le collier métallique serait bien pire encore.

Poussant doucement le garçon sous le jet, il entreprit de recouvrir de baume les blessures qui parcouraient sa peau. Immobile, il se laissa faire sans un mot, laissant l'eau le recouvrir et tressaillant à peine quand Snape passa sur les blessures les plus à vif.

Il pouvait reconnaître des traces de coups, les brûlures laisses par la laisse en cuir, et d'autres encore… les cicatrices les plus anciennes ne partiraient sans doute pas, songea t il. Se rappelant combien la cicatrice sur son front avait parut irritée, il se releva pour l'examiner, mais le garçon recula quand il tendit la main.

«Pas soigner. Interdit.»

Snape secoua la tête en soupira.

«Il ne veut pas qu'elle soit soignée, hum? Est ce qu'elle te brûle tout le temps?»

«Quand mon maître là.» répondit simplement le garçon.

«Tout le temps, donc. Très bien. Ne bouge pas» laissant de côté la cicatrice rouge vif, il entreprit de soigner le visage et le cou du garçon. La lèvre coupée par le coup de laisse de Draco avait enflé, mais les sorts de soin et les potions semblaient avoir réduit le plus gros de la blessure.

«Très bien, ça suffira. Lave-toi si tu le souhaites et rejoins moi dehors.»

Le garçon le regarda sans rien dire, mais s'écarta aussitôt du jet et ramassa le harnais qu'il tendit à Snape.

Avalant difficilement sa salive, celui-ci s'exécuta, passant les courroies entre les jambes, emprisonnant son sexe, et autour du buste du garçon. Merlin, il se sentait comme le dernier des pervers… mais Harry sembla trouver tout cela très normal, et le suivit d'un pas égal dans la salle.

Le paquet devant la cheminée attira aussitôt le regard de Severus; dessus, un simple mot de Dumbledore lui indiquant qu'il pourrait en avoir besoin et lui souhaitant bonne chance.

Il ouvrit rapidement le carton et hocha la tête en voyant son contenu. Parfait. Albus avait été rapide.

Une paire de lunettes à la main, il se tourna vers Harry.

«Tes lunettes. Elles devraient s'ajuster automatique à ta vue.» dit il en tendant l'objet. Mais pour ce qui lui sembla être la centième fois de la soirée, le garçon secoua la tête.

«Interdit.»

Snape du se retenir de jeter les lunettes contre le mur.

«Interdit? Les lunettes?»

«Oui, maître.»

«Pour l'amour de Merlin…!» mais il savait ou Voldemort avait voulu en venir, bien sûr. «Tu ne vois rien, n'est ce pas? Tu es toujours myope comme une taupe?»

«Oui, maître.»

C'était clair. Nier sa vue au garçon, qu'était-ce après tout au cœur de cette ignominie? Un détail, vraiment… Mais qui comptait. Sans doute Harry vivait il dans le flou depuis trois ans. Préférant ne pas s'appesantir sur cette pensée, il sortit un pyjama du paquet et le tendit au garçon.

«Très bien, mets cela, tu en auras besoin pour cette nuit. Dumbledore t'a fait livrer des vêtements à ta taille, je les laisserai dans ta chambre.»

Severus cru devenir fou quand le garçon secoua a nouveau la tête.

«Laisse moi deviner: interdit?»

«Oui, maître. Rien pour dormir. Que harnais.»

Evidemment, cela avait du sens.

«Vêtement… aussi» ajouta t il. «Pantalon, oui. Seulement.»

Dans un geste de rage, Snape envoya le contenu du carton voler sur le sol.

Le garçon se raidit, s'attendant visiblement à le voir libérer sa colère sur lui… décidément, il s'y prenait mal. S'efforçant de regagner un peu de contrôle sur lui même, il eut un geste d'apaisement qui ne fit rien pour rassurer l'esclave.

«Je suis désolé, harry. Tu n'y es évidemment pour rien, nous allons trouver une solution, je te le promet.»

«Oui, maître.»

Severus passa une main sur son visage. Cette journée n'en finirait jamais…

«Très bien… très bien. Les discussions pourront attendre demain. Tu dois être fatigué, je vais te montrer la chambre où tu dormiras.»

Reprenant la laisse, il guida le garçon jusqu'à la chambre d'invité, qui avait rarement été occupée jusque là. Un lit une armoire, un bureau et une chaise, c'est plus que le garçon était sans doute habitué à avoir…

«Installe toi là.» fit il en le faisant monter sur le lit. «Repose toi, dors aussi tard que tu le voudras. Si tu as besoin de quoique ce soit, appelle, je laisserai les portes ouvertes. As-tu besoin d'autre chose?»

Le garçon sembla hésiter, mais secoua la tête.

«Non, maître. Merci, maître.»

Snape retint un grognement.

«Très bien. Dans ce cas, à demain.»

Et il se retira, refusant de regarder par dessus son épaule tandis qu'il quittait la pièce. La tension des dernière semaines retombant, il se laissa tomber sur son lit, heureux d'être enfin seul. Merlin, les prochains temps promettaient d'être difficile… comment pouvait il espérer rendre une vie normale à Harry après 3 ans de servitude sans faille, après un dressage si brutal et radical? Il ne semblait rester aucune étincelle de volonté dans le corps et l'esprit soumis du garçon…

Les images des réunions de Mangemorts revinrent le hanter. Le garçon montant avec docilité sur les genoux des Mangemorts pour y être prit brutalement, sans jamais protester, continuant encore et encore, sans espoir de la moindre bonté… et ce que lui même avait fait… le harnais rentrant dans la chair du garçon, l'écartant malgré lui pour l'offrir à ses agresseurs… tournant et se retournant dans on lit, il finit par succomber à un sommeil peuplé de cauchemars.

Il ne savait pas combien de temps avait passé quand un bruit léger mais persistant le réveilla. Il mit un instant à identifier sa provenance: la chambre du garçon!

Sans plus attendre, il se précipita vers la porte ouverte et resta un instant sans voix. Recroquevillé sur les couvertures, le garçon gémissait, couvert de sueur, visiblement en proie à une intense douleur.

«Harry! Que se passe t il?»

«M… maître» murmura t il en le voyant. La douleur sembla cesser et le garçon se remit à genoux mécaniquement, à bout de souffle.

«C'est le collier? il t'a puni?»

«Oui, maître» murmura le garçon.

«Pourquoi, cette fois-ci?»

«Interdit… dormir… seul… sans maître…»

«Merlin» murmura Snape. «Ne pouvais tu pas le dire avant?»

«Maître… ordonné… chambre…»

«Harry» interrompit Severus, sentant une sueur froide glisser dans son dos. «Tu dois absolument me dire ce qui pourrait contrarier le collier! C'est un ordre, tu me comprends? Il n'est pas question de te laisser souffrir inutilement!»

«Oui… maître…» fit le garçon haletant.

«Tu as toujours mal?» demanda Snape plus doucement

«Oui, maître… muscles… mal… après.»

«Je vois» soupira le professeur. «Une potions semble nécessaire.»

Mais le garçon secoua la tête.

«Potions… pas marcher…»

«Quelque chose que je puisse faire? De l'eau, peut-être?»

«Non… merci… maître. Vomir eau.» répondit le garçon qui semblait en effet plus pâle qu'à l'ordinaire.

«Très bien. Dans ce cas, suis ma dans ma chambre, je suppose qu'il n'y a pas d'autre alternative.»

Plein d'appréhension, Severus regagna sa chambre, Harry le suivant en laisse. Merlin, il ne pourrait donc pas même dormir seul… mais cela correspondait avec ce que Voldemort avait dit: il ne quittait Harry ni de jour ni de lui. Il tressaillit; il n'osait imaginer la façon dont il passait ses nuits avec le garçon… Tentant de ne plus y penser, il s'installa sous les couvertures, Harry à ses côtés. Aussitôt, celui-ci chercha à se rapprocher, passant un bras autour de ses côtes.

Severus le repoussa fermement.

«Harry, tu n'as plus à faire cela. Je sais qu'il est sans doute trop tôt pour avoir cette conversation, mais ce que Voldemort t'a fait subir… c'était mal, très mal. Cela n'arrivera plus, je te le promets. Je ne te toucherai plus, tu n'as plus rien à craindre de moi.»

«Mon maître dit… récompense… Severus…»

« C'est fini, Harry, tu n'auras plus jamais à offrir de récompense à qui que ce soit, tu me comprends?»

Mais au regard vide que lui renvoya le garçon, il sut que le concept le dépassait.

«Dors. Nous reparlerons de cela demain.»

Sans plus attendre, il éteignit la lumière et entreprit de retrouver le sommeil qu'il sentait déjà fort compromis…

Ce fut une sensation étrangement familière qui le réveilla quelques heures plus tard. Une sensation qui lui rappelait étrangement des souvenirs de repas, de Mangemorts, de réunion au Manoir des Ténèbres… il sursauta et alluma la lumière; il ne s'était pas trompé, entre ses jambes, le garçon était en train de s'activer sur son membre bien dressé, sa langue allant et venant comme s'il léchait une glace particulièrement appétissante, avant de l'enfourner entièrement dans sa bouche, logeant la tête au fond de sa gorge.

La voix rauque, il saisit le garçon par les cheveux et le repoussa:

«Ca suffit! Harry! Non! Est ce que tu n'as pas entendu ce que je t'ai dit? Tu n'as plus à faire ça, c'est finit!» Il criait presque de frustration, tant par le comportement du garçon que par l'envie qui le tiraillait de le laisser finir sa besogne.

«Désirs… maître… je fais…»

«Non! Je ne veux plus que tu fasses cela! Interdit! Est ce que tu comprends? Tu n'es plus obligé de faire cela! Je ne le veux pas!»

Le garçon recula, douloureusement surpris.

«Mon maître veut…»

«Mais moi je ne le veux pas! Laisse moi tranquille!» glapit le maître des potions, sentant ses nerfs lâcher. Mais il du aussitôt retrouver son sang froid devant ce qui arriva alors: Harry retomba subitement sur le lit, se tordant de douleur et gémissant pitoyablement. Le collier…

«Harry, stop, que veut le collier? Harry!»

Le garçon réussit difficilement à articuler:

«Obéir… ordres… mon maître…»

«Très bien, très bien, tout ce que tu veux, mais que ça s'arrête!»

Aussitôt, le corps du garçon perdit sa tension et il s'effondra un peu plus sur le lit, couvert de sueur, avant de se remettre péniblement à genoux.

«Pour l'amour de Merlin, Harry, à quel ordre as tu désobéit cette fois?» murmura Severus, se sentant aussi drainé que le garçon.

«Dois… assouvir… désirs… sexuels… maîtres…» haleta t il.

«Mais puisque mon désir est que tu ne t'en occupes pas!»

«Mon maître… veut… satisfaire… sexe…»

«Que je le veuille ou pas, n'est ce pas?» grommela severus, sentant la fatalité le submerger

«Oui, maître… je… désolé…»

Se sentant plus épuisé encore que quand il s'était couché, Snape se laissa retomber sur le lit, défait. Qu'était il sensé répondre à cela? Mais le garçon sembla couper court à son dilemme en reprenant possession de son entrejambe, le regard hésitant. D'un rapide hochement de tête, il lui donna l'autorisation de continuer, et ferma les yeux pour tenter d'oublier.

Mais la bouche du garçon, si experte, ne pouvait être ignorée… dire qu'il était là, à Poudlard, dans sa propre chambre, laissant Harry Potter pratiquer une fellation sur lui au milieu de la nuit, vêtu d'un harnais de bondage… c'était totalement irréel. Mais la sensation de la bouche chaude et humide autour de son membre était bien réelle, elle, le rendant un peu moins conscient du reste à chaque seconde, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus tenir et se mette à balancer les hanches en rythme dans la bouche du garçon. La langue s'activant toujours, il l'accueillait sans hésitation jusqu'au fond de sa gorge, caressant religieusement ses bourses, sans tenter de brider ses amples mouvements, jusqu'à ce que Severus se libère enfin dans cette caverne chaude et humide qui le stimulait encore et encore, l'incitant à lui donner toujours plus, avalant jusqu'à la dernière goutte de sperme…

Vidé et abattu, il se laissa retomber sur le matelas, pantelant. Merlin, le garçon était doué… très doué.

Tout naturellement, celui-ci vint s'installer sur lui, l'enserrant de ses bras et de ses jambes comme s'il cherchait le maximum de contact. Passant une main dans ses cheveux, Snape n'eut pas le courage de le repousser… Si Dumbledore apprenait ceci, et il devrait l'apprendre… que dirait il? Mais il n'y pouvait rien, songea t il en laissant l'épuisement le gagner.

Il n'y pu rien non plus quand, quelques heures plus tard, il sentit un corps étrangement chaud et familier se frotter contre la partie basse de son corps, attisant son érection déjà bien intéressée.. le front posé sur son torse, le garçon se déhanchait de manière à faire glisser délicatement son sexe entre ses fesses offertes, ouvertes par le harnais. La posture le faisait paraître terriblement soumis et vulnérable, et Snape sentit son cœur se serrer.

«Harry… non.»

«Maître…» murmura le garçon d'une voix presque suppliante.

Snape serra les dents. Il connaissait la réponse. Soit il utilisait le garçon pour assouvir ses désirs, soit celui-ci serait puni. Fermant les yeux, il décida de le laisser mener.

Harry attendit que son membre soit suffisamment dur, pour s'empaler lui-même dessus, dans un mouvement qui arracha un grognement de plaisir au Maître des potions. Il posa les mains sur les hanches saillantes du garçon tandis que celui ci le chevauchait, les yeux fermés, les lèvres pincées. Les blessures internes du garçon ne pouvaient avoir guérit en si peu de temps, songea t il… il devrait… faire de son mieux.

Se balançant d'avant en arrière, Harry semblait chercher à lui procurer le maximum de plaisir, recréant lui même la violence avec laquelle les Mangemorts l'avaient habitués à être pris, sans se soucier de sa propre souffrance pourtant bien visible.

«Harry… doucement… c'est inutile, vas y doucement, ne te fais pas de mal…»

Le garçon lui jeta un regard incrédule et diminua légèrement l'ampleur de ses mouvements. Avait il déjà ressenti du plaisir dans cet acte? se demanda Severus. Probablement pas. Serrant les dents, il se laissa aller dans le tempo suggéré par Harry, tentant de ne pas penser à la douleur qu'il lui occasionnait à chaque coup de rein. Il lui sembla qu'une éternité s'était écoulée quand il jouit enfin, serrant contre lui le corps battu du garçon, souhaitant de tout cœur pouvoir lui faire éprouver le même plaisir… puis il roula sur le côté, laissant Harry reprendre son souffle.

Un rapide Tempus l'informa que la matinée était déjà bien avancée… il dormait rarement le matin, mais les circonstances pouvaient excuser cette grâce matinée.

Allumant la lumière, il posa son regard sur le garçon à ses côtés, qui se mit aussitôt à genoux.

Cette nuit avait été… éprouvante. Bien plus qu'il ne l'aurait pensé. Et maintenant, il allait devoir tenter de passer cette journée sans provoquer de punition du collier.

«Harry» commença t il «Il va falloir que tu m'aides. Peux tu me donner la liste complète de ce que Voldemort t'impose?»

Mais Harry secoua a tête.

«Pas le droit.»

Severus réfléchit un instant. C'était à prévoir.

«Très bien. Dans ce cas, explique moi comment se passe une journée standard.»

«Je… raconter?» demanda le garçon, hésitant. Avec ses difficultés d'expression, la tache risquait en effet d'être lourde.

«Ca ne sera pas utile» décida Severus. «Regarde moi dans les yeux. La sensation ne sera pas agréable, mais je vais pénétrer dans ta mémoire pour voir tes souvenirs. Tache de ne pas me combattre.»

Le garçon hocha la tête, visiblement peu inquiet. Un instant plus tard, Snape su pourquoi. Son Legilimens n'enfonça aucune porte, l'esprit du garçon était entièrement ouvert, de toute évidence en permanence et ne comportait aucune zone protégée. Un effet qu'il n'avait encore jamais rencontré, mais dont il pouvait deviner l'origine… avec la plus grande horreur.

Il n'ignorait pas à quel point le fait de subir un legilimens était une épreuve difficile et perturbante. De toute évidence, Voldemort avait imposé un legilimens continu au garçon, forçant ses défenses jusqu'au point de non retour, sans jamais relâcher sa pression pendant, quoi… des mois? Des années? Probablement n'avait il jamais cessé de violer encore et encore son esprit au cours de sa captivité.

Snape recula. Il ignorait ce qui l'horrifiant le plus à présent, les sévices physiques et sexuels qu'avaient subits le garçon, ou ce viol de son esprit? Comment pouvait il rester sain d'esprit de cette façon? Mais sans doute était ce la réponse, il ne l'était plus, il était tout simplement brisé, entièrement et fondamentalement brisé, son identité niée jusqu'au dernier point, son intimité totalement inexistante.

Fouillant rapidement le tiroir de la table de chevet, Severus sorti une potion calmante qu'il avala d'une traite. Il allait bien avoir besoin de ça pour survivre à cette journée. Puis, se retournant vers le garçon qui n'avait pas bougé, il se plongea dans ce regard vide et lança à nouveau son legilimens.

Il n'eut aucune difficulté à accéder à ce qu'il cherchait, les images défilaient sans aucune résistance tandis qu'il les appelait.

Une journée type, Harry. Montre le moi.

Et il le fit.

Voldemort se couchant, le soir, dans son lit. Ou plutôt sur son lit, ne prenant pas la peine de prendre de couverture, et indiquant à son esclave de venir s'allonger sur lui. Harry s'installant à plat ventre sur le corps nu et froid du sorcier qu'il avait aidé à ressusciter, bras ballants et jambes bien écartées pour rester à tout moment à la disposition du sorcier sous lui.

Voldemort le réveillant deux, trois fois par nuit, soit en s'enfonçant en lui d'un douloureux et brutal coup de rein, soit en le positionnant sur ses coudes, profondément cambré tandis qu'il pénétrait et besognait le garçon à moitié endormi, contraint de participer malgré lui, le harnais l'écartant toujours pour son maître tandis qu'il ouvrait ses cuisses selon un angle impossible.

Ou le retournant sur le lit, forçant ses genoux à toucher l'oreiller de part et d'autre de sa tête, le dos plié comme un contorsionniste, les fesses exposées en l'air pour le sorcier qui grognait bestialement tandis qu'il le prenait, pesant de tout son poids sur le petit corps.

Et se rendormant, une main dans les cheveux de l'esclave, une autre au creux de ses reins.

La douche, enfin, au réveil. Sans le harnais cette fois, le garçon se tenait sous le jet d'eau brûlante, lavant son maître tandis que celui-ci lui rendait la pareille, avant de le pousser contre le mur, une main se glissant dans son entrejambe pour venir masturber sans délicatesse le sexe de l'adolescent.

Ainsi, Voldemort se préoccupait il que son esclave jouisse au moins une fois par jour… mais sans doute voyait il là un symbole de pouvoir supplémentaire, songea Snape, et une bonne raison d'être excité… le sorcier n'avait pas menti concernant sa libido; le rituel de la douche semblait impliquer une autre séance de sexe, besognant furieusement le garçon tandis qu'il le masturbait, l'asservissant un peu plus alors qu'il obligeait le garçon visiblement peu enthousiaste à jouir dans sa main.

Puis le Seigneur des Ténèbres remettait le harnais en place, serrant plus que nécessaire chaque lanière, manipulant et touchant le corps du garçon comme s'il sellait un cheval. enfins, le guidant par la laisse, il le guidait jusqu'à la salle à manger où le déjeuner l'attendait, parfois seul, parfois en compagnie de Mangemort.

Agenouillé aux pieds de son maître, il attendait sans un bruit qu'il lui tende, ou pas, un peu de nourriture qu'il mangeait dans sa main, sans en laisser une miette, léchant les doigts du sorcier. Si les Mangemorts étaient présents, il s'acquittait de sa tache habituelle sous la table, offrant ses services et se soumettant à leurs humeurs sans rechigner, son corps meurtri aussi public et disponible que son esprit.

Ayant satisfait les invités, il rejoignait son maître qui, le repas finit, décidait soit de le garder en laisse à ses côtés s'il restait au Manoir, soit de le transformer en furet s'il devait se rendre ailleurs.

Enfouit au plus profond des robes du sorcier, l'animal devait reposer sans bouger contre le sexe de son maître, attendant que celui-ci se tende d'excitation, ce qui n'attendait jamais longtemps. Le furet s'activait alors, se frottant et se balançant de son mieux pour faire jouir son maître, recevant finalement sa semence et s'immobilisant à nouveau … jusqu'à la prochaine fois.

A moins que le sorcier, trop excité, ne décide de lui rendre sa forme humaine pour pouvoir le pénétrer violemment, jouissant au plus profond de lui, pour seulement lui redonner la forme animale suggérée par Draco Malfoy et regagner les robes de son maître jusqu'au soir.

Le repas se passait généralement comme le déjeuner, le garçon en laisse attendant patiemment que la nourriture vienne à lui et la mangeant servilement dans les paumes de son maître, contentant les invités de son mieux, laissant les fantasmes les plus pervers venir briser et soumettre son corps. Les coups de laisse pleuvaient, quoiqu'il fasse, et Voldemort ne semblait jamais se préoccuper de les justifier, se contentant de punir à son gré.

Enfin, Voldemort le tirait vers la douche du soir, ôtant à nouveau le harnais tandis qu'il le prenait une dernière fois sous le jet qui le débarrassait des souillures de la journée, sans se préoccuper de faire jouir son esclave cette fois, avant de regagner la chambre, le harnais replacé pour la nuit.

Et, les cuisses écartées et les genoux remontés le long des côtes de son maître, il revenait s'installer pour la nuit sur le seul matelas qu'il ait connu en trois ans: Voldemort, qui prenait soin de le positionner pour pouvoir se servir de lui dès que l'occasion se ferait sentir.

La tête reposant sur la poitrine grise et dure du Seigneur des Ténèbres, le garçon s'endormait finalement, sa cicatrice l'élançant violemment, prêt à subir à tout moment les assauts de son maître.

Mais la fatigue l'emportait encore et toujours… jusqu'au prochain réveil brutal.

Hagard, Snape se précipita hors de l'esprit du garçon qui le fixait toujours, le regard absent.

Il avait ses réponses.

Mais avant toute chose…

Severus Snape n'eut que le temps de se précipiter dans la salle de bain pour vomir, encore et encore, son estomac refusant de s'avouer vaincu. Et en regardant son visage dans la glace, le regard hanté parce qu'il venait de voir, Severus doutait qu'il retrouve un jour sa place initiale.


Ce chapitre et particulièrement long, et ma beta m'informe qu'elle va prendre des vacances, ayant elle aussi une fic à écrire. A ce sujet : merci pour les reviews, auxquelles nous repondons tour à tour, mais je dois préciser que le "style" de cette fic n'est absolument pas le mien, c'est celui de ma beta qui réécrit quasiment tout le texte. Voila, c'est dit... elle ne corrige pas ses fautes et fait corriger sa propre fic par une beta, et je ne corrige pas les fautes non plus donc...j'en prends la responsabilité

Je ne citerai pas le nom de ma beta puisqu'elle ne veut pas être associée avec cette fic, ce que je comprends, mais je la remercie très fort, surtout que ce n'est pas du tout son type de fic à l'origine... Je vais essayer de faire des chapitres moins loins, promis.

Wednesday 13 August 2008, a 23:38
My Master - Chapitre 4
 

My Master

Chapitre 4

/!\ ATTENTION/!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !!

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Quand Severus Snape répondit à l'appel de la marque, quelques jours plus tard, il sut immédiatement qu'il ne s'agissait pas d'une réunion habituelle. Autour de lui, les Mangemorts étaient tous masqués et le décors ne ressemblait en rien à celui du Manoir des Ténèbres.

Le sang et les cris empoisonnaient l'atmosphère, le vent brûlant charriant des cendres des maisons en feu un peu plus loin.

Les Mangemorts venaient d'attaquer un village moldu. Mais de toute évidence, il arrivait après la bataille, il ne semblait plus rien rester à détruire ici…

Un peu plus loin, il vit la longue silhouette de Voldemort et se dirigea vers lui, nerveux. Que pouvait il attendre de lui cette fois?

«Severus, juste à temps» l'accueillit il.

«Maître, je suis venu aussi vite que j'ai pu…»

«Ta présence n'était pas nécessaire pendant la bataille, si on peut appeler cela ainsi… tes compétences de Maître des Potions me sont bien plus utiles. Transportes-tu toujours ton attirail avec toi?»

«Oui, maître.» Il n'avait jamais perdu l'habitude de toujours avoir sur lui les potions de premiers secours.

Voldemort lui fit signe de le suivre. Un peu plus loin, dans un champ à l'écart des ruines fumantes, gisaient deux Mangemorts. De toute évidence, les moldus s'étaient défendus…

«Ils ont reçu des coups de fusil. Vois ce que tu peux faire.»

Severus s'empressa de les examiner, avant de rapidement leur faire absorber une potion de régénération sanguine et de cicatrisation. Quelques sorts de soins plus tard, ils étaient en état de se tenir debout.

Voldemort leur fit signe de disposer, et tous deux transplanèrent.

«Tes potions sont toujours aussi efficaces, Severus.»

«Je l'espère, maître.»

«A ce sujet…» la main gantée du Seigneur des Ténèbres vint tapoter sa robe. «Harry manque passablement d'énergie, ces temps-ci»

‘Quelle surprise' songea le Maître des Potions. Au régime auquel était soumit le garçon, nul doute qu'il soit à bout de force…

«Je souhaiterais que tu prépares une potion d'énergie plus puissante que d'habitude. Rapidement.» il eut un sourire reptilien. «Vois-tu, ma libido sembla avoir redoublé depuis l'arrivée de ce charmant jeune homme. Il serait regrettable que je ne puisse pleinement en profiter…»

Snape se força à sourire.

«Est-il resté se reposer au Manoir?» demanda t il.

«Au Manoir?» Voldemort éclata de rire. «Non, non Severus, tu n'imagines pas que je me séparerait un instant d'Harry. Il reste en permanence avec moi, jour et nuit, sauf bien entendu quand un de mes Mangemorts requiert ses services…»

«Je ne l'ai pas vu, est-il resté sur le champ de bataille?» fit Severus, prit d'un mauvais pressentiment

«Harry n'a rien à faire sur un champ de bataille. Sa seule raison d'être est de satisfaire les désirs de ton maître. Il ne me quitte jamais un instant, quelque soit sa forme.» Puis, voyant le regard interrogatif du Maître des potions, il plongea sa main dans ses robes et en ressorti un jeune furet à la robe brune et sale et à l'aspect maladif.

«Il est plus facile à transporter ainsi. Une idée du jeune Malfoy, ce cher Draco! Une petite vengeance personnelle, m'a t il semblé, mais une excellente idée quoiqu'il en soit.»

«Vous transformez Harry en furet? C'est… judicieux» fit Snape

«Et très pratique. De cette façon, Harry est toujours à disposition. Il reste là où est sa place: entre mes jambes et peut ainsi me satisfaire à tout moment quand le besoin s'en fait sentir. Draco a semblé beaucoup apprécier l'ironie de la chose.Ces petits animaux sont vraiment plus agiles qu'on ne le penserait! »

Et soudain, Snape su ce qui avait souillé le poil de l'animal. L'idée était tellement révoltante qu'il retint difficilement une crampe dans son estomac… où s'arrêtait la perversité du sorcier? Comment le furet pouvait il ne pas étouffer dans… dans… Merlin. Et Draco… Draco était au courant depuis le début et se taisait, se complaisait dans ces jeux pervers.

Le Seigneur des Ténèbres confirma son intuition:

«Draco aime beaucoup s'amuser avec Harry. C'est un jeune homme plein d'imagination, je dois dire, il se montre toujours créatif. Je ne rechigne pas à lui prêter Harry, bien sûr, il faut bien que les jeunes s'amusent ensemble, n'est ce pas?» Il éclata de rire.

Severus tenta de lui faire écho, mais il sentait que son propre rire sonnait faux. Oh, oui, Draco savait se montrer particulièrement inventif… il n'en avait aucun doute.

«Je dois dire que Lucius lui a beaucoup appris. Harry constituait un bon terrain d'entraînement, je suppose, c'est un vrai plaisir de les voir prendre le garçon ensemble. Un vrai spectacle, en réalité. Je pourrais leur demander de venir ce soir, ce serait un excellent moyen de conclure cette journée, qu'en penses tu?»

« Excellente idée, maître» articula Severus. Il était à peu près convaincu que le spectacle en question était la dernière chose au monde qu'il souhaita voir.

Mais l'idée fut bien mise à exécution, et ce soir là une chaise de plus fut installée autour de la table en l'honneur du jeune Draco Malfoy. Celui-ci rayonnait d'orgueil et de concupiscence, tandis pénétrait dans la salle, jetant au passage un regard brûlant à Harry agenouillé aux pieds de son maître. De toute évidence, si Malfoy senior éprouvait un plaisir sadique à abuser du garçon, son fils était plus motivé encore par la rivalité qui l'avait opposé à Harry Potter.

Le repas célébrant l'attaque de l'après midi se déroula de la même façon que le précédent, Harry agenouillé aux côtés de Voldemort. Celui-ci n'avait pas exagéré en disant que le garçon avait une mauvaise forme, constata Severus. Les cernes sous ses yeux étaient plus prononcés qu'à l'habitude et il vacilla quand son maître lui intima de se lever d'un coup sec de la laisse.

«Severus, as tu apporté les potions?»

Snape acquiesça et tendit les fioles au Seigneur des ténèbres, qui les vida dans la gorge du garçon.

«C'est parfait. Que la fête commence… Draco, Lucius, vous ouvrirez les réjouissances ce soir.»

D'un coup de baguette, il fit apparaître un lit à l'autre bout de la table et tous les yeux se tournèrent vers les Malfoy.

Draco, un sourire cruel aux lèvres, vint prendre la laisse que lui tendait Voldemort. Sans hésitation, il la tira d'un coup brutal qui fit trébucher Harry; visiblement mécontent, le jeune Malfoy fit siffler la courroie qui vint s'abattre de plein fouet sur le visage de l'esclave, lui ouvrant la lèvre.

Satisfait, Draco traîna l'autre garçon vers le lit où il le poussa violemment.

«Tache d'être moins maladroit que çaau lit» fit il d'une voix sèche.

«Oui, maître.»

Père et fils échangèrent un regard complice. A la table, les visages avides et curieux étaient tournés vers eux. Visiblement, les Mangemorts estimaient que le spectacle était de qualité…

Snape, pendant ce temps, tentait de déterminer s'il était où non au beau milieu d'un cauchemar. Que Lucius prenne plaisir à maltraiter sexuellement Harry, il le méprisait, mais le comprenait venant d'un sorcier cruel et sans morale. Mais qu'il fasse participer son propre fils à ces jeux, qu'il le fasse participer en même temps que lui? Lucius pouvait-il réellement être tombé si bas?

Apparement, oui, constata t il alors que le Mangemort positionnait Harry à quatre pattes et ouvrait ses robes, indiquant à son fils d'en faire autant. Draco ne se fit pas prier et grogna de plaisir anticipé en libérant son sexe, avant de saisir Harry par les cheveux et de s'enfoncer d'un seul et brutal coup de rein dans sa gorge.

Devant lui, son père sourit de fierté, saisissant le garçon par les hanches et le pénétrant non moins violemment, en rythme avec son fils.

A la table, les Mangemorts paraissaient apprécier le spectacle, lançant des encouragements, claquant de la langue pour les encourager. Le seigneur des Ténèbres, lui, observait la scène sans un mot, un sourire satisfait aux lèvres.

«Ne sont ils pas merveilleusement assortis, Severus?»

«En effet, maître» acquiesça celui-ci. Et en vérité, ce n'était pas faux. Le duo sordide semblait exécuter un ballet monstrueux et parfaitement orchestré, forçant le garçon dans une danse brutale et impitoyable, doublant leur jouissance comme ils doublaient sa souffrance. Aucun d'entre eux, de toute évidence, ne se souciait d'être en train de prendre leur plaisir avec un être vivant, insensibles à la douleur qui irradiait du corps d'Harry.

Draco, toujours en possession de la laisse, semblait prendre un plaisir particulier à étrangler le garçon tandis qu'il s'enfonçait dans sa gorge, le suffoquant jusqu'à ce qu'il soit proche de perdre connaissance. Sa main crispée dans les cheveux noir d'Harry à elle seule suffisait à traduire sa haine et son désir de faire souffrir son ancien némesis.

Songeait il à leurs anciennes disputes, aux humiliations qu'il avait subit face à Potter, jadis, à Poudlard ? se demandait le directeur des Serpentards. Il n'aurait jamais soupçonné une telle volonté de vengeance et une cruauté aussi aiguisée chez le jeune homme. Ne voyait il donc pas qu'Harry avait déjà tout perdu, n'éprouvait il pas la moindre pitié devant ce qu'il était devenu? Un garçon de son âge, qu'il avait côtoyé pendant des années…

Mais non, de toute évidence, Draco ne voyait là que son plaisir pervers, décuplé par la volonté de revanche. Repoussant sèchement la tête d'Harry, il saisit sa mâchoire qu'il serra jusqu'à laisser des marques blanches et murmura des mots que Severus ne comprit pas. Mais à voir le sourire mauvais du Serpentard, il craignit le pire… et ne fut pas déçu.

Cherchant le regard de son père, toujours occupé à labourer les reins de Harry, Draco y lu la confirmation qu'il attendait. Frénétique, il se glissa sous son ancien ennemi toujours à quatre pattes, les membres tremblants de fatigue sous les coups de boutoir de Lucius.

Glissant un coussin sous son dos, Draco agrippa à son tour les hanches du garçon et souleva ses reins, son sexe érigé cherchant l'orifice déjà occupé par son père.

Severus sentit son cœur s'arrêté de battre et se retint de justesse de reculer sa chaise. Il ne pouvait pas rester là… il ne pouvait pas rester à les regarder faire ça à… Merlin, un garçon de 17 ans dont le corps battu et affaibli n'en paraissait pas plus de quinze, cela dépassait encore la cruauté qu'ils avaient montré en prenant le garçon épuisé à tour de rôle, c'était…

Le gémissement que poussa le garçon quand Draco le pénétra, forçant son passage pour rejoindre le membre de son père dans un parfait duo, le tira de sa transe. Mais la souffrance du garçon ne fit que redoubler l'excitation des deux Malfoy qui entreprirent de le pilonner avec un enthousiasme redoublé, arrachant de nouveaux cris à l'esclave.

Les mains tremblantes, Severus se jura de faire payer le jeune Mangemort du peu qu'il le pouvait, dès leur retour à Poudlard. Croisant les bras pour tenter de dissimuler le tremblement de ses mains, il se força à ne pas quitter des yeux la scène ignoble devant lui. Ce serait sa punition, un début tout au moins…

Subissant les assauts conjoints des deux Malfoy, Harry tentait visiblement d'étouffer ses gémissements. Griffant, frappant, Lucius fut le premier à jouir dans un dernier coup de rein brutal, avant de se laisser retomber sur Harry, observant avec fierté son fils qui continuait à besogner furieusement son ancien condisciple.

Enfin, ce fut le tour de Draco de crier son orgasme, lacérant furieusement les fesses du garçon sur lui de ses ongles.

Riant et haletant de plaisir, il rejeta le corps de Harry sur le lit tandis qu'il se relevait, visiblement fier de lui. Les Mangemorts présents applaudirent chaleureusement la performance, adressant des claques amicales au garçon tandis qu'il rejoignait sa place.

Harry, sur le lit, ne bougeait plus, respirant difficilement derrière son collier.

«Excellente performance, Lucius, Draco. Je n'en attendais pas moins de vous.» fit le seigneur des Ténèbres. «Laissons deux minutes à Harry pour se remettre avant de nous… remettre à table, dirons nous?»

Les Mangemorts éclatèrent de rire. Le dessert apparu et les conversation reprirent comme si rien ne s'était passé. Quelques minutes plus tard, sur un signe du sorcier au visage de serpent, Harry se redressa difficilement et rampa plus qu'il ne marcha à quatre pattes jusqu'à la table où il disparut.

N'y tenant plus, Severus se pencha vers Voldemort.

«Maître… vous aviez raison tout à l'heure, le garçon n'est pas à moitié si efficace quand il est dans cet état. Permettez moi de le soigner rapidement et de lui donner une autre potion? Il me semble difficile d'espérer qu'il vous procurera autant de plaisir sans cela.»

Le Seigneur des Ténèbres l'étudia un long moment avant de finalement acquiescer.

«Ton côté pratique m'a manqué, Severus. Fais ce que tu as à faire.»

Soulagé, Snape se pencha assez pour pouvoir voir, sous la table, le garçon qui s'activait entre les jambes d'un Mangemort. Sans plus attendre, il leva sa baguette et murmura les sorts de soins les plus efficaces qu'il connaissait, avant de faire apparaître le contenu d'une potion dans son estomac. Surpris, le garçon chercha du regard d'où venait les sorts, sans cesser un instant sa besogne.

Son regard croisa celui de Severus, qui cru voir au fond de ce regard vide s'allumer une étincelle de gratitude.

Il se releva rapidement et reporta son attention sur les conversations. Bientôt, bientôt tout cela ne serait plus qu'un horrible cauchemar. Il sortirait Harry d'ici, et il ferait tout pour lui rendre la vie qu'on lui avait volé, il le jurait…


«Severus, j'ai de bonnes nouvelles!» annonça Dumbledore le lendemain quand il le retrouva dans son bureau pour son rapport habituel.

Snape grogna. Mieux valait que le vieil homme soit de bonne humeur avant qu'il fasse son récit.

«Vous allez pouvoir me tuer ce soir!»

Severus sursauta.

«De quoi parlez vous? le portoloin? Il est prêt?»

«Tout à fait, mon garçon! Tout est prêt pour notre petite mise en scène, Minervaest prévenue d'être aux alentour de la tour d'astronomie vers 21h ce soir. L'heure à laquelle les gryffondors et serpentards seront à l'entraînement, parfaitement en vue de notre petit spectacle.»

Snape grogna, partagé entre le soulagement et l'appréhension.

«Très bien, vous chutez de la Tour d'Astronomie, et ensuite?»

«Je tomberai sans dommage dans le parc où Hagrid viendra me chercher. Et vous, mon garçon, vous vous précipiterez chez vous à Spinner's End. Attendez demain soir que la nouvelle se soit répandue pour retrouver Voldemort.»

«Ce plan a plutôt intérêt à marcher, Albus, Harry ne peut plus attendre, mais sans votre soutien…»

«Il n'est pas question que je trépasse ce soir, Severus, faites moi confiance. Tenez, prenez-le.»

Dumbledore lui tendit une plume de phoenix.

«Le portoloin?» demanda Snape

«Lui-même. Contentez vous de le frapper de la baguette et de tenir Harry et il vous ramènera dans mon bureau, malgré les protections en place au Manoir. Cela doit toutefois se faire hors de la présence de Voldemort, les sorts sont bien plus puissants quand il est là…»

«Entendu. Très bien. Préparez l'infirmerie, Albus, je mettrais moi-même des potions de côté, ce ne sera pas de trop. Et attendez vous à un choc en le voyant.»

«Oh, je m'y attend… mais Severus, Harry n'ira pas à l'infirmerie. Je préfère ne pas risquer de le laisser dans un endroit public pour l'instant. Je le garderai à l'abri dans mes quartiers, si cela convient à Poppy et vous même de venir le traiter ici.»

«Je n'y vois aucun inconvénient, certainement.» grogna le maitre des potions.

«Dans ce cas… à ce soir, 21h, à la tour d'Astronomie? A moins que vous ayez quelque chose à me dire?»

Severus réfléchit rapidement; non, le vieil homme saurait suffisamment vite dans quel état était son protégé.

Il secoua la tête.

«Soyez prêt à mourir, Albus. Ne vous ratez pas…»


Haletant, Severus s'adossa sur la porte qu'il venait juste de refermer. Il l'avait fait, Merlin, ils l'avaient fait! L'image d'Albus chutant du haut de la tour restait gravée dans sa mémoire. Le hochement de tête de Minerva, les cris des élèves s'entraînant au Quidditch… sa fuite rapide par les airs, et il était enfin de retour chez lui, à Spinner's End.

Demain, demain si tout allait bien, le monde des sorciers serait au courant de son crime et il pourrait rejoindre le Manoir des Ténèbres.

Il caressa la plume dans la poche de sa robe. Demain…


La journée passa avec une lenteur exaspérante. Il avait pu se procurer discrètement un journal,

grâce au vieux hibou qui prenait sa retraite à Spinner's End et de toute évidence les nouvelles étaient allées vite: son nom s'étalait sur toutes les pages. «meurtrier» «Mangemort» «traître» «lâche.» Ce dernier épitaphe en particulier lui avait fait grincer des dents. Ce n'était certainement aucun de ces journalistes qui se rendrait ce soir dans le repaire de Voldemort pour tenter d'y enlever l'Elu…

Une douleur caractéristique fit brûler son avant bras, et Severus poussa un soupir de soulagement. C'était le moment, enfin. Vérifiant qu'il avait bien prévu toutes les potions dont il pourrait avoir besoin, il posa la main sur la Marque et transplana automatiquement vers le Manoir.

Il fut aussitôt accueilli par le Seigneur des Ténèbres, qui s'approcha de lui avec un sourire satisfait aux lèvres, Potter marchant en laisse à ses côtés.

«Eh bien, Severus, je vois que la récompense que je t'ai promise a su te motiver!»

«Oui, maître» répondit il avec un petit sourire cruel. «L'occasion s'est présentée d'en finir avec ce vieux fou, et je l'ai saisie. Je crains cependant que mes jours en tant qu'espion ne soient terminés…»

Voldemort éclata de rire.

«Le moins qu'on puisse dire est que ton éclat a manqué de discrétion, mais ça n'a aucune importance maintenant que Dumbledore est mort, je n'aurai aucun mal à manipuler ce qu'il reste du Ministère. Il faudra aussi songer à trouver un nouveau directeur à Poudlard… que dirais-tu de monter en grade, Severus?»

Snape s'inclina profondément.

«Maître, je ne sais que dire…»

Voldemort rit à nouveau.

«C'est parfait, parfait. Mais tu as bien mérité la récompense que tu m'avais demandé, bien sûr. Tu resteras ici ce soir, et Harry se fera un plaisir de te féliciter comme il se doit. N'est ce pas, Harry?»

«Oui, maître.» La voix du garçon était encore plus basse et sans vie que d'habitude, si c'était possible.

«Mais avant cela, un banquet s'impose. En ton honneur, Severus, tu es le héros de cette journée! Quel effet cela fait-il d'être de retour parmi les grands de ce monde?»

«Le plus grand bien, maître» fit le professeur avec un sourire contraint.

Ce soir… ce soir tout serait fini. Enfin.

Le repas fut à compter parmi les plus insupportables que Snape eut connu. L'euphorie des Mangemorts semblait décupler leur violence envers celui qui avait été le symbole du Bien, et tous prirent un plaisir triomphal à soumettre et avilir le garçon. Passant des genoux de l'un à celui de l'autre, il tenta d'étouffer ses cris de douleur, tandis que les Mangemorts mettaient tout en œuvre pour les lui arracher, se félicitant à grand renforts d'applaudissement quand ils y parvenaient.

Ce qui arriva de plus en plus souvent alors que Harry progressait autour de la table, offrant son corps maltraité avec un abandon et un fatalisme qui redoubla la colère de Severus. La dernière fois, songeait il… c'était la toute dernière fois que ces monstres posaient la main sur le garçon. Plus jamais il n'aurait à subir cela, pas tant qu'il serait vivant pour l'en empêcher.

Quand enfin il arriva à la hauteur de Snape, celui-ci le renvoya d'un coup de pied dans les cotes.

«Tout à l'heure», fit il avec un sourire mauvais, assez fort pour que Voldemort l'entende. «Attends que nous soyons seuls…»

Le Seigneur des Ténèbres sourit et rattacha la laisse au collier du garçon sans commentaire. Puis, le poussant contre la table, il le saisit par les cuisses et le souleva, écartelé, à la hauteur de sa taille avant de s'enfoncer en lui avec un grognement de triomphe.

«Tu aimes ça, n'est ce pas?» demanda t il au garçon d'une voix impérieuse.

«Oui, maître» gémit celui-ci

«N'est ce pas la meilleure façon de célébrer la mort du vieux fou? Qu'en penses, tu Harry?»

«Oui, maître, la meilleure.»

«Il ne pourra plus te sauver maintenant, tu es à moi, pour toujours!»

«A vous, maître, toujours…»

«Je ne te laisses exister que pour me satisfaire, tu en es conscient…»

«Merci, maître… tout… pour… vous…» haletant, le garçon semblait au bord de l'évanouissement.

«Comment me veux tu, Harry? Dis le moi» murmura Voldemort

Il gémit.

«Plus fort, maître… plus vite…»

Voldemort éclata de rire et s'exécuta, arrachant un nouveau gémissement au garçon.

«Tu es un parfait esclave, Harry, né pour cela, né pour me servir… c'est ici qu'est ta place, dis le!»

«Oui, maître, sous vous, toujours, pour vous servir… toujours…»

Un hoquet lui échappa, et bien que ses yeux restent sec, Snape fut convaincu que le garçon pleurait, à sa manière.

Enfin, Voldemort se libéra dans un dernier soubresaut et lâcha le garçon qui retomba au sol, prostré.

«Que cette journée soit le début d'une nouvelle ère! Ceux qui ont tentés de s'opposer à moi sont désormais morts sous mes ordres, ou prosternés à mes pieds, vivant pour me servir! A partir de demain, nous mettrons en place un nouvel ordre. Ceux qui s'y opposeront doivent savoir qu'ils finiront comme Albus Dumbledore et Harry Potter!»

Un tonnerre d'applaudissements suivirent la déclaration, les Mangemorts dressés pour saluer leur maître.

Il fallu quelques minutes pour mettre officiellement fin à la réunion, avec la promesse d'un banquet plus général dès le lendemain, réunissant tous les Mangemorts autour de leur victoire.

Enfin, les derniers Mangemorts disparurent, ne laissant que Snape, le Seigneur des Ténèbres et son esclave qui peinait à reprendre son souffle.

«Tu as bien mérité ta récompense, Severus» fit Voldemort en lui tendant la laisse.

Le cœur battant, Snape la prit, un sourire bien réel cette fois aux lèvres. Il y était, dans quelques minutes il serait loin d'ici et Harry aussi, disant adieu à sa vie d'esclave.

«Peut-être devrais tu redonner un peu de fraîcheur à notre jeune ami avant tout» fit Voldemort en poussant Harry du pied. «Notre enthousiasme semble l'avoir épuisé.»

Sans se faire prier, Snape jeta les sorts de soins nécessaire et lui fit avaler quelques potions. Dans quelques minutes seulement il pourrait vraiment le soigner, mais le plus tôt il le soulageait, le mieux.

Avec un petit sourire, Voldemort les observait.

«Severus, je vais même t'offrir une double récompense. Ce soir, je vais monter avec vous… je veux te voir le prendre. Je veux voir comme tu es capable de faire souffrir le fils de ton ennemi, de le faire tien… c'est un honneur que je fais rarement, mais je vais assister à vos ébats.»

Snape sentit son sang se glacer. Non, il ne pouvait pas, il ne voulait pas… mais il ne devait pas tout faire échouer maintenant, avoir fait tout cela pour rien. Se composant une expression avide, il se tourna vers Voldemort.

«Merci, maître, je ne vous décevrais pas.»

«Oh, je n'en doute pas» ricana le sorcier en faisant signe à Harry de les guider.

La chambre était la même, reconnu Snape. Le lit vert, la fenêtre donnait sur le jardin… si seulement il avait pu activer le portoloin dès maintenant et épargner le garçon…

«Severus, installe toi sur le lit.» fit la voix mielleuse du Seigneur des Ténèbres.

Sans se faire prier, il obéit, adossé au mur pour mieux observer la scène. Soumis, Harry s'avança à nouveau à quatre pattes vers lui avant de trouver la fermeture de ses robes, et d'entreprendre de l'exciter à grand renfort de coups de langue.

La technique était imparable et Snape se retrouva bientôt en train de se balancer en rythme dans la bouche du garçon qui l'enserrait délicieusement.

Il avait presque oublié la présence de l'autre sorcier quand la voix s'éleva.

«Assez de ça, Harry, offre lui ce qu'il désire. Mais avant cela… n'a tu jamais rêvé d'être le premier à prendre Harry, Severus? Vierge, serré comme au premier jour… lui arracher son premier cri? Il y a un sort pour cela, sais-tu…» pointant sa baguette sur le garçon, il murmura une rapide incantation.

Sans un mot, le garçon se redressa pour venir se positionner au dessus de lui, jambes écartées, cuisses offertes. Après cette soirée, Severus n'ignorait pas qu'il ne pourrait qu'abîmer encore plus le garçon… mais ce sort rendrait les choses plus difficiles encore pour lui. Il savait son sexe d'une taille plus importante que la plupart de ceux des hommes et il ne pourrait que blesser le garçon… Mais avant qu'il ait pu s'empaler sur le membre dressé, la voix de son maître l'interrompit.

«Non, pas comme cela. Je veux voir ton visage, Harry, tourne toi.»

Obéissant, il tourna le dos à Snape, toujours positionné pour être facilement pénétré. Se laissant aller contre la poitrine du sorcier, il passa ses bras autour de sa nuque pour mieux se stabiliser tandis que Snape le prenait d'un coup de rein nerveux et entamait un rythme rapide d'allées venues. Le garçon était si serré ainsi, Merlin, si serré…

Voldemort eut un petit grognement de satisfaction.

«Ecarte-le mieux que cela, Severus. Ne le laisser pas te nier la moindre once de plaisir.»

Luttant pour ne pas jeter le garçon au loin, Snape s'exécuta, saisissant les jambes frêles sous les genoux et écartant les cuisses jusqu'à ce qu'il sente les os prêts à se déboîter.

«Mieux, beaucoup mieux.» murmura Voldemort. Le torse étiré, les jambes écartées de manière obscène, le visage crispé par la souffrance, Harry offrait un tableau parfait à son goût.

«Mon esclave soumis» murmura t il en s'approchant, caressant les côtes du bout des doigts, avant de venir pincer les mamelons. «Ta souffrance est mon plaisir. Ta servilité est ma victoire. Ma victoire sur toutes les prophéties… tu m'appartient, corps et âme.»

Sa main vint caresser l'intérieur des cuisses offertes, tandis que Snape continuait de le pilonner.

«Plus fort, Severus, ne le ménage pas. C'est son jour également. Il doit apprendre à se soumettre à toi.»

Les mains toujours crispées sur les cuisses du garçon pour les exposer à son maître, Severus s'efforça de le prendre avec une brutalité décuplée. Qu'ils en finissent, qu'ils en finissent et qu'il puisse enfin activer le portoloin, mettre un point final à cette horreur…

Il jouit enfin, laissant échapper un cri, au plus profond du garçon. Haletant, il le repoussa sur le lit.

A ses côtés, Voldemort caressa les cheveux noirs ébouriffés de Harry et recula.

«Excellent. Excellent, Severus. Je vous laisse poursuivre la nuit en toute intimité… profite de ta victoire et de ta récompense. Dresse le à tes fantasmes!»

«Merci, maître» murmura le maître des potions.

Le Seigneur des Ténèbres sourit tandis qu'il quittait la pièce, refermant doucement la porte derrière lui.

Severus attendit, le cœur battant, avant de remettre ses robes en ordre. Cinq minutes plus tard, quand il fut persuadé que le sorcier s'était suffisamment éloigné, il se rapprocha du garçon qui gisait à ses côtés, tremblant légèrement de fatigue.

«ca va aller» murmura t il tandis que le garçon l'enlaçait machinalement. «Tout ira bien maintenant.»

Puis, d'un coup de baguette sur la plume de phénix, il activa le portoloin. Une sensation familière l'envahit et une seconde plus tard, il réapparu dans le décors rassurant du bureau de Dumbledore, tenant toujours Harry Potter dans ses bras.

Il l'avait fait.



Wednesday 13 August 2008, a 23:37
My Master - Chapitre 3
 

My Master

Chapitre 3

/!\ ATTENTION/!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !!

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Avec un soupir, Snape repoussa le garçon sur le côté du lit. Il était temps de trouver un moyen de sortir d'ici.

Harry se laissa faire sans un mot et se replia sur lui-même, les courroies du harnais pénétrant dans sa chair sans qu'il sembla leur prêter attention.

Une tache rouge sombre sur le couvre lit attira le regard de Severus. L'estomac soudain noué, il scanna rapidement le corps du garçon des yeux et eut la confirmation de ses craintes: Harry saignait, un long filet de sang traversant ses cuisses. Rien d'étonnant après cette soirée, plus de la moitié des mangemorts avaient exigé qu'il monte sur leurs genoux, et lui même ne l'avait il pas pris deux fois?

Jurant tout bas, il leva sa baguetteet jeta un rapide sort de soin. Le garçon ouvrit les yeux et le regarda, vaguement surpris.

«Merci, maître.»

De toute évidence, il n'était pas habitué à une telle considération. Une vague de pitié envahit le Maître des Potions. Personne ne prenait il donc jamais la peine de le soigner après l'avoir utilisé de cette façon sordide? Non, probablement pas… cela n'aurait sans doute pas plu au Seigneur des Ténèbres.

Secouant la tête pour chasser l'idée, il jeta un regard à la pièce. La seule porte était celle par laquelle ils étaient rentrés, restait donc la fenêtre. En quelques pas, il fut devant. Ils n'étaient qu'au premier étage et descendre ne devrait pas poser de problème; restait qu'ils devraient parcourir un certain chemin pour se retrouver hors du périmètre des barrières anti-apparition. Et pour cela, traverser plusieurs centaines de mètres de pelouse bien dégagée… non, ce ne serait pas facile. Mais il devait tenter sa chance.

Une reconnaissance s'imposait. Il chercha le loquet de la fenêtre, et poussa les carreaux.

Rien.

Il s'appuya un peu plus fort, puis de tout son poids, mais la fenêtre ne bougea même pas.

Sécurisée, comprit-il. Voldemort lui faisait peut-être confiance, mais pas au point de lui laisser une opportunité de s'enfuir avec Harry Potter.

Un rapide sort de vérification sur la pièce lui confirma ses craintes; les sorts de sécurité étaient optimums. La porte elle-même ne s'ouvrirait sans doute pas avant le matin…

Il grogna. Une occasion manquée… quand en retrouverait il une autre? Il se retourna pour observer le corps pâle du garçon sur le lit. Roulé en boule autant que le harnais le lui permettait, le visage creux et sans expression, il n'attendait de toute évidence aucun secours. Mais combien de temps pourrait il encore survivre à cette vie d'esclavage? Indéfiniment, soupçonnait Snape, Voldemort devait s'assurer que rien ne vienne menacer la vie du garçon, peu importe son état.

Demain… demain il faudrait trouver une autre idée. Mais il le sortirait d'ici, il se le jurait.

A contrecœur, il retourna vers le lit et se glissa sous les couvertures, indiquant au garçon d'en faire autant. Tentativement, celui-ci se glissa contre lui, l'entourant de son bras, la main près de son aine. Snape le laissa faire. Que cette nuit se passe comme Voldemort l'entendait… s'il devait sortir le garçon d'ici, il aurait besoin de toute la confiance du Seigneur des Ténèbres.

Snape fut réveillé ce matin là par une sensation de chaleur et d'humidité qui lui tirait des vagues de plaisir, quelque part au niveau de son entrejambe… un coup d'œil lui révéla que Harry avait entreprit de le réveiller de la façon la plus agréable qu'il soit, léchant et engloutissant tour à tour son membre bien dressé.

Merlin, le garçon n'arrêtait il donc jamais? Deux fois déjà cette nuit là, il avait été réveillé par les délicieuses caresses qu'il lui prodiguait. Une main le masturbant avec délicatesse et fermeté, faisant monter le plaisir en lui, avant que le garçon ne vienne se mettre à califourchon sur son membre pour s'y empaler, lui arrachant des grognements de plaisir. Encore embrumé par le sommeil et les rêves dont il avait été sorti et qui étaient sans nul doute à l'origine de son érection, il avait laissé Harry prendre les choses en main, se contentant de profiter des vagues de plaisir qui déferlaient en lui.

La deuxième fois, plus embrumé encore, il n'avait pu s'empêcher de prendre le garçon par les hanches pour le plaquer sur le lit, avant de le prendre avec passion, ses jambes passées sur ses épaules, les bras minces noués autour de son cou tandis que le garçon se prêtait avec soumission à ses désirs.

Et maintenant… Merlin, il avait 38 ans, où trouvait il la force d'être encore excité par ce garçon si pitoyable une quatrième fois en quelques heures? Mais la bouche qui allait et venait sur son membre ne lui laissa pas l'occasion de se poser de questions, quelques minutes après il jouissait, regardant avec fascination le garçon pomper avidement chaque goutte de sperme et l'avaler.

Bon sang, il était pourtant encore plus effroyablement pâle à la lueur du soleil qui perçait les rideaux, et les traces des coups qu'il avait reçu récemment, à tous les stades de guérisons, ressortaient comme des peintures de guerre grossières.

Léchant une dernière fois son membre assouvi, Harry se mit à genoux.

«Heure du déjeuner, maître.»

Snape hocha la tête. Le garçon ne pouvait il donc pas faire de phrase entière?

Il saisit ses habits par terre et entreprit de leur redonner un aspect de fraîcheur. Quand il fut prêt, le garçon attendait toujours sur le lit. Evidemment, il n'avait rien pour s'habiller… Le dégoût et la honte l'envahissant au souvenir de cette nuit et de ce qu'il avait fait au garçon, il leva sa baguette et jeta quelques sorts de soins et de rafraîchissement. Cela ne compenserait rien, bien sûr, mais…

Il soupira en saisissant la laisse qu'il avait détaché la veille au soir et jetée sur le sol.

«Tu vas avoir besoin de ceci, je présume?»

Harry hocha la tête.

Sans un mot, il rattacha la laisse et fit signe au garçon de se lever.

«Ramène moi en bas.»

Docilement, le garçon le mena jusqu'à la vaste salle à manger, empruntant le même chemin que la veille.

Comme Snape s'y était attendu, Voldemort était déjà là et les regarda entrer d'un œil brillant.

«Eh bien, Severus, comment s'est passé cette nuit?»

«Très bien, maître» dit il en lui tendant la laisse du garçon, un fin sourire aux lèvres. «J'espère avoir l'occasion de mériter à nouveau cet honneur»

Voldemort rit tout bas.

«Je l'espère aussi, Severus. Notre jeune ami a t il été à la hauteur de tes fantasmes?»

«Tout à fait, maître» parvint à articuler Snape.

«Tant mieux. Bien sûr, il devra tout de même être puni pour ne pas m'avoir servi cette nuit.» D'un rapide geste, le Seigneur des Ténèbres fit siffler la laisse qui atterrit sur les côtes du garçon dans un claquement sec, laissant une marque rose vif.

«Je crains de ne guère lui en avoir laissé l'opportunité, maître» défendit Snape. Puis, il ajouta rapidement «Je regrette de vous en avoir privé.»

Mais Voldemort sourit.

«Ca n'a aucune importance, Severus. Tu connais le proverbe: ‘bats ton esclave, si tu ne sais pas pourquoi, lui le sait.' N'est ce pas, Harry?»

«Oui, maître» répondit celui-ci d'une voix sans ton.

D'un coup sec de la laisse, son maître le fit tomber à genoux, avant de détacher la courroie et de la lever à nouveau dans les air pour la faire retomber encore et encore sur la peau tendre du garçon. Le bruit du sifflement de la courroie et des claquements qu'elle produisaient en retombant donnaient envie de vomir à Snape. Mais Harry restait là, sans bouger, sans un mot, acceptant la punition injuste comme s'il savait la mériter.

Quand enfin Voldemort décida que la leçon avait suffit, Severus était incapable de dire combien de temps avait passé, mais le bruit qu'avait fait la courroie sifflait encore à ses oreilles.

Le Seigneur des Ténèbres rattacha la laisse au collier et s'assit, faisant signe à Snape d'en faire de même. Des assiettes apparurent, rapidement suivit des plats et tous deux se servirent.

Comme si de rien n'était, Voldemort interrogea son Maître des Potions sur ses derniers projets, le comportement de ses élèves fils de Mangemorts, et bien entendu, les dernières nouvelles de Dumbledore.

De temps à autres, Severus le voyait tendre à Harry un morceau de nourriture, que celui-ci mangeait dans sa main. L'un dans l'autre, ce repas fut probablement le plus difficile à ingérer que le professeur ait connu.

Puis, sans préavis, le seigneur des Ténèbres lança au coup de pied au garçon, qui prit cela comme un signal pour venir s'installer entre les jambes de son maître et pratiquer, comme ils le faisaient avec les mangemort, son habituelle fellation. Quelques minutes plus tard, tiré par les cheveux, il vint s'installer sur les genoux de son maître, mais celui ci avait de toute évidence des goûts légèrement différents de ses Mangemorts.

Tournant Harry face à la table, il saisit ses hanches et le guida vers son membre érigé, jusqu'à ce qu'il soit entière enfouit dans le corps du garçon. Agrippant la table des mains pour se stabiliser, ce dernier laissa son maître le besogner avec un acharnement qui visait de toute évidence autant à faire souffrir Harry qu'à procurer du plaisir à son maître.

Ce qui revenait sans doute au même, songea Severus. S'il avait trouvé horrible de regarder les mangemorts prendre le garçon, il décida que cette manière était encore bien plus abominable. Voir le visage du garçon, tendu par la douleur, le regard vide et ce hoquet de souffrance aiguë que lui arrachèrent les coups de boutoir du Seigneur des Ténèbres…

Si Lily et James avaient été vivants, ils en seraient morts sur place, Severus en était certain. Morts de désespoir. Quelques soient les griefs qu'il ait pu avoir contre James Potter, ils s'envolèrent devant l'horreur de ce spectacle. Même James ne méritait pas que son fils finisse ainsi…

Finalement, le maître parvint à ses fins, et rejeta sans ménagement son esclave à ses pieds, où il reprit son habituelle posture soumise.

Visiblement satisfait, il se tourna vers le Maître des Potions:

«Il se pourrait que tu aies bientôt l'occasion de mériter à nouveau de te servir d'Harry, Severus. Il y a une mission dont je souhaiterais te voir t'acquitter…»

Ouvrant grand les oreilles, Severus attendit la suite.

Quelques heures plus tard, de retour à Poudlard, il se laissa tomber dans l'un des fauteuils moelleux du bureau du directeur.

«Severus, mon garçon, vous êtes encore plus pâle que d'habitude, si c'est possible. Je présume que la réunion d'hier soir n'a pas été de tout repos?»

«Vous n'imaginez même pas» murmura Snape

« Je présume qu'un bonbon au citron n'aiderait guère, mais peut-être un verre de whisky pur feu?»

Snape hocha la tête. Il lui faudra bien cela pour parvenir à faire son récit au directeur…

Deux longues gorgées plus tard, il décida de se lancer.

«J'ai du le faire, Albus. Harry… j'ai passé la nuit la bas. Une récompense. Je ne sais même pas comment j'ai pu… mais je l'ai fait. Plusieurs fois.»

Le directeur hocha lentement la tête.

«Je me doutais que Voldemort ne tarderait pas à exiger cette preuve de loyauté. J'en suis désolé, Severus, comme vous le dites vous même, vous n'avez pas eut le choix.»

Le professeur de potions secoua la tête.

«J'espérais pouvoir tenter quelque chose… mais la fenêtre de na chambre était fermée. Il l'avait prévu. Impossible… les sorts anti-transplanage étaient trop puissants.»

«Vous n'avez rien à vous reprocher, mon garçon.»

«vous n'étiez pas là» fit Snape en serrant les dents. «Ce qu'il se passe là bas, c'est… monstrueux. Je ne peux pas vous en dire la moitié sans risquer de vous faire avoir une crise cardiaque, Albus, mais croyez moi, il faut faire au plus vite, il faut trouver quelque chose pour le sortir de là!»

Dumbledore soupira.

«Je sais cela, Severus. J'ai peut-être une idée. Mais vous aurez besoin d'être à nouveau seul avec Harry, hors de la présence de Voldemort.»

Snape grogna.

«Justement… j'ai demandé à pouvoir à nouveau obtenir cette récompense… une nuit avec le garçon. Il m'a donné une nouvelle mission pour l'obtenir.»

«Rien de très facile, je présume» fit Dumbledore

«Je dois vous tuer.»

«Oh, rien que cela. Voilà qui devrait être aisément arrangé!»

Snape grogna.

«Il ne sera pas facile à convaincre.»

«je pense pouvoir arranger cela. Vous devrez toutefois vous abstenir de me tuer dans la semaine à venir, Severus, afin que je puisse finir de mettre au point le portoloin qui vous permettra de ramener Harry ici à Poudlard, tout en contournant les sorts anti-transplage.»

«J'ai un mois. Comment envisagez vous de périr?»

«Eh bien» répondit Dumbledore avec une petite voix amusée «Vous pourriez m'assassiner en haut de la tour d'astronomie. Un avada kedavra et une chute de cette hauteur devraient parvenir à venir à bout de ma personne, vous ne croyez pas?»

«Je vois difficilement comment simuler un avada kedavra sans vous tuer réellement» répliqua Snape

«Oh, tout sort émettant une couleur verte fera l'affaire, Severus. Notre témoin, Minerva, se chargera de relater votre performance et votre trahison.»

«Voilà qui devrait remonter ma cote auprès des élèves de Gryffondor» murmura Snape avec un sourire

«Je crains en effet que votre réputation en souffre quelques temps, mon garçon. Mais soyez assuré que dès que vous reviendrez à Poudlard avec Harry, la supercherie sera éventée et votre héroïsme sera connu a grand jour.» le rassura le directeur

«Héroïsme… je ne sais pas si vous m'avez entendu, Albus, j'ai pris le garçon, je l'ai fait, dans l'état misérable où il se trouve… Merlin, après cela, je ne peux espérer aucune rédemption.»

«Vous avez fait ce qui était nécessaire, Severus, vous n'avez rien à vous reprocher. Harry le comprendra quand il sera à nouveau en sécurité.»

Snape secoua la tête. Albus était tellement loin de la réalité…

«Severus…» reprit il d'une voix hésitante «le maltraite t il?»

Le maître des potions serra les dents.

«Ce matin, quand nous sommes redescendus dans la salle, il l'a violemment battu avec une courroie en cuir. Le garçon n'a même pas réagit. Il porte des traces de coups sur tout le corps… mais je soupçonne que ce ne soit pas grand chose à côté des sévices sexuels que Voldemort lui fait subir. Albus, si j'arrive à le ramener, vous ne devez pas vous attendre à retrouver le même garçon; il a changé, son regard est absent, tout son comportement… ce sera un long chemin, Albus.»

«A quoi ressemble t il?» fit le directeur d'une petite voix

«Il n'a presque pas grandi. Il ne porte plus de lunettes, bien que je doute que Voldemort ait fait quoique ce soit pour sa vue… il est très maigre. Très pâle. Il semble assez musclé malgré tout, je suppose que son maître veut qu'il soit un tant soit peu agréable à regarder… et à utiliser. Mais ce n'est plus le même garçon, c'est un esclave soumis et sans volonté, de toute évidence sans espoir. J'ignore comment nous pourrions parvenir à changer cela.» fit Snape, sceptique

«Chaque chose en son temps, mon enfant. Je vais faire au plus vite pour mettre le portoloin au point. Ensuite… ensuite, nous ramènerons Harry en sécurité, et nous aviserons.»

Wednesday 13 August 2008, a 23:36
My Master - Chapitre 2
 

My Master

Chapitre 2

/!\ ATTENTION/!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, TORTURESUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !!

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Les semaines et les réunions se suivaient, sans que rien ne semble changer au scénario bien huilé orchestré par Voldemort.

Severus, un peu plus pâle chaque fois, se rendait deux fois par semaine au Manoir des Ténèbres, le ventre noué mais les épaules droites et le regard assuré.

Chaque fois, le déroulement était le même. Les Mangemorts s'installaient à leur place attitrée, attendaient l'entrée de leur maître, tenant en laisse un Potter apathique et soumis. Puis il s'asseyait, détachait la laisse du collier et déclarait la réunion ouverte tandis que le garçon s'attelait à sa tache sordide sous la table.

Severus ne parvenait pas à s'y habituer. Chaque fois, il devait se retenir d'aller chercher Potter, de le sortir de cette fichue pièce et de l'emmener le plus loin possible… mais il n'aurait pas fait un pas avant que Voldemort ne l'abatte et il le savait. Contraint de regarder le garçon offrir ses services aux Mangemorts, subir leurs fantasmes pervers, il se sentait pris dans un mauvais cauchemar qui revenait encore et encore.

Il n'avait pas pu tout dire à Dumbledore. Pas les détails. Un vague rapport de ce qu'il avait vu au Manoir avait suffit à faire prendre dix ans au directeur, déjà terrassé par la perte de Potter. La culpabilité ne l'avait jamais quitté après son enlèvement, juste sous ses yeux… Severus n'avait jamais considéré que le puissant sorcier ait vraiment quelque chose à se reprocher, mais chaque réunion le poussait un peu plus dans le dégoût et l'horreur; et malgré lui il ne pouvait s'empêcher de penser que Dumbledore avait laissé cela arrivé.

C'était injuste bien sûr… mais bien moins injuste que ce qu'on avait fait à Potter.

Au fil des réunions, il avait noté avec une fascination morbide les habitudes des Mangemorts. Lucius ne se contentait jamais d'une fellation et prenait toujours le garçon, bien cambré, avec une violence perverse et précise. Nott, lui, aimait qu'Harry lève haut les genoux tandis qu'il le pilonnait sans ménagement. Goyle lui faisait plier la nuque à l'extrême tandis qu'il le chevauchait, la main nouée dans ses cheveux à les lui arracher…

Et le garçon se pliait complaisamment à chaque exigence malsaine. Il les devançait même, connaissant les goûts de ses «clients». Non pas que cela les adoucissent, bien au contraire. Leur violence dans leurs étreintes s'accompagnait presque toujours de claques, griffures, et la plupart des Mangemorts prenaient plaisir à repousser le garçon sous la table d'un coup de pied bien placé une fois leur jouissance obtenue.

Mais il ne laissait jamais échapper plus qu'un hoquet de souffrance discret, généralement arraché par les coups de rein brutaux de Malfoy. Severus en venait à penser que ce gémissement faisait autant jouir Lucius que l'acte sexuel en lui-même…

Ce que Snape redoutait le plus, toutefois, était le moment où Harry rampait entre ses jambes pour chercher la fermeture de ses robes et lui prodiguer, à lui aussi, ses services. Le Maître des Potions redoutait chaque fois de ne parvenir à un état d'excitation suffisant pour ce qu'on attendait de lui, se trahissant ainsi aux yeux du Seigneur des Ténèbres.

Mais chaque fois, la honte reprenait le dessus alors que les caresses du garçon, qu'il évitait soigneusement de regarder, parvenaient encore et encore à éveiller son désir. La bouche experte qui enveloppait son membre avec une sorte de dévotion lui faisait oublier l'horreur et de dégoût que toute la scène lui inspirait. Et la langue habile, qui le stimulait avec une ferveur sans faille, le menait immanquablement à un orgasme abject mais nécessaire pour conserver sa position…

Puis le garçon, déjà bien abîmé et tremblant de fatigue à ce stade, rejoignait son maître à quatre pattes pour subir l'interminable et toujours violent assaut qui clôturait chaque réunion.

Après cela, Snape rentrait le plus vite et le plus dignement possible à Poudlard, avant de passer sa nuit penché sur le lavabo, vomissant sans fin et fixant son reflet dans la glace pour tenter d'y trouver un reste de dignité.

Mais il n'en trouvait jamais.

Ce samedi là toutefois, alors que Severus s'installait à la table pour la sixième fois, les choses semblèrent changer. Le couvert était mis, et les Mangemorts commencèrent à discuter entre eux à voix basse jusqu'à ce que le Seigneur des Ténèbres fasse son apparition, traînant Potter au bout de sa laisse.

Cette fois, lorsque Voldemort s'assit, il ne détacha pas immédiatement la laisse du garçon qui s'installa à ses pieds comme à son habitude, son regard toujours aussi vague et indifférent à ce qui l'entourait.

«Bienvenue à ma table» accueillit il les douze Mangemorts qui l'entouraient. Tous murmurèrent des remerciements. «Les choses ayant évolué favorablement ces derniers temps, j'ai pensé qu'il était temps de récompenser mes plus fidèles Mangemorts en organisant une réunion moins formelle. Severus, il me semble que c'est la première fois que tu participes à nos petites agapes… j'espère que tu n'as pas déjà dîné avant de venir.» fit il d'une voix moqueuse.

«Non, maître» répondit il. «C'est un honneur.»

«En effet» répliqua Voldemort. «Mais je crois pouvoir dire que tu t'en es montré digne. Tes dernière potions se sont révélées particulièrement efficaces. Je suis heureux de voir que tu as finalement choisi ton camp.»

«Il n'en a jamais été autrement, maître» répondit Snape. « Ma loyauté vous est entièrement acquise…»

«Je l'entend bien.» fit le Seigneur des Ténèbres. Puis, d'un geste vers la table, il fit apparaître une multitudes de plats et de bouteilles qui vinrent rapidement la couvrir.

Le maître se servit, puis chaque Mangemort après lui, dans l'ordre hiérarchique de leur arrivée, constata Severus. Dernier de la table, il se servit enfin, et le repas pu commencer.

L'atmosphère était plus détendue que lors des réunions précédentes, et chose étrange, nota Snape, Voldemort n'avait pas libéré Potter.

Le garçon se tenait toujours agenouillé à ses pieds, sans réaction, vêtu seulement du harnais habituel. Et soudain, alors qu'il semblait absorbé par sa discussion avec Lucius Malfoy, le maître des Mangemorts saisit un morceau de viande dans son assiette et le tendit négligemment à Harry, sans s'interrompre pour lui jeter un regard. Tout aussi naturellement, celui-ci se pencha pour prendre la viande entre ses dents, et la manger là, dans la paume de son maître.

Severus resta pétrifié. Après tout ce qu'il avait déjà pu observer, il ignorait comment ce simple petit détail d'humiliation et de soumission profonde pouvait à ce point le toucher, mais voir l'Elu manger sans plus de façon dans la main du Seigneur des Ténèbres, comme un chien à qui on tendrait un os… c'était un choc presque aussi grand que celui qu'il avait eu en le voyant ici même, pour la première fois, quelques semaines auparavant.

Qu'était il advenu du garçon arrogant qui n'acceptait jamais une remarque et plaçait son honneur plus haut que sa sécurité?

Secouant la tête, il tenta de chasser ses pensées. Merlin, ce n'était pas le moment de se trahir… mais il pouvait sentir que sa tache serait plus lourde qu'il ne l'avait espéré.

Quand les assiettes furent vidées et que Voldemort fit disparaître les plats pour les remplacer par le dessert, la soirée sembla prendre une tournure plus habituelle. Se penchant pour détacher la laisse d'Harry qui fila aussitôt sous la table, le Seigneur des Ténèbres entreprit d'interroger les Mangemorts sur leurs activités récentes.

Une fois de plus, le cérémonial recommença, Harry passant de Mangemort en Mangemort, jusqu'à finalement arriver à Snape. Severus pu sentir que les mains du garçon tremblaient tandis qu'il cherchait l'ouverture de ses robes… de toute évidence, la journée avait été longue pour lui aussi.

Les lèvres expertes s'attelèrent à leur tache avec ardeur, mais après quelques minutes seulement qu'il eut commencé, la voix calme et mielleuse de Voldemort l'interrompit.

«Severus.»

Snape tourna son visage tendu vers le Seigneur des Ténèbres, la bouche d'Harry quittant momentanément son membre.

«Oui, Maitre?»

«Prends-le. Prend Harry.»

Severus sentit son sang se glacer. Laisser Harry pratiquer ses caresses humides semaine après semaine, il s'y était résolu, mais ce qu'il lui demandait là…? Autour de lui, il put voir les regards intéressés fixés sur lui.

Il n'avait pas le choix.

Comme il avait vu faire les Mangemorts, il saisit le garçon par les cheveux et le tira vers lui. Harry obéit sans hésitation, et vint s'installer à califourchon sur ses genoux comme il l'avait déjà fait avec six autres Mangemorts ce soir là. Severus sentit sa gorge se nouer. Il aurait voulu caresser doucement le dos abîmé, embrasser ce cou tendu, murmurer un mot de réconfort… mais il ne pouvait pas se le permettre.

Fermant son esprit à défaut de ses yeux, il mit toute sa volonté à imiter les Mangemorts. Sans ménagement, il pénétra Harry, murmurant en lui même de ferventes excuses tandis qu'il prenait le garçon avec toute la violence dont il se sentait capable. Rien qui puisse rivaliser avec Lucius, songea t il, mais assez pour être crédible aux yeux de Voldemort.

Mais le garçon était si léger, Merlin, ses os si saillants sous sa peau, et ce front posé sur son épaule en tout abandon lui semblait si désespéré… refusant de réfléchir à ce qu'il était en train de faire, Severus ferma les yeux et continua sa besogne, tentant de faire passer sa rage pour la volonté de dominer qui semblait habiter les Mangemorts quand ils forçaient le garçon.

Enfin, après ce qui lui parut une éternité, il étreignit son corps dans un dernier soubresaut tandis que l'orgasme l'emportait.

Aussi accablé que soulagé d'en avoir fini, il repoussa le garçon qui revint vers son maître pour retrouver sa laisse.

Autour de lui, les visages semblaient amusés et satisfaits. Voldemort en particulier, constata t il. Comme toujours, il poussa Harry contre la table et clôtura la soirée par ses propres ébats, laissant le garçon pantelant sur la table, peinant à se relever quand il le tira sèchement par la laisse.

Les Mangemorts se préparèrent alors à partir sur un geste de Voldemort, mais alors que Severus s'apprêtait à les suivre, un geste de ce dernier le retint.

Quand la pièce fut enfin vidée, le Seigneur des Ténèbres s'approcha de lui, un sourire reptilien aux lèvres.

«Severus, je suis satisfait de ta conduite depuis ton retour parmi nous.»

«Merci, maître» fit Snape, intrigué

«Tu mérites une petite récompense. Tu resteras ici ce soir.»

Plus interloqué encore, Severus s'inclina profondément.

«C'est un grand honneur, maître.»

«Hmm. De plus, Harry te tiendra compagnie. Après toutes ces années à supporter le fameux Harry Potter en tant qu'élève, ce n'est que justice que tu puisses profiter de ses compétences, après tout.»

Le cerveau de Snape se mit à fonctionner rapidement. Il allait enfin avoir l'occasion tant attendu de faire sortir Harry d'ici! Mais la tache allait être plus que périlleuse, il doutait que le garçon soit en état de participer à sa propre évasion…

Il s'appliqua à afficher un petit sourire cruel.

«Je saurai en profiter comme il se doit, soyez en assuré.»

«Je n'en doute pas» répondit Voldemort avec le même sourire. Puis, d'un geste solennel, il lui tendit la laisse.

«Il te mènera à ta chambre. Ne le quitte pas un instant. Je le récupèrerais demain matin au déjeuner. Puis-je compter sur toi, Severus?»

«Bien entendu, maître» fit il en saisissant la laisse, cachant soigneusement sa répugnance.

Tournant les talons, le sorcier au visage de serpent quitta la pièce, le laissant seul avec le pâle fantôme de ce qui avait jadis été Harry Potter.

Son regard sans expression était posé sur lui, comme s'il attendait quelque chose.

«Eh bien, qu'est ce que tu attends?» lança t il sèchement. «Amène moi à la chambre.»

Le garçon se mit aussitôt en mouvement, ses mouvements lents et mécaniques comme ceux d'un robot mal huilé. Sans jamais s'arrêter, il le conduisit à travers un dédale de couloirs et d'escaliers, jusqu'à une porte en bois devant laquelle il s'arrêta, indiquant à Snape d'un regard qu'ils étaient arrivés.

Le Maître des Potions ouvrit la porte, et il pénétrèrent dans une vaste pièce richement meublée, dont le point central était le large lit drapé de vert sombre.

Snape grogna. Il allait devoir trouver une solution pour les sortir rapidement de là. Lâchant la laisse, il se dirigea vers la fenêtre. Ils n'étaient qu'au premier étage… peut-être y avait il quelque chose de jouable par là. Il se retourna vers Harry qui n'avait pas bougé.

«Ne reste pas là comme une goule. Installe toi quelque part.» grogna t il.

Le garçon se balança d'un pied sur l'autre mais ne fit pas mine de bouger.

«Qu'est ce qu'il te faut, une invitation écrite?» lança t il

Sans un mot, Harry fit un mouvement du menton pour désigner la laisse en cuir qui pendait de son cou.

«quoi, il faut que je te traîne jusqu'au lit avec cette chose?» fit ironiquement le professeur.

Mais d'un hochement de tête, Harry lui fit comprendre que c'était effectivement le cas.

Grognant, Snape s'avança pour saisir la courroie de cuir et entraîna le garçon vers le lit. Il ignorait quels sorts étaient en place dans cette pièce, mais il ne tenait pas à prendre de risque. Tant qu'il ne serait pas convaincu que toute la maisonnée était endormie, il allait jouer le jeu jusqu'au bout. Quoiqu'il lui en coûte…

Il s'assit sur le lit, adossé au mur. Qu'allait il donc bien pouvoir faire de cet esclave au regard mort ?

«Potter, regarde moi.»

Le garçon leva les yeux vers lui.

«Sais tu qui je suis?»

«Professeur Snape» répondit Harry d'une voix rauque.

«En effet, Potter. Que de bons souvenirs, n'est ce pas?»

Le garçon continua de le fixer de ce regard vide sans lui répondre.

«Une réponse, Potter!»

«Oui, maître» fit automatiquement celui-ci.

Snape frissonna. Ce n'était pas ce qu'il avait attendu… mais à quoi s'attendait il? A genoux sur le lit, le garçon restait sans réaction, attendant visiblement des ordres. Il semblait encore plus maigre et osseux à la lumière des lampes de la chambre, et les nombreuses cicatrices et marques qui parsemaient son corps en disaient long sur ce qu'il avait vécu ces dernière années.

Son regard fut attiré par le collier auquel était attaché la laisse. Un collier de métal, fait de plusieurs plaques mobiles et qui semblait incrusté dans le cou du garçon. Sans doute était ce le cas, songea t il, si l'appareil avait été fixé dès son arrivée ici, et trop serré. De même que le harnais…

«Enlève cette chose» fit il en désignant le harnais noir.

Mais Harry secoua la tête.

«Interdit.»

Snape grogna.

«Tu ne l'enlèves donc jamais?»

«Douche» répondit Harry. «Matin, soir.»

«Hum» fit Snape, sceptique. Il se serait personnellement passé de cet instrument. Visiblement, il était conçu pour permettre à celui qui le portait d'être pénétré sans difficulté. les courroies écartaient les fesses dès que le garçon ouvrait les jambes, mais il lui imposait une stricte abstinence pour tout le reste. Assez logique, somme toute.

Soupirant, il se laissa aller contre le mur, tentant de réfléchir à une solution.

Comme si c'était le signal qu'il avait attendu, Harry s'avança vers lui à quatre pattes, et entreprit de déboutonner ses robes. Tout ses muscles crispés, Snape le laissa faire. Il savait ce que Voldemort attendait de lui… d'eux. Jurant de demander pardon au garçon pour cela dès qu'ils seraient sortis de ce guêpier, il le laissa le déshabiller, les doigts fins caressant sa peau, les lèvres embrassant chaque point sensible de son anatomie.

Inéluctablement, il sentit son sexe se gonfler, incapable de résister aux caresses expertes d'Harry qui se frottait délicieusement contre lui. Lentement, la bouche descendit le long de son torse, jusqu'au engloutir voluptueusement son membre, pompant avec art chaque once de plaisir de son corps.

Alors qu'il s'apprêtait à jouir pour la deuxième fois ce soir là, les lèvres quittèrent son entrejambe, lui arrachant un grognement de frustration. Le garçon rampa sur lui, installant son poids si léger sur son buste et positionna ses fesses écartées pour qu'il puisse aisément le pénétrer.

Puis, devant son hésitation, Harry s'empala lui-même sur son membre, entamant un lent mouvement de va et vient.

Incapable de résister à la sensation, Severus se mit à balancer les hanches en rythme, allant et venant dans le garçon qui gémissait sur lui. Mais Severus n'était pas dupe de sa respiration haletante ni de ses gémissements; la tension de son corps lui indiquait clairement que le garçon n'éprouvait aucun plaisir dans leurs ébats, seulement de la douleur.

Il n'en cessa pas pour autant de s'offrir au Maître des Potions, avec toutes les apparences de la satisfaction.

Hors des regards de Voldemort et des Mangemort, cependant, il était inutile de montrer plus de brutalité que nécessaire et Severus s'appliqua à faire souffrir le garçon le moins possible, malgré ses blessures. Une main au creux de ses reins, une autre sur ses côtes, il tentait de bouger le plus doucement possible quand il aperçu une lueur rouge inquiétante au fond de la pièce.

Voldemort… il les observait donc bien, comme il l'avait soupçonné et sa subite délicatesse avec Harry ne devait pas être à son goût.

Saisissant la mâchoire du garçon avec fermeté, il le força à le regarder. Il devait faire diversion… d'une façon ou d'une autre.

«Tu te souviens de Poudlard, Potter?»

Le garçon hocha la tête, haletant.

«Rappelle toi des cours de potions. Imagine que tu es là, dans le donjon et que je suis en train de te prendre sur le bureau, devant tous les serpentards, et les griffondors. Imagine comme ce serait bon, Potter, de regarder l'horreur dans leurs yeux pendant que tu me suces… oh, oui, tu aimerai cela, n'est ce pas?»

«Oui, maître» murmura le garçon, son expression vide

Un rapide coup d'œil informa Severus que la lueur rouge avait disparu. Voldemort était sans doute satisfait de ce qu'il avait vu… et entendu.

Ecœuré, au bord de la nausée, Snape accéléra le rythme. Il devait en finir avec cette mascarade au plus vite. Le garçon sembla comprendre ses intentions car il se mit à bouger les hanches en rythme, précipitant son plaisir jusqu'à ce que Severus jouisse enfin, dans un dernier coup de rein.

Avec un soupir, le garçon se laissa retomber sur lui.

Vidé, épuisé, Severus passa machinalement une main dans ses cheveux.

La nuit allait être longue…

Wednesday 13 August 2008, a 23:16
My Master - Chapitre 1
 

Voici une fanfiction que j'ai lu pas plus tard qu'hier. Elle m'a beaucoup plus. Avec l'accord de l'auteur j'ai décidé de la mettre en ligne.

My Master

Chapitre 1

/!\ ATTENTION/!\

Cette fic est une fic SLASH YAOI autrement dit RELATIONS HOMOSEXUELLES TRES EXPLICITES, c'est également une fic BONDAGE S/M, ESCLAVAGE, elle contient de nombreuses scènes de SEXE, VIOLENCE, y compris de VIOL, VIOLENCE, BRUTALITES SUR UN MINEUR. Harry a 17 ans quand la fic commence, il est donc majeur au vu des sorciers, mais il est fait mention de sévices sexuels commençants à l'age de 14 ans. C'est délibérément TRASH, CHOQUANT, VIOLENT.

MINEURS S'ABSTENIR

Vous êtes prévenus !

VOUS N'AIMEZ PAS, VOUS NE LISEZ PAS !!

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Severus Snape ne pouvait s'empêcher de se sentir angoissé tandis qu'il se dirigeait vers la porte du Manoir, le cœur battant.

Trois ans. Trois ans que le Seigneur des Ténèbres était revenu, gagnant un peu plus de pouvoir chaque jour. Trois ans que Harry Potter, Le Garçon-Qui-Avait-Survécu, était devenu le-Garçon-Qui-N'était-Pas-Revenu.

Le Tournois des Trois Sorciers… malgré toutes leurs précautions, Voldemort avait réussi à kidnapper Harry lors de la troisième tache, permettant sa renaissance et le retour des Mangemorts. Y compris le sien.

Mais Voldemort n'avait rien perdu de sa paranoïa et jamais au cours de ces trois années il n'avait été convié à une des réunions du cercle intime du Seigneur des Ténèbres. Jamais il n'avait eu l'occasion de revoir Harry Potter, que Voldemort avait, selon la rumeur, gardé vivant et qu'il ne quittait pour ainsi dire jamais des yeux.

L'Elu, prisonnier de son pire ennemi, maintenu en vie pour son seul amusement et par crainte de ce qui pourrait arriver s'il tentait à nouveau de le tuer. C'était du moins ce que laissait entendre la rumeur populaire; aucun Mangemort ne se risquait jamais à laisser échapper un mot concernant le garçon. En réalité, personne ne pouvait témoigner de l'avoir vu depuis le jour où il avait disparu en saisissant le trophée, trois ans auparavant.

Et à présent, à nouveau revenu dans les grâces du Seigneur des Ténèbres, il allait peut-être enfin avoir la réponse.

En silence, il suivit les autres Mangemorts à l'intérieur du manoir. Arrivés dans une vaste salle, tous ôtèrent leurs masques et s'installèrent autour d'une table ronde; un fauteuil magistral siégeait à un bout et Severus comprit qu'il s'agissait de celui de leur maître. Restaient douze chaises… chacun des Mangemorts en prit une, selon un ordre visiblement établi, laissant libre la chaise à droite du Seigneur des Ténèbres. Sans un mot, il y prit place.

Un instant plus tard, une porte s'ouvrit, et Snape retint sa respiration. Le maître… son visage grisâtre semblable à celui d'un serpent, son long corps drapé dans une robe de sorcier verte, il paraissait plus impressionnant et répugnant que jamais. Mais ce ne fut pas cela qui retint l'attention du maître des potions… d'une main, le sorcier tenait une laisse en cuir, une laisse attachée au cou d'une silhouette frêle qui se tenait dans son ombre.

Harry Potter.

Pendant une instant, Severus ne put que le fixer des yeux. L'adolescent avait changé, beaucoup changé, mais il n'en était pas moins reconnaissable au premier regard. Il avait peu grandis, ce qui n'avait rien de surprenant, songea t il en constatant son état de maigreur. Sa croissance n'avait pas du être le souci principal du Seigneur des Ténèbres… Son corps nu était émacié et il pouvait compter chaque côte, un harnais de cuir noir faisant ressortir encore plus les os saillants de ses hanches.

Son visage, étrange sans les lunettes rondes si caractéristiques, était plus long, plus vieux, plus creux… mais ce fut surtout son regard qui retint l'attention du professeur. Les yeux verts qui jadis débordaient d'émotions et d'insolence étaient à présent vides et ternes, son regard vague animé seulement d'une faible étincelle d'appréhension.

La cicatrice en forme d'éclair, rouge vif, ressortait sur sa peau d'une pâleur maladive. Merlin, depuis combien de temps le garçon n'avait-il pas vu le soleil?

Détachant avec difficultés son regard de l'adolescent, il surpris le regard que Voldemort lui portait. Rapidement, il s'efforça de poser un masque d'indifférence sur son visage. Rien ne devait le trahir, pas ce soir, pas maintenant qu'il était si proche du but…

Mais le sorcier se contenta de venir prendre sa place, tirant toujours Potter qui vint naturellement s'agenouiller à ses pieds. Comme un chien, songea Snape, sans même un instant d'hésitation ou de rébellion… un parfait esclave.

«Mangemorts, nous accueillons ce soir un nouvel élément. Nouveau n'est peut être pas le terme qui convient toutefois… Severus?»

«maître?» répondit aussitôt le maître des potions de son ton le plus humble

«Je te fais l'honneur de te reprendre à mes côtés. Tes compétences seules, toutefois, effacent tes fautes…»

«Merci, maître» murmura t il, gardant la tête baissée

«Que je n'ait plus jamais de raison de douter de ta loyauté.»

«Vous n'en aurez pas, maître.»

Du coin de l'œil, Severus pu voir que Potter n'avait pas eut la moindre réaction en entendant son nom. Quoique Voldemort ait pu lui faire, son esprit semblait très loin d'ici…

«La réunion peut commencer» fit le Seigneur des Ténèbres sans plus de cérémonie

Puis, sans un mot, il tendit le bras pour décrocher la laisse du collier dans un petit clic. Aussitôt, le garçon se précipita à quatre pattes sous la table et disparut de sa vue. Des dizaines de questions se bousculèrent dans sa tête, mais il ne fallu que quelques secondes avant qu'il ait la réponse à ce comportement étrange.

Tandis que Voldemort interrogeait les Mangemorts présents sur leurs activités récentes, il pu voir le sorcier qui se tenait à la gauche de son maître, de l'autre côté de la table, s'agiter. Puis il aperçut une touffe de cheveux noirs se balancer dans un rythme caractéristique entre les jambes du sorcier, et il comprit.

Potter, le Garçon-Qui-Avait-Survécu, était en train de pratiquer une fellation sur le Mangemort.

Severus sentit son sang se glacer. Non, tout cela ne pouvait pas être réel… comme hypnotisé, il suivit les mouvement de la tête qui apparaissait et disparaissait hors de sa vue, toujours sous la table, lentement puis plus rapidement, jusqu'à ce que le Mangemort, Crabbe en l'occurrence, ne le saisisse par les cheveux et n'impose lui même son rythme brutal. Il ne lui fallu que quelques minutes avant de finalement jouir dans un petit grognement satisfait, profondément enfouit dans la gorge du garçon.

Puis la tête disparut à nouveau et Severus vit le Mangemort à sa gauche se tendre à son tour sous les caresses de Potter.

Snape aurait voulu vomir. Ce ne pouvait pas être en train d'arriver, comment Voldemort avait il pu transformer le garçon rebelle et plein de fierté qui avait participé au Tournois en cet esclave sexuel servile ?

Il tenta de reporter son attention sur la réunion, tandis que le petit numéro se reproduisait.

Oui, répondit il à la question de Voldemort, Dumbledore lui faisait confiance. Oui, le vieux sorcier s'affaiblissait un peu plus chaque jour, et son influence faiblissait…

Il lui était plus difficile qu'il ne l'aurait pensé de rester sur ses gardes alors que le garçon était là, à quelques mètres de lui, en train d'offrir ses services aux Mangemorts…

Mais Voldemort passa finalement à un autre sujet, et Severus put enfin se détendre. Pas pour longtemps toutefois… alors que Potter venait de passer à Lucius Malfoy, le quatrième Mangemort à gauche de Voldemort, le scénario sembla changer. Après avoir laissé le garçon lui prodiguer ses caresses buccales pendant quelques minutes, Lucius le tira par les cheveux, le faisant sortir de sous la table. Avec un naturel obscène, Harry vint s'installer à califourchon sur les genoux du Mangemort, tout son corps offert, les bras passés autour du cou de Malfoy.

Celui ci lui assena une claque sèche sur les hanches, avant d'y enfoncer ses ongles.

«Cambre-toi mieux que cela. Tu sais parfaitement comment je veux te prendre.»

A ces mots, le garçon cambra les reins, dans une position qu'il semblait maîtriser. Un peu trop bien, songea Severus… visiblement satisfait, Lucius le souleva, avant de l'empaler violemment d'un coup de rein brutal. Harry laissa échapper un hoquet de douleur, mais ne fit pas un geste pour s'échapper. Un fin sourire aux lèvres, Malfoy entreprit de pilonner le garçon sans aucune pitié. Le front posé sur son épaule, Harry se laissa faire sans un mot. Il semblait tellement petit et fragile ainsi, songea Snape, au bord de la nausée. Des marques de lacérations parcouraient son dos, parsemé d'hématomes.

Si le Maître des Potions avait gardé une once de rancune au garçon de ses jours à Poudlard, elles s'envola à cette vue pitoyable.

Enfin, Malfoy arriva à ses fins dans une série de coups de reins plus brutaux encore et avec une dernière claque sur ses cuisses, il reprit le garçon par les cheveux et le repoussa sous la table.

Quelques secondes plus tard, le Mangemort à sa gauche prenait son tour, s'enfonçant impitoyablement dans la gorge du Garçon-Qui-Avait-Survécu.

Comme Lucius, cinq autres Mangemorts décidèrent de ne pas se satisfaire du service standard et firent monter le garçon sur leurs genoux. A chaque fois, celui ci prenait sa position soumise, se pliant aux caprices des sorciers et subissait leurs assauts sans un mot. Severus pouvait voir à la tension de son corps qu'il souffrait, mais il n'en laissait rien paraître tandis qu'il se soumettait sans réserve à leurs désirs.

La réunion touchait à sa fin et le tour de table d'Harry également. Alors qu'il quittait les genoux du Mangemort à sa droite, Severus pu voir qu'un filet de sang s'écoulait entre les cuisses du garçon et il pria avec ferveur pour que son statut de nouveau venu l'exclu de ce qui semblait être le nouveau rituel des Mangemorts.

Mais il n'eut pas cette chance. Il sentit deux mains se poser doucement sur ses genoux, remontant lentement vers son entrejambes qu'elles libérèrent sans hésitation des couches de tissus qui la recouvrait. Des doigts experts vinrent le masser et à sa profonde horreur, Severus sentit son corps réagir.

Merlin, comment pouvait il se sentir excité par les caresses de ce garçon qui avait été son élève, aujourd'hui réduit à l'état d'esclave sexuel de Voldemort et de ses Mangemorts?

Mais c'était plus fort que lui, le toucher sûr du garçon atteignit son but et il du retenir un gémissement quand une langue chaude se mit à lécher avidement son membre dressé. La caresse était légère, précise, étudiée pour procurer un maximum de plaisir… et il ne pouvait nier qu'elle était parfaite.

Et le garçon, lui, parfaitement entraîné, songea t il alors que sa bouche chaude et humide l'enveloppait, avalant entièrement son sexe jusqu'au plus profond de la gorge. Et pompant, pompant délicieusement…

Severus crut mourir de honte et de plaisir quand il jouit enfin dans la bouche du garçon qui avala sans hésitation sa semence. Puis celui ci se retira, avant de ramper à nouveau vers son maître.

Visiblement satisfait, Voldemort rattacha la laisse au collier d'Harry et se releva, son regard ironique et satisfait posé sur Severus.

Sans un mot, il poussa le garçon devant lui.

Sachant visiblement ce qui l'attendait, Harry posa les mains sur la table et écarta les jambes, campant son dos pour exposer ses fesses. Voldemort réduisit la longueur de laisse d'un rapide tour sur sa main, étranglant le garçon suffisamment pour lui permettre de respirer, et le pénétra d'un violent coup de rein.

Severus pu presque sentir la vague de chaleur le traverser tandis que le Seigneur des Ténèbres besognait impitoyablement le corps du garçon, le projetant sèchement contre la table à chaque poussée.

Le visage d'Harry était toujours aussi vide, constata Snape, crispé par la douleur, mais sans expression…

La séance semblait ne pas avoir de fin, Voldemort claquant sèchement la laisse de cuir sur les côtes du garçon quand celui-ci faiblissait, et il reprenait automatiquement sa position pour permettre à son maître de mieux le pénétrer, ses bras et ses jambes tremblant d'épuisement.

Enfin, après ce qui paru une éternité, le Seigneur des Ténèbres se libéra dans un dernier coup de rein qui plaqua le garçon sur la table et il recula, tirant son esclave par la laisse.

Puis il se tourna vers Snape:

«Bienvenue parmi nous, Severus. Tu auras l'honneur à chaque réunion de prendre ton plaisir avec Harry Potter, et de me voir le prendre. C'est un honneur insigne, tache de le mériter.»

«Merci, maître» répondit il de la voix la plus ferme qu'il pu. «Votre indulgence est sans limite; je saurai m'en montrer digne.»

Voldemort hocha la tête, amusé.

«La réunion est finie. Rentrez chez vous.»

Et tenant toujours le garçon en laisse, il sortit de la salle.

Le chemin du retour sembla encore plus long et pénible à Severus que l'aller. Dès qu'il fut hors du périmètre de sécurité, il transplana aux abords de Poudlard et se précipita dans le donjon, claquant la porte de ses appartements derrière lui. Avant même d'avoir eut le temps de s'y préparer, il vomit ce qui lui sembla être le contenu de plusieurs estomacs, appuyé contre le mur de pierres, incapable d'arrêter le sentiment de nausée qui le secouait.

Il l'avait vu. Il était bien vivant, oui, tout du moins son corps l'était.

Harry Potter, le Garçon-Qui-Avait-Survécu-Pour-Etre-L'esclave-Sexuel-De-Voldemort


Tuesday 12 August 2008, a 15:09
Arrêt sur : les traductions
 

Ce nouvel arrêt sur porte sur les traductions de fanfics. Lorsqu'une fanfiction gagne l'attention d'une traductrice et qu'elle décide de nous la fournir, on peux s'attendre à ce que ce soit une très bonne fanfiction. Et c'est généralement le cas.

Dans mon précédant 'arrêt sur' je vous ai parlé de Blanche Malfoy et des traductions qui ont été faites de ses fanfictions. Je n'y reviendrai donc pas dessus aujourd'hui. Voici simplement un lien vers l'article : ici.

Tout d'abords je vais vous parler de Paradis of Readers. Il s'agit d'un compte FF.net et franchement, je pourrais leurs consacrés l'intégralité d'un arrêt sur. C'est un groupe de traductrice qui s'attaque à différents auteurs anglais (Diagonlist, GoldSnitcher, Wishweaver, kungzoune, Lightning on the Wave, Bored Beyond Belief, Lady FoxFire, Tantz, Resonant, Maya,SeparatriX, Myr, Moon-dragon, Maizeysugah, Sherdelune). Comme vous pouvez le constatez ca fait quand même une bonne liste. La seule critique qu'on peut leurs faire c'est qu'elles ne traduisent que du Harry Potter. Mais la remarque peut se faire sur quasi toute les traductions existantes en francais... Leur principale qualitée outre le nombre de fanfiction traduite, c'est qu'elles ne restent pas quantonnée à une seule et unique auteur comme cela ce voit souvent.

Maintenant que ce gros groupe est passé. Je vais vous présenté des traductions de diverses auteurs et traductrices MAIS pas de Harry Potter. Ca nous changera un peu.

Antedaemonia, une auteur à qui je dédierai sans doute un arrêt sur un de ces quatres, à réalisé une traduction Gundam Wing (histoire de rester dans les classiques). Cette traduction s'appelle The Ion Arc et son auteur se prénomme : Sunhawk. Elle a également fait une seconde traduction, toujours sur la même série mais d'une auteur différente. Il s'agit de Kracken avec cette fanfic Obsession du coeur.
On continue dans Gundam Wing avec Asuka Kureru et deux traductions : Equilibre et La Corde Raide. Equilibre est la préquelle de la corde raide.
Ensuite il y a le compte de Sraphin qui fait les traductions de Naomi.

Mais bien heureusement il n'y a pas que Harry Potter et Gundam Wing dans la vie... On finis par trouver des traductions de Comte Cain ( C'était la routine), de Gravitation (je vous donne carrément le compte de cette auteur Patpat, qui n'a fait que des choses sur Gravitation, dont quelques traductions)

Par les sites fanfiction.net, le meilleur moyen de trouver des traductions, c'est de tapper "TRADUCTION" ou "TRAD" dans le menu recherche, puis de selectionner la série pour réduire les résultats.

Sunday 10 August 2008, a 14:40
Vision of Escaflowne
 

Cet anime est l'un de mes premiers coups de foudre. Il existe peu de fanfiction dessus... mais quelques unes sont quand même disponible. Il faut bien chercher.

Je pense notamment à Escaflowne, la Porte du temps.
Mais aussi à Pas de Pitié pour Allen, Serena, Mémoires d'Astria et Rires sous cape de l'auteur Petite Dilly.
Après y'a cette auteur, Diri-chan avec deux fanfics Escaflowne : Juste une peluche .. y'a une suite aussi. Mais je sais plus où.

Tuesday 05 August 2008, a 17:12
Arrêt sur : BlancheMalfoy- fanficeuse
 

Voilà enfin le deuxième 'arrêt sur'. Il va être un peu plus conséquent que le dernier car il ne concerne pas qu'une seule et unique personne. En effet Blanchemalfoy est une auteur anglaise. Ses fanfictions sont donc lisible en anglais et en francais grâce au travail de différentes traductrices.
Elle n'a écrit que sur du Harry Potter, mais c'est fanfic n'en reste pas moi interressante.

Sa page fanfiction.net :
Sa page Fiction Alley : ici
Son blog : par là

Et maintenant ses fanfictions traduites :

traduction de FannyMJV :

     Once upon a Christmas night : TRADUCTION de BlancheMalfoy. Slash HPDM. Le soir de Noël, seul à Poudlard, Harry pense encore à Draco Malfoy qu'il aime en secret. CHAPITRE UNIQUE.

     The Road Home : TRADUCTION BlancheMalfoy HPDM Durant sa 5e année, Harry comprend que la guerre implique que l'on fasse des choix. Avouer son amour pour Malfoy en est un premier. Beaucoup d'autres devront choisir à leur tour : vivre dans le passé ou affronter le présent ?



traduction de Mara Snape :

     Stairway to Heaven : Traduction de Blanche Malfoy terminée! Slash HPDM Lors d'un bal masqué Harry rencontre son âme soeur et ils passent ensemble une nuit magique sans se connaître.


traduction de Falyla :

     Love me, Love me not : FIC TERMINEE. SLASH DRACOHARRY. TRADUCTION DE BLANCHE MALFOY. Epilogue en ligne. Après la guerre, Hermione et Fred complotent. Ils envoient Drago chez Harry pour tenter de le sortir de sa dépression.

     Quelque chose d'un héros : FIC TERMINEE. Traduction de Blanche Malfoy. Slash HPSR.

     Le duel : Traduction de THE DUEL de Blanche Malfoy. Suite et fin. Slash HPDM

    
traduction de Karo :

     Just a step from heaven : COMPLETE. Suite de Stairway to Heaven, Traduction d'une fic de Blanche Malfoy De retour de voyage de noces, Harry découvre une lettre de Dumblemore qui changera sa vie


traduction de Lilyanne12 :

     Here with me : FIC TERMINÉE! Drago et Ron apprenent à vivre avec leur peine après la mort d'Harry. Traduction du texte de Blanche Malfoy


traduction de JessHDH :

     Obsession : Traduction. Septième année à Poudlard. Slash HPDM. [COMPLETE]

     Blocage : Traduction. POV de Harry de la fic Obsession. [COMPLETE]


Voilà ! Bonne lecture :)

Tuesday 05 August 2008, a 16:47
Ai-no-Kusabi
 

Bonjour, bonjour. Aujourd'hui je vais vous parlez un peu d'un animé qui m'a beaucoup passionné pendant un temps. Il s'agit d'Ai-no-Kusabi. Je ne vais pas vous en faire une description super longue ici. Ce n'es pas vraiment le but. Par contre je vous ai sélectionner quelques liens :

Image :

Une galerie assez sympa.
Alex's Ai no Kusabi (en anglais)
encore un site


Fanfiction :

Cogagne

Partie de Fanfic-fr réservé à Ai-no-kusabi
Partie de FF-net réservée à Ai-no-kusabi

Il n'y a pas grand chose malheureusement. Sinon c'est uniquement en anglais. Déjà qu'il y en a pas mal... Si vous avez d'autres liens, mettez les dans les commentaires. Je transférerai.

Thursday 31 July 2008, a 20:45
Arrêt sur : Imeldamizi - fanficeuse
 

Je vais consacrer cet article à une fanficeuse répondant au nom d'Imeldamizi. Je l'ai découvert grâce à une fanfiction Harry Potter  : "Comment épouser un maître chanteur ?". Plutard j'ai lu "Propriété Privée".

Outre la qualité des scénarios qui sont facilement surprenant, elle nous emmène très facilement avec elle tout au long de son récit. Je n'en dirais pas plus. Je vous met les différents liens qui la concerne et ses fanfictions. Pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler (on ne sait jamais) n'hésitez pas.

Sa page fanfiction.net : ici
Le Journal de Mizi :
La saga d'Argos : Harry Potter et son héritage : juste là


Ses fanfictions : a noter, toute ses créations concernent Harry Potter. Elle a travailler les couples suivant : James & Lily et Harry & Draco.

Mes coups de cœur :

Comment épouser un maitre chanteur ?
: COMPLETE. Cadeau pour Umbre77. Pour sauver sa mère adoptive gravement malade, Harry va prendre une décision qui va bouleverser sa vie.

Le paradis où repose mon coeur
: COMPLETE. Slash HD. A 25 ans, Draco Malefoy se sent enfin prêt à épouser un homme qui lui conviendra et songe à fonder une famille. Un seul détail contrecarre ses plans... Il est déjà marié !

Propriété Privée : UA. Quand Draco Malefoy veut quelque chose, il l'obtient quelque soit le prix à payer, le temps à attendre et les personnes à écraser. Vernon Dursley va l'apprendre à ses dépends. Mais plus que lui, c'est son neveu, Harry Potter qui va payer le prix fort.


Thursday 31 July 2008, a 17:41
Où lire des fanfictions parlant de...
 

Les scénarios classiques. Ils sont classiques. Ont les connait, on en a bouffé, re-bouffé, re-re-bouffé... mais on les cherches toujours. On en veux une nouvelle fois. On ne peux même plus parler de plagia, l'idée est devenu scénario habituel sous différents traitements.

Certains de ces scénarios inclus également une série :
exemple 1 : Harry est maltraité par les Dursley, Snape l'adopte.
exemple 2 : Harry est en réalité le fils de Snape.

Je ne décris pas cette pratique. Très sincèrement j'adore. Je vais donc me permettre de vous donner des liens vers des fanfics que j'appelerai 'à thème'. Avec résumé de l'auteur si possible. Je m'excuse davance si certaines fanfictions dont je parlerai sont concidérés comme plagia.
A noter, la quasi totalité de ces fanfictions s'effectuent sur des séries 'classiques' sans doute car elles sont plus facile à manipulé et à appréhender.

esclavage :

     Harry Potter :

L'esclave de Noan : [complète] UA SLASH.Le bateau où voyageait Harry est accosté par des pirates. Un lui sauve la vie et il sera vendu dans une plantation en Lousiane. Il y rencontra des amis et même l'amour... HPDM

Le Prince des Glaces enchainé
de Sahada : [attention, nous attendons la suite depuis un certain temps déjà. Peut-être existe-elle sur un autre site ou a-t-elle été abandonné. Si vous le savez merci de me le précisez :) ] Le Seigneur Gris,Harry, revient sur les Terres qui l'ont vu naître, la guerre vient de se terminer, le monde se renconstruit. On lui offre de choisir un esclave parmis les prisonniers pour le remercier. Mais pourquoi Lucius Malfoy ?

Aube et Crépuscule de Speedy-of-77: [en cours] UA HPDM. XVIIIè s. L'esclave Harry est offert à Draco Malefoy par son père. Autour de cette rencontre pas totalement dûe au hasard, la guerre menace les sorciers, privé de l'autorité et de la sagesse de leur roi disparu.

Fallen de Black Elf traduite par Feemusty : [en cours] harry est en bien mauvaise situation. on le croit mort et il est vendu comme esclave à Lucius Malfoy qui l'achète pour son fils. que va-t-il se passer?

Esclave de Zick : [en cours] C'est seulement ma première fic que je reprend car je n'aimait pas trop la première version . Résumé: Harry reçoit une drôle de visite un jour, une visite qui va changer beaucoup de chose. [Slash]

Le Prince et l'esclave de Kimmy15 : A.U. Voldermort complote pour s'emparer du trône du roi Lucius. Pour se faire, il envoie Pettigrow se débarrasser du prince Draco en l'envoyant dans un marché d'esclave! Voldemort réussiratil? HD slash



     Gundam Wing :

Le Prince des Glaces de Dyneen :[complète]  La vie n'est pas facile… Surtout quand on est esclave et qu'on est offert en cadeau à deux princes d'une contrée glaciale… sans qu'aucun réchauffement climatique ne soit prévu ! HxD et TxD

Princes du Japon et de Russie de Gothika29: [en cours]  Duo prince de russie se fait capturer pas les soldats japonais qui ont gagné la guerre contre son pays. Il attérit dans une échoppe pour esclaves avec son ami Quatre. Pour la suite faut lire.

Antinous de Lilith6 : [complète] Yaoi mais sur censuré, no panic. 13x5. Peut-on aimer l'ennemi quand on est devenu esclave de celui-ci ? Pour Minako. R&R

Harem
de Katoru87 : [complète] [2X1 3X4 6X5] Suite et fin des aventures des esclaves fraichement libres avec la troupe de comédiens. fic finie

Esclave de Lyrashin : Lorsque le prince Milliardo offre un esclave Japonais au prince Duo de la lignée des Shinigami... Qui sait ce qui peut arriver...

L'Esclave de ses messieurs de DarkMimi : [ attention, nous attendons la suite depuis un certain temps déjà. Peut-être existe-elle sur un autre site ou a-t-elle été abandonné. Si vous le savez merci de me le précisez :)] ~Chapitre 5~Le jeune quatre veut trouver un nouvel esclave pour son maitre, le seigneur Heero, il trouve satisfaction en achetant Duo, le bel esclave Américain au tempérament de feu...


adoption :

     Harry Potter :

Un enfant de toi de Kreattur : [en cours] Quand Harry et Draco décident d'adopter un bébé, ils ne savent pas que c'est difficile de trouver une mère prête à confier son bébé à un couple gay, dont l'un deux est un ancien mangemort. Mais ils affrontent ça ensemble, et sont bien décidés à y arriver!

Viridis de Na-chan2 : [en cours] Salazar Serpentard est encore en vie et décide d'adopter Harry Potter après que celui-ci ait perdu ses parents. Quelles répercussions cela aura-t-il sur Harry? Et sur Salazar? réponse au défi 3 de Lady Jedusor

Nouvelle famille, nouvelles peurs de Jwulee : [complète] Rogue tyranise toujours autant Harry, par contre un jour, Dumbledore l'oblige à l'adopter afin d'éviter la mort de l'enfant. Le maître des potions le fait à contre coeur et l'existence de Harry bascule

Rogue et l'enfant de James de Jwulle : [en cours] Et si Rogue n'avait jamais été un mangemort, s'il adopte Harry lorsque ce dernier a 2 ans, après qu'il ait passé un an chez les Dursley. Comment évolura la situation, si Harry ressemble tout à fait à James Potter et est aussi un joueur de tours?

Couleur Café
de Nouchette : [Slash HPDM] [En pause] Drago et Harry, en couple depuis deux ans décident d'adopter un enfant. Ils partent donc en pleine brousse pour accueillir ce don du ciel mais ils ignorent que le destin ne semble pas accepter de les laisser partir si facilement.

New Beginning and End
de Abigail007: [en cours] AU. Harry est laissé chez les Dursley à la naissance. Ses parents sont toujours vivant et Harry le sait. Slytherin Harry! Sev adopte Harry! Harry anéanti voldemort. Les Potter sont arrêtés et plus. Traduction de DebsTheSnapeFan

Le dernier espoir d'Harry de Farniol : [en cours] TRADUCTION. Rogue sauve Harry de Dursley abusifs et l'adopte. Il découvre quelque chose dans son passé qui met la vie de Harry en danger... Une variante du défi Severitus

Une garde douloureuse par mela12 : [complète] TRAD à la fin du prisonnier d'azkaban. Snape adopte Harry après quelques incidents.Attention l'histoire contient une fessee sur enfantado.

Quand Rogue adopte Harry par Supwood : La première année vient de finir et HArry se retrouver à être adopter par un membre du personnel de Poudlard

Whelp par Dyneen
: [en cours] TRAD de jharad17. AU. Harry a 7 ans et il est traité comme un chien par les Dursleys. Sera-t-il sauvé par le monde magique? Sera-t-il capable d'endosser son rôle de Garçon-Qui-A-Survécu? Childfic, prePoudlard. Attention : Abus extrême sur enfant, violence


adoption (il s'agit d'une seconde forme d'adoption. Elle concerne généralement Harry et Draco, sous la forme d'anigamus)

     Harry Potter :

Une fouine en vadrouille de Nejysh : Moi, le plus illustre de tous les Serpentards, je me suis de nouveau honteusement vu transformé en fouine par un Gryffindor incompétent ! Et pour ajouter à ma misère, je me suis fait adopter tel un vulgaire animal de compagnie par mon pire ennemi...

Félin squatteur de Archange Dechu : Drago à refuser de devenir mangemort, son père l'enferme dans les cachots du manoir. Usant de sa forme d'animagus il s'enfuit et trouve refuge chez Harry qui ce fait une joie d'adopter la boule de poils.

Reste avec moi de coqcigrue : SLASH HPDM Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire…

Le lionceau de Poudlard
de Lovely A : Une dispute dans les appartements de Godric Gryffindor change Draco. Mais le pire, c'est qu'il devient le nouvel animal de son ennemi de toujours, Potter. Et l'antidote qui doit le sauver n'est pas pour lui plaire... [HpDm]

Le coeur d'une panthère : Harry se fait capturer sous sa forme animagus et est vendu pour devenir le familier de son pire ennemi. Traduction d'une fic de Copper Vixen. Slash HPDM.

personnage retombe en enfance :

     Harry Potter :

Le retour en enfance de Harry de Procne Aesoris : Slash yaoî HP.DM.Après un accident de potion,Harry se retrouve âgé de 5ans,et Drago, sa nounou attitrée.Sauf que s'occuper d'un petit Harry n'est pas de tout repos...Ils vont devoir apprendre à se connaitre,à s'aimer...Humour,action,sadisme et émotion.

Harry Potter : un retour en enfance
de Crystalsky : Harry, après un « léger » accident de potion, redevient un enfant, un enfant de 4 ans craintif, extrêmement mignon et ayant besoin d'attention et d'amour. Problème, qui va s'occuper de bébé Harry ?


Thursday 31 July 2008, a 16:56
Où lire des fanfictions yaoi?
 

Les fanfictions sont réunis pour la plupart dans de "grand" site, francais ou mondial. Parmis c'est sites très conséquent on retrouve :

Fanfiction.net : Ce site est l'un des plus utilisés. Disponible dans quasiment toute les langues. Les auteurs mettent eux-même leurs fanfictions, leurs résumés. Ils peuvent les classés par séries, par couple, par genre... Il y a également un moteur de recherche qui fonctionne ! On peut simplement déplorer que la recherche s'effectue juste sur le résumé et pas sur l'histoire totale.

Fanfic-fr :  Ce site francais a quasiment le même fonctionnement que fanfiction.net mis à part qu'il est bien plus conviviale. Un forum permet d'ailer de rencontrer certains auteurs. Ceux qui veulent bien en faites ^^

AdultFanfiction :  Comme son nom l'indique il faut être majeur pour pénétrer dans ce site. C'est généraleent celui qui complète fanfiction.net lorsque les fanfictions trops osées sont refusées. Il est bien moins pratique, sont moteurs de recherches fonctionne lorsqu'il le désire et il y a peu de fanfiction francaise. Mais assez tout de même pour être signalé.

Seulement voilà. Vous êtes lectrices depuis un petit moment déjà et c'est sites vous les connaissez. Ils ne contiennent plus rien qui vous interresse, ou vous cherchez juste à vous diversifiez. Et vous voilà perdue dans la grande jungle du net...
Vous allez trouvez un premier site, l'éccumez un peu. Puis vous rendre compte qu'étant un site amateur, les mises à jour ne sont pas régulière. Ou qu'il n'y a pas grand monde. Vous allez donc en vouloir plusieures... Il en existe une flopée. Vraiment. Même si on limite cette recherche aux fanfictions YAOI.

Yaoipower :  Ce site contient des fanfictions plus rare au niveau des séries. Mais il est très rarement mis à jour. Autant dire allez y une fois par ans... Et vous ne serez jamais décue.

La Porte des Songes

7ième ciel

Puis les sites ne se font plus généralistes. Ils se ressèrent. Et vous commencez à trouvez des sites portant uniquement sur une seule série. Sur des séries comme Harry Potter. Ca n'a quasiment aucun interêt. Mais lorsque vous trouvez des sites spécialisé dans des séries plus rares, cela prend tout son sens.

Harry Potter Fanfiction
RG Veda yaoi Fanfics

Il y a ensuite des sites d'auteur. Vous n'y trouverez que les fanfictions de cet auteur, mais si vous aimez ce qu'elle fait... autant ne pas hésitez, non ? La plupart du temps il s'agit de blog. Parfois certaines fanfictions n'en sortent pas. L'auteur les crée dans le blog, et les laissent aux lecteurs du blog.

Mimi Yuy
Antedaemonia
Sucubei

Je n'ai pas mis beaucoup de liens aujourd'hui. Mais je vous en rajouterez au fur et à mesure.

Présentation
Un blog que j'espère chaleureux, où vous pourrez trouver tout un tas de chose sur le yaoi.

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